Inprecor 1974–2004

Archives de la revue d'information et d'analyse de la IVe Internationale

TURQUIE / KURDISTAN

Amis et ennemis du PKK

Inprecor n° 350, 10 avril 1992 · p. 7 · 237 mots

Grèce et Turquie

Amis et ennemis du PKK « On a besoin d'amender la Constitution (...). Un Etat unitaire ne peut être un Etat démocratique. La République turque doit être ouverte à une fédération (....). Nous fonderons un parlement national cette année (...). Chaque ville choisira ses délégués (...). » Le budget actuel du PKK est de 100 millions de dollars [et] notre revenu annuel [provenant] d'Europe est de 50 millions de deustche marks allemands (...). Les Allemands (...) nous soutiennent maintenant (...). La France et la Grèce ont adouci [leur position] (...). La Syrie ne nous fournit ni soutien financier ni armes. L'Iran n'est pas l'ennemi du PKK, [car] il est inquiet de la présence de la Turquie au Moyen-Orient. (...) Saddam ne crée aucune difficulté au PKK. »

Abdullah Ocalan, dirigeant du PKK, au journal turc Milliyet (21 mars 1992). «Özal a voulu planifier des choses avec l'iran qui lui aurait dit en substance : "On contrôlera le PKK, mais tu tolèreras la politique islamiste. "»

Abdullah Ocalan au journal Sabah (7 décembre 1991). « Si la Turquie ne développe pas une politique sincère, l'année 1992 sera terrible pour le peuple. Beaucoup de sang va couler. Les armes entreront dans les villes, puis, il y aura des soulèvements. (...) Tous les nôtres sont de futurs martyrs qui sont au-delà de la mort. L'Anatolie peut devenir un bain de sang. "

Abdullah Öcalan au journal Sabah (7 décembre 1991).

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