Inprecor 1974–2004

Archives de la revue d'information et d'analyse de la IVe Internationale

POLOGNE

L'espoir renaît à Nowa Huta

Inprecor n° 345, 31 janvier 1992 · p. 8 · 389 mots

Pologne Syndicalisme

faim, alors que la lutte était dénoncée par les bureaucraties des deux syndicats — les

L'espoir renaît à Nowa Huta

Le gouvernement polonais a prévu d'importantes restructurations dans la gie, dont l'abandon de la production d'acier brut dans les chantiers de Nowa Huta, à côté de Cracovie, l'entreprise industrielle la plus importante de Pologne, avec 26 000 travailleurs. Le plan gouvernemental aurait provoqué la disparition de 6 à 10 000 emplois, dans l'immédiat, et d'environ 15 000 à la fin du processus de restructuration. l'égide de la section locale de Solidarité 80. Le 7 décembre, deux des plus grands ateliers de l'entreprise ont cessé le travail pendant trois jours et des débrayages d'une heure ou deux ont continué durant tout ce mois. Le 23 décembre, face au refus de la direction et du gouvernement de modifier leurs plans, les dirigeants du comité de grève ont décidé de mener une grève de la faim jusqu'à l'abandon des menaces de licenciele gouvernement a accédé aux revendications des sidérurgistes de Nowa Huta. C'est la première lutte victorieuse contre les licenciements en Pologne. Son succès s'explique en partie par l'organisation démocratique du mouvement, qui a permis de dépasser les divisions syndicales : les comités de grève ont été élus dans chaque atelier par tous les travailleurs, indépendamment des affiliations syndicales. Ainsi des membres du syndicat Solidarité "officiel" et de l'OPZZ ont participé aux débrayages, et même à la grève de la dirigeants de Solidarité ont traité les grévistes de « révolutionnaires » et d'« anarcho-syndicalistes ». Ce mouvement a également été dénoncé par la hiérarchie catholique de Cracovie - les prêtres ont refusé de visiter les poste du porte-parole des grévistes de la faim, Marek Kucia, un syndicaliste opposant de longue date au stalinisme, et les comités de grèves menacent de reprendre leur mouvement pour le défendre. Envoyez des messages de soutien aux comités de grève de Nowa Huta et demander la réintégration de Marek Kucia en écrivant à :

sidérur-

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Nowa Huta, Cracow, Pologne.

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