années, dénié aux femmes le droit à la contraception et à l'avortement (voir Inprecor n°300 du 12 janvier 1990), provoquant un nombre élevé d'avortements clandestins, pratiqués dans des conditions précaires, entraînant la mort de nombreuses femmes, et des conséquences importantes sur pas, au moins, trois enfants puis, par la suite, quatre —, l'avortement provoqué et l'abandon des nouveaux nés se sont substitués aux moyens de contraception modernes ; en outre, la formation reçue par les gynécologues-obstétriciens concernant les moyens de contraception était largement l'avortement reste le seul moyen d'éviter une grossesse non désirée ; aussi, entre 50 et 80 avortesur le marché et donc très onéreux ; bien que le prix des stérilets soit fixé officiellement à 300 lei, on en trouve si peu qu'il faut s'en procurer au marché noir, où leur prix atteint 2 000 lei (le salaire quand on sait qu'il existe une véritable désinformation sur la contraception orale, transmise par
Après Ceausescu...
insuffisante et erronée.
progressivement changé. Le 19 janvier 1990, la loi pénalisant l'avortement a été abrogée.
ments sont pratiqués chaque jour dans des établissements hospitaliers.
mensuel moyen est de 3 500 lei), alors qu'un avortement coûte 30 lei.
l'ensemble des médecins.
pour cela de la solidarité active des groupes téministes occidentaux. *
Guidée par une politique nataliste à tout crin, la dictature roumaine a, durant de nombreuses Comme l'interruption de grossesse était strictement interdite - d'abord aux femmes n'ayant Après les événements de décembre 1989 et la chute de Ceausescu, la situation des femmes a Les moyens contraceptifs et l'information sur la sexualité étant encore largement inexistants, Venant essentiellement des pays européens occidentaux, les contraceptifs sont encore rares On comprend que, dans cette situation, les femmes aient recours à l'avortement, surtout Certaines femmes roumaines ont commencé à se battre contre cette ignorance, et ont besoin