Inprecor 1974–2004

Archives de la revue d'information et d'analyse de la IVe Internationale

NICARAGUA

Débats dans le FSLN

· Inprecor n° 314, 14 septembre 1990 · p. 30-32 · 2 997 mots

Nicaragua Syndicalisme

Sept mois après la défaite électorale du Front libération nationale (FSLN), le 25 février 1990, le panorama de la lutte politique au Nicaragua a été profondément modifié. Au premier plan, apparaissent les contradictions internes de la société changement de taille car, pendant la campagne électorale et durant la période qui a suivi la victoire de l'Union nationale d'opposition (UNO), la lutte des classes était passée au second plan des discours tant du FSLN que de l'UNO. Au mois de mai

1990, avec les altaques du gouvernement de l'UNO contre des acquis de la révolution, l'affrontement a repris avec force. Le corset que la guerre lui avait imposé s'est pulvérisé sous l'impact combiné du désarmement de l'essentiel de la

L'accord définitif est intervenu à l'aube du jeudi 12 juillet; ceux qui tenaient les barricades et occupaient les usines l'ont accueilli avec joie et le travail a repris le jour même. Il a été présenté comme un véritable recul du gouvernement même s'il ne satisfaisait qu'une petite part des revendications. Ce recul était évident sur la question de la privatisation des fermes d'Etat ; 650 000 hectares étaient susceptibles d'être loués puis cédés au bout d'un an au privé (4). Selon l'accord, seuls 7 000 hectares le seront (dans l'esprit du gouvernement ce n'est naturellement que partie remise, le décret de privatisaion n'ayant pas été abrogé). Par ailleurs, les salaires ont été augmentés de 43 %, ce que proposait déjà Violeta Chamorro avant le début des barricades. Les titres de transport gratuit octroyés aux étudiants et à certaines catégories de travailleurs ont été rétablis.

Le gouvernement s'est engagé à ne procéder à aucun licenciement pour faits de grève, à entamer une discussion à l'Assemblée nationale sur le salaire minimum, à mettre en place des commissions paritaires dans les entreprises agricoles, à indemniser les fonctionnaires licenciés de manière illégale depuis le 25 avril 1990 et à relancer les secteurs économiques les plus en difficulté.

Plusieurs de ces engagements se sont avérés n'être que des promesses. Les travailleurs de certains secteurs contrôlés par les dirigeants de l'UNO les plus extrémistes s'en sont aperçus dès la reprise du travail. Ainsi le maire de Managua, un somoziste pur et dur, a annoncé le licenciement de 78 employés, tandis que son homologue d'ENABUS licenciait 60

Finalement, la partie de l'accord concernant le gel de la privatisation de l'APP est restée lettre morte, ainsi que celle sur le salaire minimum. Seules les augmentations salariales (inférieures à la hausse du coût de la vie) ont été appliquées, ainsi que les titres de transport gratuits. Autant de facteurs qui nuancent le bilan que peuvent tirer les travailleurs de la conclusion

La grève à peine terminée, de nouveaux points de tension ont surgi et le FNT s'oriente vers une lutte pour obtenir que tous les licenciés soient réintégrés.

Les prochains mois risquent d'être très tendus et de nouveaux affrontements d'envergure sont possibles. *

4 août 1990 4) Voir Inprecor n° 310 du ter juin 1990.

Débats dans

le FSLN

nicaraguayenne et les oppositions des intérêts de classe. Cela constitue un Contra (la date du 10 juin marquant un tournant) et de la politique de choc pratiquée par l'UNO. Erie TOUSSAINT

A TRAVERS l'épreuve de force de juin et de juillet 1990 (1), les éléments populaires qui ont fait la puissance du FSLN, sont entrés dans un processus de recomposition. Le FSLN n'a pas été chercher l'affrontement ; il a été provoqué par la bourgeoisie qui a refait largement son unité avec la victoire de l'UNO en février 1990 pour venir à bout des conquêtes révolutionnaires et du FSLN Au-delà de ce dénominateur commun, les divergences entre les différents clans de la bourgeoisie s'expriment au grand jour entre les dits "modérés" — Violeta Chamorro, Antonio Lacayo, Alfredo Cesar — et le secteur de Virgilio Godoy, le Vice-président et ses amis ministres. La vague de protestation populaire une fois déclenchée, la direction sandiniste, sous pression de sa base, s'est progressivement engagée à fond au côté du peuple en lutte.

Néanmoins, les débats au sein FSLN sont très durs et l'activité d'une partie substantielle de la base sociale de la révolution ne constitue pas une condition suffisante à l'adoption par le Front sandiniste d'une stratégie claire qui lui permette d'affronter la situation nouvelle et de reconquérir le gouvernement. Des facteurs négatifs contrebalancent fortement les possibilités ouvertes par la remontée des luttes populaires : l'isolement international des sandinistes, dû à la politique contre-révolutionnaire de la socialdémocratie internationale, d'une part, et de la bureaucratie soviétique, d'autre part. Dans ce contexte, le fait que des cadres importants du FSLN analysent de manière erronée (sur plusieurs points) la situation nationale et internationale et tiennent à maintenir une ligne politique proche de celle adoptée en 1988 (2) risque d'empêcher la révolution nicaraguayenne de surmonter le revers qu'elle a subi en février 1990.

L'arrière-plan des débats :

la "concertation"

Jusqu'aux élections du 25 février 1990, l'axe de défense de la révolution passait en priorité par la lutte contre militaire impérialiste. Le FSLN considérait que, pour la mener à bien, il convenait de chercher un modus vivendi avec tous les secteurs de la bourgeoisie disposés à poursuivre la production. La recherche de cette concertation l'amenait à éviter autant que possible le développement de grèves susceptibles d'indisposer ce qu'il appelait les "entrepatriotiques". Dans la même perspective, la décision du FSLN d'appliquer, à partir de juin 1988, des mesures d'assainissement du type de celles préconisées par le Fonds monétaire international (FMI), imposait à la base sociale de la révolution des sacrifices de plus en plus

1) Voir Inprecor n° 310 et 313 du ter juin et 13 juillet 1990.

2) Voir Inprecorn° 291 du 3 juillet 1990. ; Inprecor numéro 314 du 14 au 27 septembre 1990—

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durs à supporter. Les travailleurs (ouvriers industriels, salariés agricoles, enseignants, personnel des services de santé, fonctionnaires des administrations publiques), ainsi que les petits producteurs ont été contraints de mettre de côté leurs intérêts immédiats pour appuyer une politique d'"'union nationale" alors que la bourgeoisie continuait à organiser la fuite des capitaux et s'unissait derrière les Etats-Unis pour reprendre le pouvoir.

Cette politique avait suscité, à l'époque, un malaise important dans les rangs sandinistes, sans pour autant donner lieu à une crise ouverte ; la plupart des militants du FSLN se rendaient effectivement compte de l'étroite marge de manœuvre laissée par la guerre, le blocus économique nord-américain, l'absence de crédits internationaux ou d'aides significatives de l'Europe, la réduction progressive de l'aide du "camp socialiste", etc.

Le mécontentement s'est donc essentiellement porté contre les avantages ostentatoires d'une série de cadres sandinistes dans l'appareil d'Etat, contre le caractère verticaliste du fonctionnement du Front et de ses relations avec certaines des organisations de masse, contre les fortes différenciations salariales, contre l'absence de mesures d'accomcontrebalancer la politique d'austérité qui frappait surtout les plus pauvres (la réintroduction d'un complément au salaire en nature n'était pas suffisante) alors que, dans le même temps, la guerre se poursuivait, et que le peuple continuait à verser son sang pour défendre la révolution.

Comme l'a écrit Orlando Nuñez dans la presse sandiniste : « Le peuple nicaraguayen payait en vies humaines tandis que la contribution des négociateurs résidait dans les signatures mises au bas des accords, tout ça pour que l'histoire puisse continuer » (Barricada du 14 juin 1990).

Une pression de la base et d'un certain nombre de cadres s'est exercée sur la direction au lendemain de la défaite électorale, pour obtenir la convocation du premier congrès du FSLN.

Il a fallu attendre le désarmement de la Contra (le 10 juin 1990) pour que l'assemblée sandiniste (sorte de comité central non-élu), sur proposition de la direction nationale (DN), décide de convoquer le congrès pour février 1991 et adopte un — Inprecor numéro 314 du 14 au 27 septembre 1990 important document pour lancer le débat dans lequel sont, pour reprendre les termes du Front, « abordées de manière minutieuse les erreurs de travail politique du FSLN, de son style de direction, l'affaiblissement de ses liens avec les masses, la mise en cause du caractère [prétendument] exemplaire de certains cadres et militants sandinistes et l'ouverture d'une discussion critique à l'intérieur du FSLN » (Barricada du 26 juin 1990).

La convocation du premier congrès du FSLN A côté d'une longue partie consacrée à l'autocritique et à l'explication de la défaite électorale, le texte adopté par l'assemblée sandiniste des 16 et 17 juin 1990 (3) fait une proposition concernant les tâches politiques dans la période à venir, ne mentionnant nulle part la recherche d'un quelconque pacte social, sans l'exclure explicitement pour autant. L'objectif mis en avant est de « rejeter toutes les tentatives de remise en cause des conquêtes de la révolution: la réforme agraire, la nationalisation des richesses naturelles, de la banque et du commerce extérieur ; le rôle actif de l'Etat dans la production et le développement [à noter que le secteur étatisé de la production industrielle, agricole et de la distribution, dénommé Aire de propriété du peuple (APP), n'est pas mentionné comme tel, ce qui indique que certains secteurs de l'APP sont négociables sauf, vraisemblablement, dans l'agriculture, ndlr] ; la participation des travailleurs à la gestion économique, etc. » La question de l'armement du peuple n'apparaît pas ; celle du retour au pouvoir est posée avec prudence dans le cadre d'une formule qui ne se limite pas à la perspective des élections : « Le FSLN vise à assumer de nouveau le pouvoir gouvernemental par la voie électorale en 1996 ; il doit aussi être préparé à différentes alternatives et options en fonction de la conjoncture, pour assumer le gouvernement avant cette date, toujours dans le cadre constitutionnel» (Barricada du 29 du 6 juin 1990). A propos des luttes, on lit : « Notre forme de lutte principale sera l'action directe des masses organisées et la bataille politico-idéologique. (...) Le FSLN préservera son indépendance politique. (...) Chaque organisme, cadre ou militant doit être en première ligne dans les luttes popu-

Les textes préparatoires au congrès ne marquent qu'une étape dans le débat ou-

Un des principaux points tourne autour de la question de la nécessité ou non d'un pacte social entre le FSLN et les secbourgeoisie. Après la victoire de l'UNO, le FSLN a négocié avec les vainqueurs un accord de transfert de pouvoir avec un atout de taille. Il est le principal parti du parlement (40 % des voix) et il contrôle les Forces armées et la police sandiniste. La négociation a abouti à une situation exceptionnelle : l'armée constitutionnelle reste sous le contrôle du FSLN, au niveau de son état-major et de tout son corps d'officiers. Bien sûr, la présidente de l'UNO dirige l'arméc, mais elle n'a pas de garantie absolue de voir ses ordres appliqués.

Dans la foulée, une discussion s'est développée au sein du Front sur la possibilité d'arriver à un accord national par lequel l'UNO s'engagerait à ne pas remettre en cause des éléments clés des conquêtes révolutionnaires (la réforme agraire, la réforme urbaine, etc.) er échange de quoi, le FSLN promettrait de ne pas déstabiliser le gouvernement et la présidente. Les illusions étaient grandes dans certains secteurs du FSLN, y compris dans sa direction.

Dans cette perspective, la position d'une partie de la direction nationale a été annoncée de manière fracassante par Victor Tirado Lopez, un des neuf membres de la DN qui, dans une interview publiée

3) Texte publié dans Barricada des 26, 27, 28 et 29 juin 1990, traduit en français dans le bulletin de l'Agence Nueva Nicaragua

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le 20 mars 1990, annonçait la fin du cycle des révolutions anti-impérialistes en Amérique latine et considérait, de manière rétrospective, que le FSLN avait voulu, à tort, brûler les étapes par des transformations sociales trop rapides (4). Cette déclaration a été reçue comme une douche froide par les militants sandinistes et certains commandants du FSLN ont vite corrigé le tir. « Les revers qu'a subi le socialisme pour des raisons structurelles en Europe de l'Est, et y compris dans notre expérience, ne signifient en aucune manière la fin de la perspective de la lutte anti-impérialiste » (Bayardo Arce, Barricada du 29 mars 1990).

Malgré cette rectification partielle, une série de dirigeants sandinistes a maintenu le cap sur la question de la nécessité de rechercher un accord national avec la bourgeoisie et avec la tendance modérée de l'UNO (Chamorro, Lacayo et Cesar, qui contrôlent la présidence et l'exécutif de l'Assemblée nationale). Martinez Cuenca, ancien ministre sandiniste et responsable du plan d'austérité de 1988-89, écrivait dans Barricada du 16 juin 1990 : « Il est certain que la-dite bourgeoisie moderniste, après la déroute de la contre-révolution, peut gouverner mais, simultanément, il est tout aussi certain que cette même défaite offre des avantages au peuple en lui permettant de travailler à l'amélioration de ses conditions de vie; ces secteurs modernistes comprennent la nécessité de ne pas agir de manière revancharde contre ce que le peuple des villes et de la campagne a réussi à construire durant les dix dernières années. » Martinez Cuenca se réfère, bien sûr, à la défaite de la Contra armée, mais il oublie que celle-ci ne constituait que le bras armé de la contre-révolution ; celle-ci est aujourd'hui au gouvernement.

Par ailleurs, il attribue aux secteurs modernistes des vertus et un pouvoir sur l'ensemble de la droite qu'ils n'ont pas. Il part du principe que la démocratie politique, ainsi que les libertés d'organisation et de lutte sont acquises une fois pour toutes (ce serait l'apport fondamental de la révolution sandiniste à l'histoire du Nicaragua) et, à partir de là, Martinez Cuenca considère que l'alternance au pouvoir peut se dérouler, comme dans les démocraties bourgeoises occidentales. D'autres dirigeants sandinistes tels Rafael Solis, Carlos Tunnerman ou Joaquin Cuadra ont fait des déclarations similaires. Ce dernier va jusqu'à rêver à un pacte social de type espagnol (5) ou à une évolution à la mexicaine (Barricada du 3 et 4 août 1990).

Ces positions sont critiquées dans la presse et dans les réunions sandinistes. Une des réponses les plus virulentes a été formulée par Pedro-Antonio Rodriguez : « L'histoire nous enseigne, surtout au regard des événements spectaculaires que nous vivons, que lorsque le mouvement révolutionnaire subit des défaites qui paraissent déterminantes et que le capitalisme, lui, semble traverser une phase ascendante, il est normal que des voix s'élèvent parmi les révolutionnaires pour dire qu'il est insensé de vouloir brûler les élapes et se lancer dans des révolutions sociales prématurées. En expliquant qu'il faut laisser le champ libre au capitalisme pour qu'il se développe, ces mêmes camarades pensent que, dans les conditions actuelles, les révolutionnaires ne peuvent que se battre pour que le capitalisme soit possible. (...) Concrètement, dans les conditions qui sont celles du Nicaragua, le capitalisme peut-il se développer de façon "non-

"capitalisme socialdémocrate" est-il possible " (...)

«Certains de nos camarades qui, avec les meilleures intentions du monde, rêvent d'un capitalisme "social-démocrate", ne font que renforcer les illusions des masses et leur démobilisation, au lieu de les préparer, avec des mots d'ordre révolutionnaires justes, aux affrontements féroces qui approchent » (6).

L'impossible cohabitation

Pour sa part, Orlando Nuñez, membre de l'assemblée sandiniste, exprime son opposition à la recherche d'un pacte social : « Toute discussion ou proposition concrète de concertation ferait uniquement le jeu de la bourgeoisie et de son actuel projet contre-révolutionnaire » (Barricada du 14 juillet 1990). Il ne rejette pas la nécessité du recours à la concertation dans le passé, mais il en précise bien le cadre : « Ces accords [ceux de Sapoa avec la Contra et le Protocole de transition, ndlr] ont été signés dans un contexte de pression militaire et économique de l'impérialisme américain. Pour les sandinistes et les révolutionnaires, la concertation se justifiait pour défendre la révoluà une force objectivement supérieure à tous les points de vue. Pour les gringos et pour la bourgeoisie nationale et ses partis "lacayistes" [le secteur modéré de l'UNO, ndlr], la concertation impliquait d'arracher des concessions pour affaiblir la révolution. »

Après avoir rejeté tout compromis, Orlando Nuñez propose de mettre en place une alliance des classes populaires : « Une alliance révolutionnaire des secteurs ouvriers et urbains, des forces sandinistes, et des paysans, spécialement la paysannerie qui a servi de base à la Résistance nationale [la Contra, ndlr]. »

SANDINO

Orlando Nuñez a reçu une réponse acerbe de l'ancien ministre Martinez Cuenca, qui a qualifié sa position de "démagogique" et a écrit que « ces arguments nous rappellent plus le Mai 68 français que le processus dramatique et difficile de construction de la démocratie au Nicaragua des années 80 et 90 » (Barricada du 16 juin 1990). Néanmoins, il est évident que les propositions de Nuñez étaient en phase avec les sentiments de la majorité des militants et des cadres sandinistes engagés dans une lutte farouche contre les attaques du gouvernement. Il semble que cela se soit clairement exprimé lors de l'assemblée sandiniste des 16 et 17 juin 1990.

Contre les objectifs de la bourgeoisie

Au-delà du débat d'idées, l'impossibilité de conclure un pacte moins que celui-ci ne constitue une capitulation de la part des sandinistes — s'est exprimée de manière concrète dans la lutte des classes. Le non-respect par le gouvernement des accords signés qui étaient intervenus après les grèves de mai et de juillet 1990 le prouve clairement.

La bourgeoisie nicaraguayenne a pour objectif de transformer l'échec électoral des sandinistes en déroute de la révolution ; pour ce faire, elle doit transformer fondamentalement les rapports de force entre le capital et le travail en infligeant une défaite sur le terrain social à la classe

10 septembre 1990

4) Voir la position du Comité exécutif international (CE) de la IVe Internationale sur le Nicaragua publiée dans la revue Quatrième Internationale n°37-38 de septembre 1990

5) Le pacte de la Moncloa avait scellé la transition à froid de la dictature franquiste à la monarchie constitutionnelle.

6) Nuevo Diario du 23 et 24 mai 1990, publié dans Inprecor n° 310 du ter juin 1990.

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