Inprecor 1974–2004

Archives de la revue d'information et d'analyse de la IVe Internationale

BELGIQUE

Lycéens en colère en France et en Belgique

Inprecor n° 318, 9 novembre 1990 · p. 13 · 398 mots

France Belgique

Parti de certains établissements de la banlieue parisienne où les problèmes de sureffectifs et de délabrement sont particulièrement aigus, un mouvement lycéen d'ampleur s'est répandu comme

Les 25 octobre et 5 novembre, les manifestations lycéennes ont rassemblé 130 000 personnes

(plus de 25 000 à Paris, 7 000 à Lyon, Strasbourg et Toulouse, etc.), malgré l'interruption des va-

Les lycéens exigent avant tout une augmentation du budget de l'Education nationale pour résoudre les difficultés concrètes auxquelles ils sont confrontés : manque d'enseignants, cours surchargés, locaux et matériel en mauvais état. Derrière ces revendications, pointe l'inquiétude des étudiants qui craignent, à la fin de leurs études, de se retrouver au chômage ou dans des "petits boulots" précaires ; angoisses légitimes puisque, chaque année depuis 1986, entre 640 000 et 700 000 jeunes arrivent sur le marché du travail, et seulement 400 000 ont un emploi six mois plus tard. De plus, la volonté du gouvernement de François Mitterrand d'« amener 80 % d'une classe d'âge au baccalauréat » est de plus en plus ressentie comme un leurre car des différences substantielles existent entre les moyens attribués aux lycées des centre-villes et ceux des banlieues (où l'on trouve essentiellement les jeunes des milieux les plus défavorisés) et la différenciation des filières

Pour l'instant, le gouvernement refuse d'augmenter l'enveloppe budgétaire de l'Education et n'a accordé que des broutilles ; les lycéens, regroupés localement et nationalement dans des coordinations, prévoient une manifestation nationale devant l'Elysée (siège de la présidence de la République), le 12 novembre 1990 ; ils comptent d'ores et déjà sur le soutien de certains syndicats en-

Les lycéens de la ville de Malines se battent, depuis septembre 1990, sous la direction du Comité d'action des lycéens (SAK) pour plus d'heures de cours, des classes moins peuplées et contre la

Après avoir manifesté dans les rues de leur ville, ils ont pris le train pour Bruxelles « pour établir

• EN FRANCE une traînée de poudre dans toute la France, depuis la mi-octobre 1990 cances de la Toussaint.

permet, de fait, la sélection.

seignants.

• EN BELGIQUE répression ; le 9 octobre 1990, ils sont partis en grève.

une liaison avec les enseignants francophones et pour montrer notre solidarité. »

L'étonnement a été grand parmi les professeurs face à la solidarité des lycéens flamands ! *

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Lycéens en colère en France et en Belgique

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