adversaire. Le 8 août 1990, douze jours après son investiture c'était le "fujichoc" : hausses de
Comment y parvenir ? En accumulant des réserves en devises, en renforçant le rôle de l'Etat et en réduisant ses dépenses. Fujimori se lance dans « la rationalisation des entreprises publiques pour les vendre dans de bonnes conditions » en licenciant ou en achetant des démissions (selon les calculs de la Confédération des fonctionnaires, CITE, un départ volontaire valait 600 millions d'intis, soit environ 6 000 francs, en janvier 1991). La baisse des tarifs douaniers a mis les promel ; chute de la demande ; faillite des petites entreprises et augmentation du chômage. Cela a était patent. Des négociations étaient ouvertes à Washington : nouveau plan de stabilisation, création d'un "Groupe de soutien" et promesse de crédits - pour payer la dette ! Le 16 décembre, c'était le second "fujichoc" : hausse de 20% sur les combustibles, immédiatement suivie par une hausse générale des prix. Le Premier ministre et ministre de l'Economie démissionnait à la exportations. Là encore, l'alternative est soit de lutter contre la maladie et la misère (traitement le 11 janvier 1991, à 38 millions d'intis (370 francs environ), depuis il n'a pas bougé. Les infirmières, en grève depuis fin mars, ne gagnent que 25 millions de intis. Or, pour nourrir une famille
14 dollars par habitants (contre 49 en 1980). 4 Péruviens sur 10 n'ont que 15 dollars (70 francs)
par mois pour vivre. Les salariés payés au salaire minimum ont perdu un quart de leur pouvoir
1 000 % et plus des produits de première nécessité avec la promesse d'en finir avec l'inflation.
duits péruviens en compétition avec les importations mi-janvier 1991.
des eaux usées, etc.), soit de payer la dette.
• 60 % de la population active est au chômage ou sous-employée.
à Lima, il faut aujourd'hui 720 francs, selon des chiffres officiels.
• 4,5 % du budget de la nation est consacré à la santé.
d'achat depuis 1985.
douze derniers mois). *
La misère aux temps du choléra Il y a un an, Alberto Fujimori a été élu contre Mario Vargas Llosa, chantre du libéralisme et du De retour de Washington, le nouveau président reprenait le programme et les hommes de son • Objectif du programme économique : le remboursement de la dette (2,2 milliards de dollars) • Résultat immédiat : chute brutale des revenus des salariés, des paysans et du secteur inforévidemment entraîné une récession. 70 % des Péruviens vivent en dessous du seuil de pauvreté • Dès la mi-décembre 1990, l'échec du programme du FMI, appliqué strictement par Fujimori, • Début février 1991, l'épidémie de choléra se déclarait et entraînait rapidement la chute des • Seuls 6 % des salariés bénéficient de la sécurité de l'emploi. Le salaire minimum est passé, • 30 % va à la défense. Les dépenses publiques consacrées au social sont maigres : en 1990 • En avril 1991 linflation était de 5,8 % (47 % depuis le début de l'année et 3 589 % pour les