Inprecor 1974–2004

Archives de la revue d'information et d'analyse de la IVe Internationale

ETAT ESPAGNOL

[Réactions internationales : Etat espagnol]

Inprecor n° 314, 14 septembre 1990 · p. 13 · 253 mots

Ce texte n'a pas de titre dans la revue ; le titre entre crochets est le nôtre.

État espagnol France Euskadi

Le gouvernement espagnol participe à l'armada impérialiste qui intervient dans le Golfe arabo-persique. Le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), en bon émule du PS français, est à la tête des va-t-en-guerre ; il fait l'apologie de la participation de fait de son pays à l'Alliance atlantique

Pourtant les réactions ne se sont pas faites attendre, exigeant l'arrêt de l'intervention impérialiste et le retour des appelés et des Moyen-Orient. Les premières manifestations ont eu lieu sur le port de Cartagène (région de Murcie), d'où sont partis deux navires de guerre, à l'appel du Mouvement anti-OTAN, de comités pour l'insoumission et de l'extrême gauche — notamment la Ligue communiste révolutionnaire (LCR, section de la IVe Internationale dans l'Etat espagnol) et le Mouvement communiste (MC). Des comités d'urgence ont été créés à Madrid et à Cadix, à l'appel de personnalités, du mouvement anti-OTAN, du MC, de la LCR, et de mouvements écologistes. Une manifestation d'un millier de personnes a déjà eu lieu dans la capitale, devant le ministère des Affaires étrangères ; le 16 septembre 1990, des mobilisations sont prévues dans différentes villes. En Euskadi, à Bilbao, 2 000 personnes ont manifesté début septembre.

La Gauche unie (IU) — coalition dominée par le Parti communiste — se garde bien de participer à la campagne ; le PCE critique le gouvernement, tout en se rangeant derrière la position de l'URSS et en reconnaissant le droit d'ingé rence des Nations-Unies. L'organisation nationaliste basque Herri Batasuna, elle, appelle "les Basques et les Espagnols" à pratiquer l'insoumission. *

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