Paris, Vadim Zagladine, conseiller de Gorbatchev déclarait qu'en Europe aujourd'hui : - Les menaces de conflit proviennent plus de la situation intérieure des pays de l'Europe de l'Est, y compris vernement français en matière de doctrine militaire, et ce faisant de fournir quelques repères sur
T'état des discussions au sein de la Communauté économique européenne (CEE) : - La défense de l'Europe de l'Ouest ne peut, pour le temps présent et pour de longues années encore, se concevoir que dans le respect de l'Alliance atlantique. (...) II ne s'agit pas de créer une organisation de défense qui se substituerait à celle de l'OTAN. L'Europe en tant que telle ne doit manquer aucune occasion de se structurer par une politique commune et, par là même, une défense propre. • Il a ensuite ajouté : • L'union politique en matière extérieure entrainera inéluctablement la création d'une jalonnent le processus d'intégration européenne. La transition qui s'ouvre verra la cohabitation entre une Alliance atlantique "réformée" (certains parlent même d"européaniser" 'OTAN, en y renforçant le poids des pays du vieux continent) et un projet de défense européenne propre. Les
Français, dont les ambitions militaires propres ne se sont jamais démenties depuis les années 60, sont évidemment plus intéressés que d'autres au développement d'un système européen de défense (notamment à partir de l'Union de l'Europe occidentale, UEO) dans lequel ils espèrent jouer un rôle de premier plan, à commencer par ses implications industrielles (voir Inprecor n° 318 du 9 vue politique et diplomatique, la France et l'Europe sortent de la guerre du Golfe avec plusieurs longueurs de retard sur leur "concurrent" américain. La raison de ces propos, apparemment paradoxaux, tient surtout à la situation en Europe de l'Est. Ainsi le président français explique : - De combien d'Etats sera composée l'Europe de demain, si chaque fraction éthnique veut posséder le statut d'un Etat ? Comment sera-t-il possible alors de rassembler et que de crises entre-temps, que de guerres locales peut-être, mais avec des risques de contagion, se dérouleront de nouveau sur
- la non-ingérence s'arrête là où commence la non-assistance à un peuple en danger -. Voilà qui éclaire mieux les raisons pour lesquelles le gouvernement français lui-même laisse entendre qu'il faudra bien de toute manière compter encore sur l'Alliance atlantique et les Nord-Américains en
Europe... Le chaos à l'Est se faisant de plus en plus menaçant, il n'y aurait aucune raison que le
"grand allié" ne prenne pas part à la défense de l'Europe occidentale ! Risques de guerres civiles, de migrations massives, de conflits nationaux endémiques, tout cela inquiète et pèse sur les débats de la CEE en matière de système de défense. Et même le débat sur le "droit à l'ingérence" dans l'affaire du Kurdistan apparaît, à la lumière de tels propos, comme une éventuelle répétition générale du futur "droit à l'ingérence" dans les Balkans ou ailleurs. Le conseiller de Gorbatchev, Vadim
Zagladine, par ses propos sur l'Union soviétique ne fit que conforter le point de vue de ses
A l'ombre du parapluie atlantique de l'Union soviétique - que de tout autre risque de guerre entre Etats les chefs d'Etat et de gouvernement avaient débattu des problèmes de "défense européenne".
capacité militaire propre. Ce n'est pas encore le cas. Les conditions restent encore à réunir. » novembre 1990).
le théâtre européen ?.
hotes. *
A l'occasion d'un forum organisé à l'Ecole de guerre de l'armée française, le 12 avril 1991, à Cela se passait quelques jours après un Conseil européen exceptionnel où, une fois de plus, Le forum à l'Ecole de guerre fut donc l'occasion pour Mitterrand de préciser les vues du gouLes précautions de Mitterrand soulignent une fois de plus les difficultés et les contradictions qui Mais si Mitterrand se montre aussi prudent, ce n'est pas uniquement parce que, d'un point de Sans désemparer, il a par ailleurs évoqué les « garanties pour les minorités » et rappelé que
Claude Gabriel