AMBIGUITE de la métaphore n'en est pas moins révélatrice : de quel ramollissement s'agit-il ? Fallait-il être plus "dur" ? L'explication est un peu courte. En réalité, F. Castro paye aujourd'hui son aveuglement à l'égard de l'ancien prétendu camp socialiste.
Certes, Cuba n'est pas responsable de ce qui s'est passé dans les pays de l'Est, et il n'y avait pas — il n'y a pas — de voie autonome pour un petit pays dépendant du tiers monde dont le développement a été entravé et déformé pendant des dizaines d'années et dont l'économie est tributaire aux trois quarts de la vente de sucre. Mais une analyse sérieuse des tensions sociales et politiques des pays de l'Est européen aurait permis d'envisager les risques encourus, de ne pas tabler sur une stabilité inébranlable des échanges, aussi inébranlable que la fidélité du "camp socialiste" et, par conséquent, de mettre en œuvre une certaine diversification de la production et du commerce pour réduire, même de façon limitée, la dépendance ne serait-ce qu'à l'égard de certains produits alimentaires importés. Faute d'avoir été entreprises plus tôt, ces mesures sont appliquées aujourd'hui en catastrophe.
Il ne s'agit pas d'imaginer des solutions miracles a posteriori ; Cuba a servi de réserve sucrière à l'ensemble du Conseil d'assistance économique mutuelle (CAEM) — ce d'autant plus que le coût de la production du sucre de betterave est plus élevé que celui du sucre de canne — et a bénéficié en échange de quantités de pétrole substantielles à un prix avantageux. Les conséquences dramatiques de l'arrêt des livraisons de pétrole soviétique en décembre 1991 (2) et les incertitudes qui pèsent sur 1992, en dépit de l'accord annoncé avec la Fédération de Russie, en sont la preuve.
Mais l'extension des surfaces consacrées à la canne aurait pu être en partie limitée pour permettre une production agricole diversifiée assurant une auto-suffisance alimentaire plus grande (3) ; la priorité donnée aujourd'hui au plan alimentaire va exactement dans ce sens, mais, comme le souligne Aurelio Alonso, sous-directeur du Centre d'études sur l'Amérique (4) de Cuba, elle aurait pu être mise en application plus tôt pour diminuer la dépendance à l'égard des produits importés. Les plus lucides des Cubains se demandent pourquoi il a fallu 32 ans pour faire ce que ce qui est fait aujourd'hui, en pleine crise.
Ni Fidel Castro, ni le IVe Congrès n'ont apporté de réponse : c'est le bilan du stalinisme qu'il faudrait tirer pour savoir quand et pourquoi les "blancs en neige" d'Octobre 1917 se sont effondrés.
Le congrès du PCC a adopté six résolutions et élu une direction dont la composition a été profondément renouvelée. Des six résolutions, trois concernent le Parti en tant que tel, elles portent sur les statuts, sur le programme et sur les pouvoirs exceptionnels accordés au comité central. Les trois autres traitent de l'orientation économique, du fonctionnement des Organes de pouvoir populaire (OPP) et de la politique étrangère.
Le "Parti de la nation"
Le congrès a ratifié l'existence du Parti unique, désormais défini comme « Parti de la nation cubaine, martiste [du nom de Jose Marti, écrivain et héros de l'Indépendance cubaine, ndlr], marxiste et léniniste ». Pour dépasser la contradiction existant entre les deux concepts — le Parti de la nation toute entière pouvant difficilement être compatible avec le Parti unique — deux modifications ont été apportées aux statuts antérieurs ; l'une, concerne l'adhésion désormais acceptée des croyants, l'autre, plus importante, change la conception monolithique antérieure en affirmant la nécessité de concilier « une discipline consciente avec la plus large démocratie interne », en « respectant la pluralité des points de vue en son sein » et en acceptant que des opinions minoritaires puissent être maintenues et défendues. Cet assouplissement des règles ne s'accompagne cependant pas de droits d'organisation.
Le seul pluralisme organisé concerne les croyants de toutes obédiences au nom « du projet d'unité nationale de la révolution ». S'agissant de la santeria, les pratiques religieuses afro-cubaines, leur caractère noninstitutionnel ne peut pas provoquer des conflits ; il en va autrement pour la religion catholique dont la hiérarchie longtemps discréditée a opéré un tournant et jouit d'une certaine autonomie grâce à ses liens internationaux avec le Vatican. Mais le nombre de catholiques est encore minoritaire par rapport aux adeptes de la santeria et des églises évangéliques.
La discussion sur les statuts a permis d'aborder quelques thèmes sensibles : ¡'"exemplarité" des militants et la politique de cadres.
L'exemplarité" des cadres est un thème récurrent dans les discussions ; il est évident que les privilèges - même restreints — sont mal acceptés par la population compte tenu de la difficulté de la situtaion actuelle. De nombreuses interventions ont insisté sur le fait que le rôle dirigeant dévolu au Parti n'était pas compatible avec les prébendes personnelles et, à ce propos, des fils de dirigeants ont été mis en cause. Quant à la politique de cadres, elle est la source de nombreuses tensions : les mutations inexpliquées, les promotions arbitraires et les desti-
La soli
coureur Approche-t-on de l'option zéro ? Co question, le IVe Congrès du Parti Com réponse. Fidel Castro lui, en a donné bataille très dure et difficile dans la situ — car ce n'est quand même pas nous q nous ne sommes en rien coupables de "blague" que nous ont faite nos amis ‹ plus appeler camp socialiste, mais u n'aime pas beaucoup parler d'effon s'effondre doit avoir été quelque chose je préfere parler de ramollissement (...) est passager : les blancs e et il faut recoi Janetti tutions brutales font partie des méthodes bureaucratiques inhérentes à tout Parti unique et monolithique qui commencent, pour la première fois, à être timidement critiquées à la lumière des événements survenus à l'Est — le personnage du bureaucrate qui se retrouve « en pyjama », autrement dit "vidé", est désormais un classique des œuvres littéraires ou cinématographiques.
De même, la nécessaire séparation entre les organismes administratifs et étatiques
CU
Inprecor n° 344 du 17 au 30 janvier 1992
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L'
tude du
• de fond
mment en est-on arrivé "là" ? A cette muniste cubain (PCC) n'a pas donné de incidemment une : « Nous livrons une ation dans laquelle on nous a précipités ti nous sommes mis dans cette situation, tout ce qui s'est passé — cette bonne lu camp socialiste, qu'on ne peut même i camp socialiste effondré. En fait, je trement, car il me semble que ce qui de solide (...) plutôt que d'effondrement . Mais j'ajouterai que ce ramollissement n neige ont été mal battus nmencer » (1). = HABEL d'une part, et les organisations politiques et de masse, de l'autre, commence à être appliquée. De façon implicite et très timorée, la discussion a amorcé le bilan du fonctionnement du PCC depuis son premier congrès, en 1975, sous le signe d'un alignement institutionnel sur l'URSS. La rédaction des statuts, qui devraient être élaborés par le nouveau comité central dans un délai d'un an, permettra d'évaluer les remises en cause des
BA
= Inprecor n° 344 du 17 au 30 janvier 1992 frère" d'URSS.
mettre en œuvre ultérieurement.
blis par le comité central » (5).
dysfonctionnements "copiés" sur le "parti-
Les cadres les plus conscients de la direction sentent bien la nécessité de changements plus radicaux, mais ils s'opposent aux intérêts sociaux et politiques de secteurs puissants de l'appareil ; compte tenu de la gravité de la situation du pays, il est illusoire de penser que de grandes réformes peuvent intervenir à court terme. C'est ce qui explique que le congrès ait mandaté le comité central pour décider des changements à
Des ehangements... quand même
La mesure la plus spectaculaire concerne les pleins pouvoirs accordés à la direction, sanctionnés par une résolution spécifique qui donne « des pouvoirs exceptionnels au comité central afin qu'il puisse, en fonction des situations auxquelles le pays peut être confronté, adopter les décisions minimisé. politiques et économiques nécessaires, dans certains cas, et promouvoir, dans d'autres, la législation et les initiatives étatiques afin d'atteindre l'objectif suprême de sauver la patrie, la révolution et le socialisme. »
Cette résolution est immédiatement applicable, et modifie les compétences de la conférence nationale du PCC, instance qui peut être convoquée entre deux congrès « pour traiter des affaires importantes de la politique du Parti. » Or, désormais, cette conférence « aura le pouvoir de réaliser des changements dans la composition du comité central, aussi bien en incorporant de nouveaux membres à cet organisme qu'en en libérant d'autres selon les nécessités. Le nombre de participants, les modalités de leur élection, les règles de préparation et de tenue de la conférence nationale seront éta-
Ces dispositions sont d'autant plus importantes que la direction du Parti a été renouvelée à plus de 50 % lors du congrès. Il est difficile d'évaluer exactement leur signification réelle dans la mesure où les débats et les divergences internes de la direction sont tenus secrets. Une chose est certaine : étant donné la gravité de la crise que traverse le pays, le comité central a les pleins pouvoirs ; si jamais l'usage qu'il en fait n'est pas satisfaisant — mais qui pourrait en décider si ce n'est Fidel Castro lui-même ? — sa composition pourra être modifiée, y compris en dehors de la tenue d'un Congrès.
Les changements introduits sur le plan organisationnel contrastent avec la pauvreté de la résolution sur le programme présentée de janvier 1991. par Roberto Robaina (secrétaire des Jeunesses communistes et nouveau membre du bureau politique). Le comité central est mandaté pour rédiger le futur programme, le texte approuvé n'a donc qu'un intérêt limité. Il rend caduc le texte adopté en 1986, lors du Ille Congrès, « parce qu' en ce qui concerne les conditions concrètes de la transition au socialisme à Cuba, ce programme ne correspond pas aux concepts développés dans le cadre du processus de rectification des erreurs et des tendances négatives à partir du 19 Avril 1986. » La remarque est assez surprenante dans la mesure où l'annonce du processus de rectification avait été faite — bien dans la manière castriste - hors congrès pour être ratifiée lors de la deuxième session du Ille Congrès. Parmi les critiques sibyllines faites au programme antérieur, la plus importante concerne « le danger stratégique que représenterait pour la révolution (...) la conception et l'application de certains mécanismes économiques (...) de caractère technocratique qui rendaient purement formels le travail politique et l'action de l'avant garde révolutionnaire » (6). Autrement dit, le rôle du Parti était
La résolution réitère sa condamnation du système de direction économique, implanté à partir de 1976, parce « qu'il faisait appel de manière excessive aux revenus personnels et à l'argent » ; cependant ces « mécanismes capitalistes » condamnés par F. Castro sont réintroduits aujourd'hui à la faveur de la nouvelle politique économique. Mais on porte au crédit de la rectification « la rupture avec les pratiques médiocres de la planification bureaucratique, le gaspillage des ressources, le gigantisme des projets, le gaspillage, la mentalité importatrice » et l'on impute au système de direction économique antérieur « le retard dans la construction de logements et de crèches, la sous-estimation du travail volontaire » qui seraient typiques d'une conception technocratique.
Toutes ces ambiguïtés font de la résolution un véritable pot-pourri de recettes contradictoires et conjoncturelles.
L'un des enjeux des débats d'orientation économique porte, en réalité, sur la répartition des prérogatives entre le Parti et les gestionnaires (les "technocrates") qui réclament moins d'ingérence de l'appareil et du premier secrétaire et plus de pouvoirs.
Battus lors du Ille Congrès, les partisans des réformes voient cette fois leurs compétences reconnues grâce à l'adoption de la nouvelle orientation économique que Fidel Castro n'a pas dû accepter de gaieté de cœur
1) Fidel Castro, discours du 9 novembre 1991, Granma International du 24 novembre 1991. Voir aussi Inprecor n° 330 et 338 des 10 mai et 11 octobre 1991.
2) Voir l'article de Janette Habel dans Le Monde Diplomatique
3) Voir Denise Douzant-Rosenfeld, Problèmes d'Amérique latine, deuxième trimestre 1991, La Documentation française.
4) Voir Aurelio Alonso ALAI, septembre 1991.
5) Este es el congreso mas democratico, p. 13. Editora Politica. La Havane, 1991.
6) Ibidem p.38.
CUBA
CE tant elle est contraire à ses traditions. Il est vrai que, précaution ultime, les quatre dernières lignes de la résolution sur le programme rappellent la volonté du peuple « d'être implacable avec ceux qui capitulent et ceux qui trahissent, d'anéantir la prétention de l'ennemi de rétablir le capitalisme à Cuba. »
Une NEP eubaine ?
En effet, c'est sur le plan économique que les définitions adoptées par le congrès ont été les plus claires : la nouvelle politique économique, imposée par les circonstances internationales et par le délabrement intérieur qui en a résulté, rompt sans le dire avec les prémisses du processus de rectification adopté par le précédent congrès. Le développement des entreprises mixtes, la privatisation acceptée des activités artisanales à l'exception notable des marchés libres paysans, l'appel aux capitaux étrangers pour la remise en marche des usines paralysées par le manque de matières premières ou de combustible et les accords de commercialisation devraient permettre de combler peu à peu l'immense vide laissé par l'effondrement des échanges avec le CAEM, de réorienter le commerce extérieur et de réorganiser un pays qui se retrouve confronté à un dilemme analogue à celui des années 60 : comment reconvertir une économie brutalement privée de ses sources énergétiques ? A quelles conditions le pays — dans ce "nouvel ordre mondial" — peut-il survivre ?
Or, cette question n'est pas seulement économique mais sociale et politique. En supposant que la nouvelle politique économique connaisse un certain succès, autrement dit que des investissements latino-américains (dont le statut est privilé gié) ou européens se développent réellement, cela ne pourra qu'accroître les différenciations sociales et les inégalités :
déjà, le développement du tourisme suscite un trafic de devises et le marché noir. Comme le remarque Aurelio
Alonso : « Il n'existe pas seulement à
Cuba un marché noir de devises, mais un commerce alimenté par tout ce qui manque, en particulier les produits rationnés (...). Le gros des produits d'importation qui circulent ne sont pas achetés en devises mais revendus en pesos cubains après avoir été achetés dans une boutique diplomatique ou touristique. Le commerce qui s'effectue en devises s'insère dans ce marché informel qui est beaucoup plus important » (7).
Comment une telle situation, qui génère des tensions sociales importantes, va-t-elle être appréhendée par une population habituée à une tradition très égalitaire ? Comment les antagonismes inévitables vont-ils se résoudre ?
L'orientation économique a été très controversée lors du congrès. Les discussions et les choix politiques concernant le fonctionnement et surtout les pouvoirs des
OPP, leur articulation avec le PCC et l'indépendance des organisations de masse sont au centre des débats.
Quant aux décisions prises concernant les modalités d'élection des députés à l'Assemblée nationale populaire, elles devraient en principe se concrétiser au cours de l'année 1992 ; elles impliquent des changements constitutionnels qui devront être décidés par l'Assemblée nationale. Mais cette dernière, qui vient de se réunir en décembre 1991, n'a encore rien adopté ; les difficultés sont en effet considérables ; faute d'avoir élaboré dans de meilleures conditions, et quand il en était encore temps, des modalités électorales pluralistes dans le cadre des OPP et en s'appuyant sur les organisations de masse, la direction castriste se trouve acculée aujourd'hui dans les pires conditions à des réformes dont la logique parlementaire peut être, en l'absence d'un réel pouvoir populaire, le moyen pour l'impérialisme de resserrer le "nœud coulant démocratique" à la manière nicarguayenne.
Des élections en 1992 ?
Certes, les élections directes des députés prévues pour la fin 1992 à l'Assemblée nationale devraient avoir lieu dans le cadre du Parti unique ; mais, quelle sera l'attitude du gouvernement à l'égard des candidatures certaines des dissidents qu'il est — peut-être - prêt à tolérer localement mais certainement pas nationalement ? Or, telle est l'exigence fondamentale de Washington, des gouvernements latino-américains et de Madrid dont les objectifs à l'égard de Cuba coïncident (8) et qui entendent mettre à profit la crise actuelle pour imposer à l'usure la fin du castrisme et de la révolution.
Déjà, des groupes de Miami intensifient leurs activités grâce à l'aide croissante apportée par les Etats-Unis (voir le document en p. 17). Il n'est pas non plus exclu que des secteurs de l'immigration se lancent dans des provocations armées, car le blocus économique et les provocations sont des outils complémentaires.
D'ores et déjà, la direction du pays a répondu par la répression, en condamnant à deux ans de prison la responsable d'un groupe de dissidents pour distribution de tracts et organisation clandestine. Si l'on peut comprendre que Cuba, étant virtuellement en guerre, isolée et menacée, organise sa défense, cela ne justifie pas la répression pour délit d'opinion. La révolution est agressée de l'extérieur, mais elle peut aussi mourir d'asphyxie bureaucratique à l'intérieur.
Il faut « être rassemblés comme une seule famille, en suivant une seule ligne, un seul drapeau, un chemin clair pour tous », a dit Fidel Castro le 26 novembre 1991, mais la cohésion et l'unité du pays nécessitent désormais autre chose que le volontarisme ou les tentatives de débureaucratiser la bureaucratie dont le processus de rectification fut le dernier avatar.
La défense de la révolution suppose que le peuple ait la possibilité de débattre et de trancher des questions aussi importantes que les marchés paysans, la pénurie de main-d'œuvre dans l'agriculture, la nature de l'information et des organes de presse, la désignation des candidats aux postes de responsabilité, le fonctionnement des OPP, les modalités d'élection à l'Assemblée nationale, etc
Un vieux sociologue cubain a déclaré : « Il me paraît évident que nous sommes
7) Aurelio Alonso, op. cit
8) Sergio Berrocal, AFP, Madrid, 27 novembre 1991.
Inprecor n° 344 du 17 au 30 janvier 1992
tous devenus experts en socialisme. Nous avons vécu 30 ans de socialisme cubain et nous savons tous ce qui marché et ce qui n'a pas marché, et nous avons donc tous des opinions importantes à exprimer. Avec cette crise, il existe une grande controverse au sein de la révolution. Parce que l'immense majorité du peuple se situe à l'intérieur de la révolution et du choix socialiste, mais à partir de là tout doit être débattu sainement » (8).
La rectification est morte sous le poids de ses contradictions et sous les effets de la crise. En tant que tentative de lutte antibureaucratique par le haut, elle a échoué prisonnière de ses ambiguités.
Peut-être est-ce sur le plan culturel que le symbole en a été le plus net. Daniel Diaz Torres, militant du PCC, est l'auteur d'un film Alicia au village des merveilles, qui, comme il le dit lui-même, « est né du processus de rectification, fait dans la révolution, pour la révolution et avec la révolution », et qui dénonce les méfaits de la bureaucratie et de la double morale (9). Or, rarement une œuvre aura déchaîné tant de polémiques violentes provoquant une crise ouverte entre l'Institut de cinéma et le Parti, qui commence seulement à se résorber, preuve s'il en est que comme le dit Diaz Torres, « les questions posées par le processus de rectification ne sont pas résolues » (10).
Et il est vrai que, si elles restent sans réponse, les "blancs en neige" finiront par s'effondrer. *
13 janvier 1992 Manuel
SALVAR LA PATRIA LA REVOLUCIÓN Y EL SOCIALISMO IVe Congrès du PCC : « Sauver la patrie, la révolution et le socialisme » (caricature parue dans Bohemia).
9) Voir L'Humanité du 27 décembre 1991. Au bout de quatre jours, la projection du film a été interrompue. 10) Ibidem. -
CUBA