Après celles des Etats-Unis, les forces militaires britanniques forment le plus gros contingent d'intervention dans le Golfe. Margaret Thatcher n'a d'ailleurs pas manqué de souligner que c'est l'axe anglo-américain, et non la Communauté européenne, qui défend le statu quo international en cas de crise grave.
Lors d'un débat extraordinaire au Parlement, les 6 et 7 septembre 1990, la direction du Parti travailliste - tout comme les démocrates libéraux et quelques conservateurs - a demandé gouvernement de veiller d'avantage à ce que ses actions jouissent de la bénédiction de l'ONU ; mais ces réserves forme. Le leader travailliste Neil Kinock a même été remercié par l'un des députés conservateurs les plus connus pour avoir « parlé pour la Grande-Bretagne » lors du débat. A la fin de la session parlementaire, la façon dont lhatcher a conduit la crise a été ap
prouvée à une très large majorité - 437 pour, 35 contre
Si, jusqu'à présent, la majorité des Britanniques appuie les activités du gouvernement, la fièvre belliciste des Malouines n'est pas réapparue et de plus en plus de gens se demandent si, pour préserver les illusions impériales de la classe dominante, il faut supporter une nouvelle période d'austérité — et risquer de compter bientôt manifestation sur le 2 septembre 1990. thème « Pas de guerre dans le Golfe » est en préparation pour le 15 septembre 1990 à Londres, à l'initiative du Mouvement pour le désarmement nucléaire (CND); les députés travaillistes Tony Benn et Dianne Abbott, Bruce Kent du CND et le dirigeant du des pompiers, Ken Cameron, entre autres, devraient y participer. Le Mouvement contre la guerre dans le Golfe (CAWG) organise aussi une mobilisation anti-impérialiste, reprenant la revendication du retrait immédiat des troupes nord-américaines et britanniques. Ce comité espère se construire, après le succès de la manifestation de 2 000 personnes appelée par le Parti socialiste des travailleurs britannique (SWP), le
Le CAWG est soutenu par plusieurs députés travaillistes dont Tony Benn, par les sections de Londres et de Kent de l'Union nationale des étudiants, par les Femmes pour le socialisme et par pluSieurs groupes et personnalités d'extrême gauche. *