Inprecor 1974–2004

Archives de la revue d'information et d'analyse de la IVe Internationale

VIET-NAM

En défense de Georges Boudarel

Inprecor n° 327, 29 mars 1991 · p. 23 · 255 mots

France

Depuis quelques semaines, une véritable campagne a été déclenchée, en France, contre Georges Boudarel, maître de conférences en histoire à l'université de Paris VII. Son crime : avoir été un « soldat blanc de Ho Chi Minh », un français passé du côté du Vietminh durant la guerre coloniale de 1945-1954 ; et être devenu instructeur politique dans un

Cette campagne, engagée à l'initiative de l'extrême droite, a pris des proportions considérables. Les journaux, les radios et les télévisions couvrent "l'affaire", multipliant articles, éditoriaux et tribunes d'opinion. Un ancien ministre, des députés et des représentants des principaux partis de droite en France, jugent qu'un "déserteur", un "traître" ne saurait être enseignant. Ils exigent que Boudarel soit radié de l'université, ainsi que des listes électorales : il ne saurait être considéré comme "citoyen à part entière". D'autres me-

Ce n'est évidemment pas un hasard si cette campagne a été déclenchée au lendemain de la guerre du Golfe. L'heure est à la réhabilitation de l'armée française, tristement célèbre pour les exactions commises durant la période coloniale, à la criminalisation de

Nous reviendrons plus longuement dans notre prochain numéro sur la signification de cette campagne de haine menée contre un universitaire, quarante ans après les faits, mais aussi sur ce que fut la guerre coloniale française, l'itinéraire politique de Georges Boudarel, la question des camps de prisonniers du Vietminh, la légitimité de la résistance anticamp de militaires français prisonniers des Vietnamiens.

nacent de le poursuivre pour "crimes contre l'humanité".

l'engagement révolutionnaire.

impérialiste. *

En défense de Georges Boudarel

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