Six ans, presque jour pour jour, après le raid nord-américain du 15 avril 1986, l'embargo militaire, aérien et diplomatique voté par le Conseil de sécurité des Nations-Unies (ONU)
contre la Libye a pris effet. Pour légitimer de nouvelles sanctions, un an après la guerre du Golfe, l'ONU a veillé à préciser leur caractère « sélectif, mesuré et précis ». C'est dire que la marge de manœuvre de l'impérialisme n'est pas tout à fait la même que celle dont il disposait face à l'Irak et que bien des leçons ont été tirées du précédent conflit.
De son côté, le régime libyen qui s'emploie depuis six mois à trouver des appuis, n'a guère récolté qu'une aide là aussi
« sélective et mesurée » (voir Inprecor n° 350 du 10 avril
1992).
Luiza MARIA
POUR l'impérialisme nord-américain, les nouveaux équilibres régionaux ont compliqué la partie qui s'est jouée, d'une part, avec les puissances impél'autre, avec les régimes arabes — les unes comme les autres redoutant une option militaire. Sa marge de manœuvre se trouve limitée par les impératifs du "nouvel ordre mondial", ce que le régime libyen semble avoir
Contre toute attente, les Etats-Unis ont même dû convaincre l'Etat sioniste du bien- fondé des sanctions contre Tripoli. Au début de la crise, selon le journal israélien
Haaretz, les accusations nord-américaines quant à la responsabilité libyenne dans l'explosion du Boeing de la Pan Am au-dessus de Lockerbie, en Ecosse, en décembre
1988, étaient contestées par les experts de
Jérusalem, qui désignaient, eux, le groupe palestinien d'Ahmed Jibril, lié à la Syrie — un rapport de Scotland Yard, rendu public le
21 janvier 1992 par le député travailliste
Tom Dalyell, le mettant clairement en cause.
Mais il était délicat pour les Etats-Unis d'accuser la Syrie au moment où celle-ci acceptait de s'asseoir à la table des négociations.
LIBYE
Cet acharnement impérialiste contre la Libye s'inscrit dans une logique qui n'est pas sans rappeler celle qui fut la sienne face à l'Irak — fin de non-recevoir opposée à toutes les tentatives de médiation, conciliation ou propositions. Mais, Washington ne pouvait passer directement à l'action militaire. Il lui fallait maintenir un faux-semblant de "volonté conciliatrice" pour garantir le succès, au moins médiatique, de l'ouverture de la Conférence de Madrid (1).
La patiente impatience de Washington
Puis, le passage du rallye Paris-Le Cap par le Golfe de Syrthe, l'attente de la fin du ramadan, mois de jeûne musulman, et l'enlisement des pourparlers ont repoussé au début du mois d'avril une nouvelle escalade.
Cela n'a pas empêché l'impérialisme de prendre certaines mesures. Depuis 1986, 2 milliards de dollars d'avoirs libyens sont gelés aux Etats-Unis et l'Office of Foreign Assets Control (OFAC) a établi une liste rouge des sociétés appartenant totalement ou partiellement à la Libye, avec lesquelles il est interdit aux firmes américaines de traiter. Les contrevenants à ce boycott encourent des amendes de 250 000 à 500 000 dollars et des peines de prison pouvant atteindre douze
Entre temps, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, fidèle alliée, se sont employés à convaincre les impérialistes européens d'adhérer à leurs conclusions et à balayer leurs dernières réticences.
Les déclarations des douze ministres des
Affaires étrangères de la Communauté économique européenne (CEE), le 2 décembre 1991, montrent qu'il est vain d'espérer que les divergences entre la CEE et les EtatsUnis puissent amener celle-là à se démarquer de la stratégie de Bush. En contrepartie, les sanctions décidées par l'ONU tiennent compte des intérêts des bourgeoisies européennes et arabes.
De prime abord, les sanctions contre la Libye vont à l'encontre des projets de la CEE, tout au moins de sa composante méditerranéenne — Italie et France, surtout — qui a cherché des partenaires au Maghreb, pour que « la Méditerranée fasse contrepoids à la Baltique ». Ce sont eux qui craignent le plus que le Maghreb tombe dans l'obscurantisme et la misère.
Dans l'esprit des impérialistes européens, l'embargo ne devait être que diplomatique ; la Libye étant, de plus, partenaire de la CEE. Dès octobre 1991, Roland Dumas et son homologue italien, Gianni de Michelis, s'étaient déclarés prêts à lever les sanctions en vigueur depuis 1986 pour entamer le dialogue avec l'Union du Maghreb arabe (UMA) (2). Cette proposition avait
Quant au sommet des "5 + 5" - cing pays membres de l'Europe du Sud et cinq de l'UMA —, prévu pour janvier 1992 à Tunis, il a dû être repoussé à cause de la victoire du Front islamique du salut (FIS) en Algérie, en décembre 1991, et il semble définitivement compromis — on imagine mal Mitterrand et
1) Voir Inprecor n° 340 du 8 novembre 1991.
2) Mauritanie, Algérie, Libye, Tunisie et Maroc.
- LIBYE Kadhafi s'asseyant aujourd'hui à la même table !
Ainsi, les sanctions ont été "sélectionnées", non pas, comme on le prétend en haut lieu, pour ne pas faire souffrir le peuple libyen — ce qui, soit dit en passant, est une reconnaissance implicite des conséquences réelles de l'embargo contre le peuple irakien — mais bien pour préserver les intérêts européens.
Les intérêts européens
En effet, 22 sociétés de 14 pays participent à l'exploration ou à l'exploitation pétrolière en Libye, dont deux italiennes (Agip et Selm), deux allemandes (Wintershall et Veba Oil), deux britanniques (Lasmo et Napl), une française (Elf-Aquitaine), une espagnole (Repsil), une belge (Petrofina), une autrichienne (OC Mv) et le groupe britannique-néerlandais Royal Dutch Shell (3).
La Libye utilise sa rente pétrolière pour s'acquitter de sa dette envers ses fournisseurs européens, dont une partie est redevable en livraisons de pétrole ; 65 % du pétrole libyen est acheté par l'Allemagne et l'Italie. Cette dernière reste le premier partenaire commercial de la Libye — échanges pour une valeur de 30 milliards de francs français en 1990 — et a appuyé les démarches conciliatrices de Roland Dumas et de Moubarak, alors que Genscher avait plus de latitude pour dénoncer la « claire responsabilité de Tripoli » et appuyer les demandes d'extradition. L'Allemagne se sent obligée de se joindre à l'action antilibyenne, nombre de ses firmes ayant été mises en cause dans des livraisons de technologie militaire et chimique à la Libye (4).
Quant à la France, déjà boudée au Maghreb à cause de son engagement durant la guerre du Golfe, elle pouvait craindre que les pays de l'UMA ne soient incités à lui préférer de plus en plus d'autres partenaires. Les échanges avec le Maghreb constituent le premier débouché pour l'impérialisme français, en dehors des pays industrialisés. Dans cette optique, le ministre français des Affaires étrangères, Roland Dumas, avait entamé une politique de rapprochement avec la Libye. Cependant, les considérations de partenariat impérialiste l'ont emporté sur le Quai d'Orsay, au moment où il préparait la tenue d'une commission mixte francolibyenne en janvier 1992 à Paris et s'ingéniait à ne pas envenimer une situation déjà tendue par la participation présumée de la Libye au soulèvement des Touaregs (5) et aux menées d'Hissène Habré au Tchad contre le protégé de la France, Idriss Déby.
Du côté des classes dirigeantes arabes, au-delà du soutien verbal affiché par tel ou tel régime soucieux de prévenir des manifes-
• Population • Produit intérieur brut (PIB) • Exportations • Importations
• Production de pétrole
• Réserves de pétrole
• Production de gaz naturel
• Réserves de gaz
• Recettes pétrolières • Dette extérieure
• Réserves totales (or + devises) • Taux de change officiel (1991) tations populaires de solidarité, il est à noter qu'aucun gouvernement n'a cherché à innocenter la Jamahiryyia, mais que la plupart ont œuvré au compromis et cherché à adoucir les sanctions. Mais une fois celles-ci prononcées, ils les ont appliquées quasi unanimement (6).
L'hypocrite soutien des bourgeoisies arabes
Le régime égyptien redoute l'éventualité d'un embargo pétrolier contre Tripoli, les recettes pétrolières libyennes alimentant actuellement l'économie égyptienne. Depuis juillet 1991, des accords de coopération en matière d'équipement, de tourisme et de pétrole ont été signés entre les deux pays ; les postes de douane et les formalités frontalières ont été supprimés. L'embargo pétrolier signifierait notamment l'arrêt des transferts de devises opérés par le million de travailleurs égyptiens émigrés en Libye, et le risque d'exode d'une main-d'œuvre qui viendrait grossir les rangs des chômeurs égyptiens, la perte d'un marché d'exportations, et des apports de devises du tourisme libyen en Egypte. C'est ce qui explique que Kadhafi ait vu en Moubarak un médiateur auprès de l'impérialisme.
Mais le "soutien" égyptien s'arrête là où commence le "nouvel ordre mondial". Une fois Le Caire rassuré sur le fait que l'embargo décrété par l'ONU ne s'appliquerait pas aux sociétés, banques ou investissements libyens en Egypte (7), et autorisé à remplacer les liaisons aériennes avec la Libye par des liaisons routières, l'embargo aérien a été appliqué.
Enfin, le ralliement de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) à la cause de Tripoli n'est certes pas désintéressé : la manne libyenne versée à la centrale palesti-
La Libye en quelques chiffres
4,38 millions habitants 27, 37 milliards de dollars 11 milliards de dollars 8 milliards de dollars 1,4 million de barils par jour 180 milliards barils 12,6 milliards de m3 12,6 milliards de m3 9,7 milliards de dollars 2,4 milliards de dollars 5,61 milliards de dollars 1 dollar = 0,287 dinar Chiffres de 1990. nienne, et évaluée à 4 millions de dollars par mois, compense en partie la suspension des financements par les monarchies pétrolières (8) ; 80 000 Palestiniens installés en Libye envoient des devises dans les territoires occupés. L'OLP avait très tôt révélé les résultats de sa propre enquête qui aboutissait à la culpabilité de la Syrie et d'une fraction du pouvoir iranien. C'était, il est vrai, juste avant la "réconciliation" Assad-Arafat.
Mais sur ce plan aussi, l'OLP craint une nouvelle escalade, alors qu'elle vient de confirmer la participation palestinienne aux prochains pourparlers israélo-arabes sous l'égide américaine.
Du côté des partenaires de la Libye dans l'UMA, on cherche aussi une issue négociée, allégeant les sanctions, en raison des liens économiques avec Tripoli mais aussi par crainte des réactions des populations.
Mais les allégeances envers l'impérialisme restent déterminantes.
Ainsi, le Maroc, élu le ler janvier 1992 membre permanent du Conseil de sécurité, a voté la résolution 731 sans réserves, alors que la Charte de l'UMA déclare dans son article 14 : « Toute agression à laquelle se trouvera exposé un de ses membres sera considérée comme une agression contre les autres Etats membres » ; et, à l'article 15 :
3) Les autres se répartissent entre la Corée du Sud (cinq sociétés), la Bulgarie, la Roumanie et le Canada.
4) Le 1er août 1991, l'ancien directeur de la firme allemande Salzgiller était arrêté pour avoir participé à la construction de l'unité de Rahta. Le 6 août, s'ouvrait le procès des trois industriels de Mannheim, et le 20 août, un ancien responsable d'Inhausen Chimie était arrêté.
5) La France s'est contentée de ne pas envoyer de délégation à l'inauguration du fleuve artificiel. Voir Inprecor n° 329 du 26 avril 1990
6) Seul le Soudan affirme, à ce jour, passer outre.
7) El Ahram, 24 mars 1992.
8) En échange, les experts financiers de l'OLP aident Tripoli à redéployer les investissements, notamment dans les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG) pour faire face au gel de ses avoirs dans les pays impérialistes.
« Les Etats membres s'engagent à s'abstenir de s'associer à toute alliance ou bloc militaire ou politique dirigé contre l'indépendance politique ou l'unité territoriale des autres Etats membres. » L'UMA n'a pas répondu non plus au souhait de Tripoli de réunir en Libye un sommet d'urgence, elle n'a pas exigé d'être saisie du dossier d'accusation à l'encontre d'un de ses membres. Cette crise la paralyse — le sommet des chefs d'Etat prévu pour la fin avril à Nouakchott (Mauritanie) a été reporté — et elle volera en éclats en cas d'affrontement militaire.
Parmi les Etats du Maghreb, c'est la Tunisie qui redoute le plus, à l'instar de l'Egypte, les sanctions contre la Libye. Les Etats-Unis l'ont compris, et ne voulant pas rééditer l'expérience de la Jordanie face à l'Irak, la résolution 748 inclut une clause tenant compte des difficultés économiques particulières que peuvent connaître les Etats voisins de la Libye.
Les pétrodollars libyens ont payé, en 1991, 1,2 milliard de francs d'exportations tunisiennes, s'ajoutant aux transferts de devises des quelques 60 000 travailleurs émigrés en Libye et des touristes libyens qui passent quotidiennement la frontière. Le régime tunisien de Ben Ali, assuré de pouvoir contourner l'embargo aérien par une desserte routière, s'est empressé d'appliquer les sanctions et est bien déterminé à respecter la "légalité internationale"', en prévenant tout débordement populaire par la répression généralisée.
Le parti du régime s'est déjà retiré du comité de solidarité avec la Libye, qui a organisé plusieurs manifestations de soutien. Le pouvoir craint autant l'escalade militaire contre Tripoli que des manifestations populaires qui compromettraient, cette année encore, les revenus du tourisme. Le régime libyen a réussi à se mettre à dos, par ailleurs, nombre de régimes et de populations africaines : la priorité donnée aux ressortissants égyptiens a entraîné l'expulsion de milliers de travailleurs du
Mali, du Nigéria, du Ghana, du Tchad ou du Burkina-Faso, en septembre-octobre 1991.
Il ne reste à Kadhafi que l'appui circonspect de Nelson Mandela — la Libye a entraîné et soutenu financièrement le Congrès national africain (ANC). Celui-ci a intercédé auprès de Mitterrand dans l'affaire du DC 10 d'UTA, le 3 décembre 1991, tout en « exhortant le colonel a mieux collaborer à la recherche de la vérité .».
De reniement en renoncement
Conscient de son isolement, le régime libyen a abandonné son attitude initiale de défi pour adopter une politique défensive. En juillet 1991, Kadhafi menaçait de frapper les bases de l'OTAN en cas d'agression ; en août, l'agence Jana qualifiait la tournée de Baker de complot américano-sioniste et la Libye démentait toute implication. Puis Kadhafi a multiplié les concession politiques ou les adresses à l'égard de Bush et Baker : « La loi libyenne condamne le terrorisme (...). Le Palais du peuple était devenu le siège des mouvements de libération (...). Ces mouvements n'ont plus de raison d'être. Il ne reste plus rien, ni action armée, ni clandestinité, ni gauche, ni marxisme, ni
» Nous, nous enseignons toujours la troisième théorie universelle qui n'a rien à voir avec la violence et le terrorisme. Le Livre vert (...) préconise une évolution pacifique vers le socialisme et trouve des partisans aux Etats-Unis et en grande-Bretagne (...). Les opérations de l'IRA relèvent davantage du terrorisme que des exigences d'une lutte de libération. (...) Au Moyen-Orient, il n'est question en ce moment que de politique de paix et il n'est pas dans l'intérêt des Palestiniens de se livrer à une action militaire. (...). Bush n'est pas Reagan (...), Bush est un monsieur, il est cultivé (...), capable d'objectivité. C'est un grand homme politique (...). J. Baker est un homme modéré et raisonnable — qu'il soit à la tête du département d'Etat me rassu-
Et encore à l'égard de la France :
« Nous voudrions alerter la France sur les conséquences de la politique déployée par les Etats-Unis dans le monde arabe et sur les risques qu'elle prendrait en la cautionnant aveuglement. Parce que la France représente pour nous la patrie du Droit » (10).
Ce tournant conciliateur a été doublé d'envois d'émissaires et d'une intense campagne médiatique arguant du fait que la Libye serait prête à juger ses ressortissants et à les condamner, une fois leur culpabilité prouvée. Un juge d'instruction a été nommé, une commission
LIBYE d'enquête internationale réclamée, et les services secrets réorganisés. L'argumentation de la Jamahiryyia se fonde sur ses prérogatives d'Etat souverain.
Sous l'épée de Damoclès
En même temps, le régime libyen a pris les devants en retirant ses avoirs des banques européennes (11) pour les placer au Bahrein, dans les Emirats arabes unis et en Corée du Sud. Des stocks de médicaments et de produits alimentaires ont été constitués, les importations de certains produits ont été arrêtées, les projets non prioritaires gelés et, pour les transactions, le recours au dollar est
En fait, Tripoli se prépare au pire et pourrait difficilement livrer ses deux ressortissants réclamés par Washington et Londres. L'un des deux accusés appartient à la tribu du numéro deux libyen, Abdelassam Jalloud, qui s'appuie, dit-on, sur les 25 000 membres en armes des Comités révolutionnaires, lesquels appellent au Jihad contre
Une éventuelle livraison des inculpés ne manquerait pas d'attiser la tension actuelle entre Jalloud, peu disposé à faire des concessions et le ministre des Affaires étrangères, Snouss-Bechari, qui prône une ouverture vers l'impérialisme, et qui pourrait compter en outre le soutien d'une partie des officiers de l'armée libyenne. Ainsi, des raisons tribales, doublées de choix politiques différents, expliqueraient la cacophonie des prises de position récentes et Kadhafi ne fait plus qu'arbitrer, ne semblant plus être l'instigateur d'une politique coordonnée.
Le problème des Etats-Unis en Libye, c'est que, comme pour l'Irak, ils ne disposent aujourd'hui d'aucune solution de rechange crédible : la CIA a pourtant œuvré en ce sens, en entraînant les contras du colonel Haftar, directement conseillé par le prince Bandar, ambassadeur d'Arabie saoudite aux Etats-Unis. Mais la seule opposition réellement constituée en Libye, reste celle des intégristes musulmans, les Wahhabites, qui ne sont pas réellement du goût de Washington.
Quoi qu'il en soit, Bush semble prêt à aller jusqu'au bout pour imposer de nouvelles concessions à ce régime qui dérange encore le "nouvel ordre arabe". Comme lors de la guerre du Golfe, il faut dénoncer ces projets meurtiers.
21 avril 1992
9) El Ahram, 7 décembre 1991.
10) Le Monde, 8 avril 1992, interview d'Abouzied Omar Dowda.
11) 2 à 3 milliards de dollars sont déposés à l'étranger. Les avoirs liquides totaux de la Libye étaient évalués à 6,5 milliards de dollars au 30 septembre 1991 (statistiques de la Banque de règlements internationaux de Bâle). Le régime a, lui, démenti ces informations.