Inprecor 1974–2004

Archives de la revue d'information et d'analyse de la IVe Internationale

DOCUMENT

Sur la position de Fidel Castro à propos de l'invasion de la Tchécoslovaquie

· Inprecor n° 33, 20 juillet 1978 · p. 30 · 522 mots

Cuba Europe de l'Est URSS et Russie IVe Internationale

ORY SUR LA POSITION DE 466

FIDEL CASTRO A PROPOS

DE L'INVASION DE LA TCHECOSLOVAQUIE

Le Secrétariat unifié de la IVe In ternationale est certain d'exprimer l'opinion non seulement du mouve ment trotskyste international, mais aussi de la très grande majorité des militants qui ont défendu le plus résolument Cuba Socialiste en rejetant catégoriquement le soutien donné par Fidel Castro à l'invasion des troupes soviétiques en Tehécoslovaquie.

Dans la déclaration Fidel Castro justifie essentiellement sa position coma. Il y avait un danger de restauration du capitalisme en Tchécoslovaquie; b. Ce danger a été engendré et nourri par la politique révisionniste non seulement des Tchécoslovaques mais des Soviétiques eux-mêmes; c. L'appel lancé par des « personnalités dirigeantes » tchécoslovaques ne peut pas être cité comme une raison valable pour justifier l'intervention;

«la seule justification ne peut être que le fait politique qu'une situation contre-révolutionnaire était en train d'émerger en Tchécoslovaquie et que cela concernait sérieusement toute la communauté socialiste». d. Castro pose la question de savoir si cette intervention marque le début

304000435333036 cords partiels avec Moscou, par exemple sur les armes nucléaires. Washing ton a exploité l'invasion de la Tché coslovaquie pour «justifier» ses pro pres agressions : l'intervention sovié tique a porté un coup aux mouve ments qui, dans le monde, se dressaient contre l'agression impérialiste au Vietnam.

Le Secrétariat unifié de la IVe Internationale souligne que, parmi les rares partis communistes qui ont ap prouvé l'invasion soviétique, se trouvent ces parti d'Amérique latine qui, comme Fidel Castro le sait bien, sabotent la lutte révolutionnaire dans ce continent. Ce sont les Escalante de tous ces pays qui ont approuvé leurs patrons du Kremlin.

propagande du gouvernement soviétique au sujet d'un appel d'un groupe de dirigeants du parti et de l'Etat tchécoslovaque ne saurait être minimisée. On peut être certain que, dans le cas d'un réel danger de restauration du capitalisme dans un Etat ouvrier, la grande majorité des travailleurs, et notamment des communistes, se serait elle-même mobilisée pour parer à ce danger et aurait, si ce la lui avait paru nécessaire, ouvertement demandé une aide militaire. 11906569% RDA

L'exemple de Cuba est éloquent à ce propos. Mais on ne peut accepter en aucun cas qu'un gouvernement d'un Etat ouvrier décide une intervention militaire dans un autre Etat ouvrier à l'insu et contre la très grande majo rité pour ne pas dire l'unanimité des travailleurs de ce pays. En outre, cette «justification » du Kremlin montre comment il violente en premier lieu les masses soviétiques elles-mêmes

Rejetant catégoriquement la posi tion prise par Fidel Castro dans les événements de Tchécoslovaquie, le Se crétariat unifié de la IVe Internationa le rappelle au mouvement troskyste in ternational, à tous les militants révolutionnaires et à toutes les masses laborieuses que les tâches de solidarité envers les travailleurs de Tchécoslovaquie ne doivent en rien leur faire abandonner leur action pour la défense de Cuba Socialiste contre le blocus, les machinations et les menaces de l'impérialisme américain, la réalisation de la ligne de FOLAS en Amique latine et la défense plus vigoureuse que ja mais de la révolution vietnamienne contre l'agression américaine.

Le ler septembre 1968 **************

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