Inprecor 1974–2004

Archives de la revue d'information et d'analyse de la IVe Internationale

PAYS-BAS

Echecs lourds de menaces

· Inprecor n° 352, 8 mai 1992 · p. 6 · 362 mots

Syndicalisme

Echees lourds de menaces

Les 6 et 7 avril 1992, les cheminots néerlandais ont observé une grève de deux

Or, le 7 avril, les négociations entre les syndicats et NS ont recommencé et, à la surprise générale, le Vervoersbond CNV et le FSV ont signé une convention avec NS n'excluant plus l'introduction d'horaires décalés, en contrepartie d'augmentations sala-

Les directions des deux syndicats ont demandé à leurs adhérents de reprendre le travail le 8, mais le rejet de leur décision et la confusion étant encore importants, le transport ferroviaire est donc resté très irrégulier — dans l'Est et le Nord, il a été paraly-

Cette rupture de l'unité entre les syndicats aura sûrement des effets à long terme sur les possibilités d'une lutte victorieuse contre les modifications importantes des con-

Par ailleurs, le 17 avril, après huit jours de débrayages sans résultat, le Voedings bond FNV (syndicat de l'agro-alimentaire) décidait d'arrêter sa grève dans l'industrie laiEnviron 3 000 travailleurs avaient fait grève, paralysant 41 usines — deux jours après le fermiers, propriétaires des compagnies laitières, ont annoncé qu'ils ne pouvaient pas stocker leur lait plus longtemps - ce qui est faux selon les syndicalistes du

Une mobilisation indignée de l'opinion publique a suivi, contre « le comportement irresponsable » des grévistes. La proposition du Voedingsbond FNV de traiter le lait, à condition que le syndicat décide de sa destination (il voulait l'envoyer gratuitement en Albanie) a été refusée par les associations patronales. Et, quand les fermiers ont commencé à menacer physiquement les dirigeants des grèves, le Voedingsbond FNV a été

Ces deux défaites auront probablement un effet très négatif sur l'ensemble du mouvement syndical néerlandais. Johan Stekelenburg, président du FNV en a profité pour déclarer : « Il faut reconsidérer l'utilité des grèves en tant que moyen de résistance. ». Durant les conflits, il n'avait même pas soutenu ses propres membres, répétant sans cesse : « Ce n'est pas très malin de faire grève. » L'échec de ces mouvements encouragera les secteurs du FNV qui pensent qu'il faut s'investir davantage dans des "struc tures de négociations" avec les organisations patronales et le gouvernement, au détri-

Wim Baltussen, 5 mai 1992

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