Inprecor 1974–2004

Archives de la revue d'information et d'analyse de la IVe Internationale

URUGUAY

Entre vendeurs ambulants et grand marché sud-américain

Inprecor n° 343, 20 décembre 1991 · p. 17 · 565 mots

Brésil Argentine et Chili

regroupement de l'ensemble de la gauche uruguayenne, qui s'est tenu en aout 1991, en

1990 — où vit presque la moitié des 3 millions d'habitants du pays —, Tabare Vazquez, a vu sa popularité confirmée auprès de la population. En même temps, la droite du conseil municipal lançait une campagne contre les mesures qu'il venait de prendre mesure inutile et injuste car impuissante face à la marginalisation croissante de la population acculée à cette activité —, il institutionnalise aussi le droit de ces chômeurs à travailler dans la rue. Au début de l'année 1991, selon des données officielles, 15,8 % des familles uruguayennes vivaient dans un état de "pauvreté critique", alors que 22,3 % n'avaient pas accès aux services de base (logement, eau courante, santé, éducation, le Merco-Sur. Depuis 1985, les nouveaux régimes "démocratiques" de la région ont commencé à signer des protocoles d'intégration. Le président uruguayen de l'époque,

Sanguinetti, avait essayé de s'insérer dans ce processus, après l'échec de ses tentatives visant à passer des accords privilégiés avec les Etats-Unis. Mais l'Uruguay avait seulement pu co-signer un seul des quatorze accords signés entre l'Argentine et le

Brésil, celui concernant le transport. Lorsque Bush a lancé son Initiative pour les

Amériques, l'Argentine et le Brésil ont proposé la mise sur pied du Merco-Sur pour être tarité ; il s'agit de la délimitation de zones de libre échange, en instaurant une égalité des taxes douanières entre les pays signataires. Chaque pays a élaboré une liste de produits protégés dont les mécanismes de protection seront progressivement abolis jusqu'en 1995 (800 produits pour l'Uruguay). A partir de cette date, la majorité des produits brésiliens, argentins et uruguayens n'auront aucune protection ; à partir de l'an

2 000, le Brésil et l'Argentine supprimeront toute protection douanière, et, à partir de

2 005, ce sera le tour du Paraguay et de Uruguay. Cependant, les accords qui existaient auparavant entre les deux grandes puissances régionales, l'Argentine et le Brésil, ne seront pas touchés par le Merco-Sur : ceci aggravera une situation déjà inégalitaire un processus de reconversion industrielle et à instaurer des mesures d'ajustement contre les salaires directs et indirects, menaçant de licenciement des milliers de travailleurs. Le gouvernement en profite pour accélérer les privatisations des entreprises et révolutionnaire, rassemblée dans le Mouvement de participation populaire (MPP), la majorité du FA a éclaté sur la question, certains secteurs acceptant de fait le projet sous présence de 1 700 délégués.

concernant les vendeurs ambulants.

en meilleure position dans les négociations futures, notamment face aux Etats-Unis.

au détriment des pays les plus pauvres (Paraguay et Uruguay).

des services (21,75 % de la population active travaille dans le service public).

prétexte de "réalisme". *

Entre vendeurs ambulants et grand marché sud-américain Le problème des vendeurs ambulants a marqué le lle Congrès du Front large (FA), Le maire de Montevideo, la capitale gérée par le Front large depuis les élections de Si le décret pris par Vazquez limite le nombre de vendeurs par pâté de maison — Le Congrès du FA a aussi discuté du grand projet de la bourgeoisie pour le cône Sud Le Merco-Sur ne porte pas sur d'éventuels accords de coopération et de complémenLa majorité des patrons uruguayens se sert de ce traité pour commencer à engager Lors de son congrès, le FA s'est aussi divisé sur ce débat. A l'exception de la gauche

Sources : La Unidad et Southern Cone Report

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