pour une poignée de dollars.
pays traîne une dette extérieure de 60 milliards de dollars.
Ce qu'on ne nous dit pas, c'est comment il y est parvenu.
de la misère (le choléra s'installe dans les zones rurales).
rurgie » A quand des péages sur les trottoirs de Buenos Aires ?
vatisation de ces services ; etc.
une "aide" de 50 000 dollars par personne !
les militaires génocides (voir Inprecor n° 323 du 1er février 1991). *
Les soldes de Menem
Le président Menem vient de faire sa première tournée européenne ; objectif de ce voyage : redorer son image entachée par les scandales, mais surtout vendre l'Argentine
Comme jadis pour le Brésil, la grande presse nous parle aujourd'hui du "miracle argentin"... En effet, Menem a réussi à faire chuter l'inflation qui s'est, pour l'instant, stabilisée à 20 % (elle avait atteint le chiffre record de 2 000 % par an en 1990) ; mais le
Menem s'est d'abord attelé à réduire les dépenses publiques (santé, éducation, etc.), aggravant la situation de milliers d'Argentins qui vivent aujourd'hui en dessous du seuil
Mais surtout Menem s'est attelé à brader le pays, privatisant à tour de bras depuis des grandes entreprises jusqu'aux... autoroutes. La France, premier investisseur en 1991 en Argentine, avec 825 millions de francs, est évidemment intéressée par cette braderie : Electricité et gaz de France (EDF) lorgne vers la compagnie d'électricité argentine, la SEGBA ; la Lyonnaise et la Générale des Eaux sont candidates au rachat du service de distribution d'eau (Obras Sanitarias) ; Total a acheté les gisements de pétrole ; France-Télécom et Carrefour sont les premiers clients... Le ministre de l'Economie argentin ne cache pas ses projets : « Cette année, nous privatiserons le métro, les chemins de fer, les entreprises d'eau et d'électricité, la pétrochimie et la sidé-
Ces privatisations ont pourtant provoqué des mouvements de grève et de protestation tout au long de l'année 1991 : dans les chemins de fer en janvier et février ; des enseignants en février qui touchent leurs salaires avec plusieurs mois de retard (réduction du budget social oblige...) ; des employés du gaz et du métro en avril contre la pri-
Menem est boulimique. Il propose à ses amis européens d"accueillir" jusqu'à 300 000 immigrés des pays de l'Est en Argentine, contre paiement par la Communauté économique européenne (CEE) en espèces sonnantes et trébuchantes — il demande
Enfin, le président argentin propose d'effacer les crimes de la dictature et les 30 000 disparus argentins... en dédommageant les prisonniers survivants, après avoir amnistié