Inprecor 1974–2004

Archives de la revue d'information et d'analyse de la IVe Internationale

REPUBLIQUE DOMINICAINE

Mépris des droits de l'homme

· Inprecor n° 351, 24 avril 1992 · p. 26 · 463 mots

l'homme. Washington - qui s'appuie pourtant sur le gouvernement de Balaguer macoutes —, doit bien reconnaître l'évidence. Ce rapport cite les mauvaises conditions de travail, le travail des enfants et le travail forcé auxquels sont soumis les

Haïtiens dans les bateyes, de même que les déportations vers Haïti, dont ont été éviter la probable perte de leurs biens » et que les autorités militaires dominicaines se livraient au pillage des biens des Haïtiens. Comme l'affirme le rapport, « des sources dignes de foi, y compris des associations d'avocats, l'Eglise catholique et des organisations de défense des droits de l'homme, continuent à affirmer que des prisonniers sont quelquefois battus par la police pour obtenir des informations ou des aveux... Bien qu'un nombre significatif d'anciens policiers ait été envoyé devant la justice pénale, à ce jour, aucune condamnation n'a été prononcée pour violation des droits de l'homme ». Le rapport cite également des cas d'arrestation et de tures auxquelles il a été soumis au cours d'interrogatoires menés par la police. Il tures pendant son séjour en prison. Par ailleurs, le 4 février, le Comité dominicain des droits de l'homme affirmait l'existence de « bourreaux, dont les noms sont connus et qui se consacrent à la torture des détenus, jusqu'à provoquer la mort de certains », et ajoutait que la torture est, en République dominicaine, « la règle dans les interrogatoires, alors que le respect de l'intégrité du détenu est l'exception. »

Certaines organisations dénoncent également l'existence de tribunaux clandestins au sein de la police, ce que confirment les nombreuses plaintes sur le refus de la cas de licenciement pour tentative d'organisation syndicale, surtout dans les zones franches. La principale centrale syndicale a notamment souligné le licenciement de

7 000 ouvriers, au cours de l'année, dans la zone franche de San Pedro de

Macoris. Enfin, la liberté de la presse n'est assurée que tant qu'elle ne gêne pas fondamentalement le régime et ses alliés. C'est ainsi que Radio Enriquillo, une radio catholique solidaire de la lutte du peuple haïtien, s'est vue interdire ses émis-

Mépris des droits de l'homme

République dominicaine parmi les pays qui ne respectent pas les droits de pour retarder un soulèvement populaire en Haïti face aux massacreurs militarovictimes 6 000 personnes en 1991.

détention arbitraire.

affirmait aussi que des dizaines d'autres personnes avaient également subi des torpolice de respecter les décisions de mise en liberté prises par la justice.

sions en créole : elles n'étaient pas du goût du général Cédras. *

Le rapport annuel 1991 du Département d'Etat des Etats-Unis cite la

Le rapport reconnaît que « 50 à 60 000 Haïtiens sont partis principalement pour

Le 3 février 1992, un professeur de l'université d'Etat (UASD) dénonçait les tor-

Le rapport du Département d'Etat des Etats-Unis au Congrès signale aussi des

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