Inprecor 1974–2004

Archives de la revue d'information et d'analyse de la IVe Internationale

CANADA

L'imbroglio de la crise

· Inprecor n° 352, 8 mai 1992 · p. 22-24 · 2 929 mots

Syndicalisme Grande-Bretagne

survie même en tant qu'Etat unifié est aujourd'hui en jeu, sous le coup d'une forte poussée du mouvement indépendantiste au Québec. De plus, on assiste à une nouvelle montée des revendications des peuples autochtones, qui forment au Mexique, tandis que les recettes fiscales augmentent grâce à l'effet Olivera-Tanzi inversé. S'il n'y a pas une augmentation sensible des dépenses publiques, le déficit budgétaire (8) diminue et l'appel à l'épargne privée également, laissant ainsi davantage de possibilité de fonctionnement pour le marché des capitaux. L'emprunt est alors plus facile pour les entreprises, si toutefois elles décident d'augmenter leurs investissements. Mais réaliser cette quadrature du cercle de manière durable — le temps que la culture inflationniste soit profondément affectée — implique que certaines conditions soient respectées.

Au Mexique, les perspectives du Traité de libre échange avec les Etats-Unis et le Canada constituent un fait nouveau. Les investissements étrangers affluent. La poursuite du "compromis" salarial et ce nouveau contexte jouent contre la fuite des capitaux alors même que le déficit commercial se creuse. En Argentine, après l'échec, de juillet 1989 à mars 1991, de sept plans de stabilisation, la dollarisation, c'est-à-dire concrètement le maintien du taux de change nominal à un niveau stable, dans le cadre d'une politique de libéralisation et de désengagement de l'Etat du secteur productif et infrastructurel, a provoqué une première cassure des anticipations inflationnistes, à partir d'avril 1991.

Mais la sortie n'est pas uniquement monétaire et/ou financière. L'arrêt durable des processus hyperinflationnistes réside dans le comportement des investissements productifs, et dans le choix du régime d'accumulation. La non prise en charge directe des inégalités et de l'exclusion, reportée sur les prétendues capacités de la croissance à résoudre en partie ce problème, constitue un pari extrêmement risqué et une sortie socialement coûteuse de la crise. D'autres chemins existent. La crise n'indique pas un seul chemin de sortie, si ce n'est dans l'esprit de plus en plus dogmatique des économistes libéraux.

Renouer durablement avec la croissance pose aujourd'hui, davantage qu'hier, le problème de l'équité. C'est-à-dire d'un rôle nouveau dévolu à l'Etat, tant dans ses fonctions redistributives (fiscalité plus juste), que productives (passage d'une intervention directe massive à une intervention indirecte plus substantielle et pertinente), différent de ce qu'il a été en Bolivie, au Mexique et en Argentine. C'est à cette condition que le cercle vicieux de l'hyperinflation-hyperrécession pourrait durablement céder la place au cercle vertueux de la faible inflation et de la croissance durable et plus équi-

8) La réduction du déficit suit la désinflation et non l'inverse

L'imbroglio

de la crise

L'Etat canadien traverse une des crises les plus graves de son histoire. Sa environ 5 % de la population et qui occupent la majorité du territoire (voir Inprecor n° 315 du 28 septembre 1990). François MOREAU

L'HISTOIRE du Canada est d'abord et surtout celle d'une conquête. Les colonies de peuplement établies par la France au XVIIe siècle ont ensuite été conquises par l'Angleterre, au siècle suivant ; le peuplement britannique a fait du Canada un pays majoritairement anglophone, reléguant les francophones à la condition de nation dominée — ceux-ci constituent toujours le quart de la population totale du pays et 82 % de celle du Québec, la deuxième province canadienne en importance, avec 7 millions d'habitants. Quant aux autochtones, ils ont été réduits au statut légal de mineurs, parqués dans des réserves et placés sous la tutelle du gouvernement fédéral et de son ministre des Affaires "indiennes".

La Constitution de 1867 avait reconnu un certain degré d'autonomie aux provinces, notamment en matière d'éducation, de culture et d'affaires sociales. Cela correspondait, à l'époque, à un compromis avec les bourgeoisies régionales des provinces de l'Atlantique et avec les nationalistes canadiensfrançais. Cependant, la grande bourgeoisie canadienne a toujours été partisane d'une centralisation plus forte, et le gouvernement fédéral d'Ottawa a fait des pieds et des mains pour s'ingérer dans les juridictions des provinces grâce à ses moyens financiers.

C'est au Québec que les efforts des autorités fédérales rencontrent la résistance la plus acharnée, car la majorité francophone considère le gouvernement provincial comme "son gouvernement" national et cherche, au contraire, à accroître ses pouvoirs. Les anglophones, eux, ont tendance, au contraire, à voir Ottawa comme leur vrai gouvernement.

Ce conflit permanent, inscrit dans la structure même de l'Etat canadien, menace maintenant d'exploser. En effet, le mouvement indépendantiste, apparu au Québec au début des années 60, jouit aujourd'hui d'un appui sans précédent, et serait même majoritaire, selon certains sondages. Mais l'opinion bourgeoise canadienne n'est pas plus disposée qu'autrefois à concéder plus d'autonomie au Québec afin de désamorcer la crise. Au contraire, elle réclame avec insistance une plus grande centralisation. Ceci laisse bien peu de marge de manœuvre aux efforts des gouvernements fédéralistes de Québec et d'Ottawa pour parvenir à un nouvel arrangement constitutionnel, capable de donner au moins l'illusion d'une plus grande autonomie pour le Québec.

Qui soutient quoi ?

Si les choses ne changent pas, il est fort probable que le Parti québécois (PQ — principal parti nationaliste bourgeois du Québec, ndlr) remporte les prochaines élections avec une plate-forme revendiquant la souveraineté, qu'il définit comme la récupération du pouvoir exclusif de taxation et de législation au Québec — une étape supplémentaire serait ainsi franchie dans la crise du Canada.

La gauche canadienne-anglaise a tendance à voir dans la bourgeoisie québécoise la force dirigeante du mouvement indépendantiste au Québec, justifiant ainsi son opposition à l'indépendance avec des arguments qui se veulent progressistes. Le Parti libéral du Canada [principal parti gouvernemental de la bourgeoisie canadienne pendant la majeure partie du XXe siècle, ndlr] utilise les mêmes arguments ; il feint de s'inquiéter du sort de la classe ouvrière québécoise en cas d'indépendance — « Seuls 2 000 bour-

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geois vont profiter de cette indépendance », a déclaré son chef, Jean Chrétien.

Cependant, c'est au sein de la bourgeoisie québécoise, y compris francophone, qu'on trouve l'opposition la plus forte à la souveraineté, à côté, bien sûr, de la minorité anglophone, trop longtemps habituée à avoir une position dominante au Québec. Une enquête réalisée par le Conseil du patronat du Québec auprès de ses adhérents a révélé que 65 % de ceux-ci sont hostiles à l'indépendance — on trouve des proportions inverses dans la population en général. Mais la nouveauté aujourd'hui, c'est qu'une minorité de la bourgeoisie se déclare actuellement favorable à la souveraineté, ou qu'elle est, du moins, prête à l'accepter -elle avait fait preuve d'une opposition hystérique quasi unanime lors du référendum de 1980.

En revanche, c'est dans les rangs de la classe ouvrière organisée que le soutien à l'indépendance est le plus fort, atteignant plus de 80 %, selon les sondages internes commandés par les directions syndicales.

Les trois principales centrales syndicales du Québec (1) ont pris position en faveur de l'indépendance par des majorités écrasantes lors de leurs congrès ; elles ont fourni l'encadrement des grandes manifestations nationales, comme la marche de 300 000 personnes, le 25 juin 1991, sur le thème : « Québec, notre seul pays ». La jeunesse scolarisée est une autre composante importante de la société québécoise, largement favorable à l'indépendance.

Enfin, la Fédération des femmes du Québec, principal regroupement féministe,

Inprecor n° 352 du 8 au 21 mai 1992 s'est également prononcée pour la souveraineté.

La classe ouvrière québécoise n'a pas encore acquis son indépendance politique.

Les principaux courants du mouvement ouvrier international, la social-démocratie et le stalinisme, se sont complètement marginalisés au sein du mouvement ouvrier québécois par leur réticence, voire leur hostilité ouverte, aux revendications nationales, inspirées en cela par leur direction canadienne- anglaise.

L'emprise des partis nationalistes

Les tentatives de créer un parti travailliste québécois ont toujours échoué à cause de la préférence des bureaucraties syndicales pour le parti bourgeois le plus nationaliste — celui-ci promettait, en échange, des réformes sociales. L'appui de la bourgeoisie se porte très massivement sur le parti le moins nationaliste, le Parti libéral du Québec, au pouvoir, obligeant l'autre grande formation à chercher des soutiens du côté de la classe

C'est ainsi que le Parti québécois, formation bourgeoise officiellement "souverainiste", d'allure moderniste et technocratique, affichait même quelques prétentions social- démocrates dans les années 70. Parvenu au pouvoir en 1976, il a, en effet, payé sa dette à la bureaucratie syndicale en effectuant certaines réformes timides en matière de relations au travail, malgré l'opposition acharnée du patronat. Mais le PQ s'est ensuite retourné contre les syndicats du secteur public pour leur imposer des restrictions salariales draconiennes pendant la récession de 1982 ;

il perdait le pouvoir aux élections de

1985.

Pourtant, malgré un manque d'enthousiasme flagrant pour le PQ et encore plus pour son chef élu en

1988, Jacques Parizeau, la majorité de la classe ouvrière a de nouveau l'intention de voter pour ce parti, qui apparaît comme le seul moyen de mettre en déroute les libéraux détestés de Robert

Bourassa, et dans l'espoir d'arracher au moins la souveraineté du Québec.

Depuis deux ans, tous les sondages donnent le PQ gagnant aux prochaines élections, qui devraient avoir lieu en 1994 au plus tard. Dans cette situation, la lutte pour mettre sur pied une alternative politique ouvrière n'a qu'une marge très étroite.

Pendant ce temps, le reste du Canada, lui, se débat dans une crise politique sans précédent. Le Parti conservateur, au pouvoir à Ottawa, se retrouve relégué en quatrième position dans les sondages d'opinion, après les libéraux, le Nouveau parti démocratique (NPD, social-démocrate) (2) et un parti régionaliste de droite de l'Ouest, le Reform Party.

Les conservateurs sont rejetés par la gauche, à cause de leurs politiques fiscales et des pertes d'emplois massives occasionnées par l'accord de libre commerce avec les Etats-Unis. C'est ainsi que trois provinces ont élu des gouvernements NPD depuis 1990, l'Ontario, le Saskatchevan et la Colombie-Britannique. Mais les conservateurs sont aussi critiqués à droite par ceux qui les jugent trop conciliants avec le Québec et pas assez conservateurs, surtout le Reform Party.

On assiste même à la montée de courants encore plus droitiers, voire ouvertement antifrancophones, comme la Confederation of Regions, dont le quart des députés ont été élus lors des dernières élections provinciales au Nouveau-Brunswick.

Tout cela complique la tâche des gouvernements de Québec et d'Ottawa qui cherchent un nouvel arrangement constitutionnel capable de couper l'herbe sous le pied au camp indépendantiste, car les concessions minimales qui permettraient de reconquérir une majorité au Québec sont massivement rejetées dans le reste du Canada.

Les revendications des Amérindiens

Tout cela a également ouvert la porte à l'irruption sur la scène politique des peuples autochtones, qui revendiquent la reconnaissance de leur droit à l'autogouvernement comme un droit "inhérent", c'est-à-dire antérieur à l'arrivée des Blancs.

Ils formulent des revendications sur la majorité du territoire canadien et québécois, sans aller jusqu'à parler de sécession. Tout en étant gênées par ces revendications, qu'elles n'ont aucune intention de satisfaire, les forces fédéralistes font de leur mieux

1) La Centrale de l'enseignement du Québec (CEQ) et la Confédération des syndicats nationaux (CSN) avaient adopté, en juin 1990, des résolutions claires de soutien à la perspective d'indépendance — après avoir refusé de prendre position lors du référendum de 1980. La Fédération des travailleurs du Québec (FTQ), affiliée au Congrès du travail du Canada (CTC), soutient traditionnellement le PQ et a des positions social-démocrates.

2) Le 6 septembre 1990, le NPD avait remporté une victoire surprenante lors des élections provinciales de l'Ontario — la plus riche des provinces canadiennes — renversant les libéraux.

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pour les retourner contre le projet d'indépendance du Québec en mettant en avant tout ce qui peut opposer les revendications québécoises à celles des autochtones (3). En cela, les fédéralistes sont aidés par l'attitude bornée, rigide et autoritaire, affichée par la direction du PQ face aux revendications autochtones concernant le territoire québécois — en plus, le gouvernement Bourassa fait des efforts acharnés pour construire un méga-projet hydroélectrique sur un territoire revendiqué par les Cris malgré leur opposition ; ce projet n'a cependant rien à voir avec la revendication de souveraineté du Québec.

Une partie de la direction indigène est visiblement tentée de jouer la carte fédérale en échange de concessions possibles, en fournissant à Ottawa le prétexte moral rêvé pour refuser une éventuelle déclaration de souveraineté de la part du Québec. Rendant la monnaie de leur pièce aux dirigeants du PQ, Ovide Mercredi, le président de l'Assemblée des premières nations, le principal groupe indigène du Canada, a nié à son tour que le Québec soit une nation ayant le droit à l'autodétermination, à la plus grande joie des chauvins anglophones qui n'oseraient pas dire ouvertement une chose pareille — le Canada tient beaucoup à son image démocratique.

L'épreuve de force

Les groupes autochtones du Québec et d'autres provinces se sont cependant désolidarisés de ces déclarations et ont reconnu au Québec son droit à l'autodétermination, tout en réaffirmant le leur. Mais les ponts sont bien fragiles entre les indigènes et le mouvement national québécois, et ce n'est pas au PQ qu'il faut demander de les construire, lui qui cherche simplement à prendre la succession du gouvernement fédéral en matière de domination sur les autochtones.

Les centrales syndicales québécoises ont fait quelques timides démarches en faveur des indigènes et ont affirmé des positions de principe en faveur de l'autodétermination des premières nations, mais elles hésitent à s'engager dans une voie qui les mettrait en contradiction avec le PQ et qui les obligerait à faire face aux attitudes racistes anti-indigènes de leurs membres et de la population en général.

La bourgeoisie canadienne espère encore que l'opinion "souverainiste" va flancher au moment critique, face à la campagne d'intimidation économique et politique en préparation et que certaines concessions symboliques suffiront pour récupérer l'indépendantisme "mou" dans le camp fédéraliste. Mais cette tactique peut fort bien échouer, à cause, entre autres, de la crise politique du Canada anglais. Celle-ci rend très difficile la formulation d'une "offre" fédérale quelconque au Québec et provoque la multiplication des expressions de chauvinisme antifrancophone ; la bourgeoisie canadienne pourrait alors se replier sur l'usage de la force pour garder le Québec.

La préparation technique d'une telle éventualité est déjà en cours. Le budget de la police secrète a été sensiblement augmenté, celui de l'armée est maintenu — en pleine détente internationale —, les unités canadiennes stationnées en Allemagne sont rapatriées. Quant à la préparation du terrain politique, quoi de mieux que la prétention de défendre les autochtones pour justifier l'usage de la force contre le Québec - et quoi de plus hypocrite ! On assiste également à une recrudescence de la production littéraire anti-Québec, qui dépeint les francophones comme une tribu raciste et xénophobe, antisémite et réactionnaire, s'opposant aux libertés individuelles et aux droits des minorités, etc. Grâce à ce tableau, le Canada aura non seulement le droit, mais aussi le devoir, d'arrêter un mouvement national que certains vont jusqu'à comparer au nazisme !

L'évolution des choses dépendra pour beaucoup de l'attitude du mouvement ouvrier du Canada anglais. Après l'avoir refusé pendant 25 ans, le NPD a officiellement reconnu le droit à l'autodétermination du Québec, en 1987, tout en s'inscrivant fermement parmi les défenseurs de l'unité canadienne. Il en est de même pour le Congrès du travail du Canada, principale centrale syndicale, dont la composante québécoise est la Fédération des travailleurs du Québec, qui se veut, elle, indépendantiste !

Mais la gauche canadienne-anglaise est mal préparée pour faire face à la campagne politique en cours visant à justifier l'usage de la force au nom de la défense des libertés ou des droits des indigènes, supposément menacés par le nationalisme québécois. Pire encore, de telles vues ont largement cours dans la gauche elle-même. Il y a fort à craindre qu'au moment critique, elle sera désorientée et paralysée par la stratégie fédé-

Cependant, la principale faiblesse politique de la gauche et du mouvement ouvrier canadien-anglais réside dans le fait qu'ils identifient le progrès social et les droits individuels avec l'Etat fédéral central. Loin de le voir comme ce qu'il est, le principal instrument de domination de la grande bourgeoisie impérialiste canadienne, ils idéalisent cet Etat pour en faire le défenseur des faibles, des minorités et des opprimés contre les multinationales américaines et contre les gouvernements provinciaux réactionnaires, y compris, voire surtout, celui du Québec. Cet amalgame est provoqué par le fait que le gouvernement fédéral a été le principal agent des politiques keynésiennes d'Etat- providence appliquées au Canada à partir des années 40. Mais il est aujourd'hui le principal agent de leur démantèlement, dans l'intérêt de la grande bourgeoisie canadienne.

La mainmise du

Parti québécois

Pour cette dernière, l'enjeu est de taille. L'indépendance du Québec constituerait une catastrophe qui réduirait sa stature internationale, amputerait son marché intérieur et remettrait en cause tout l'équilibre actuel des institutions canadiennes. On peut donc s'attendre à ce qu'elle mette tout en œuvre pour l'empêcher.

On ne trouve cependant pas le même degré de détermination de l'autre côté. La bourgeoisie québécoise souhaite, dans sa grande majorité, parvenir à un nouvel arrangement qui renforce l'autonomie provinciale du Québec, tout en évitant une rupture dangereuse. Ce recul face à l'éventualité d'une rupture influence évidemment les sommets du PQ pour les entraîner dans une dérive étapiste et gradualiste dont l'autonomie provinciale serait le résultat final. Les courants nationalistes petits-bourgeois qui animent les sociétés nationales peuvent bien vouloir l'indépendance totale du Québec, mais ils ne représentent pas une force sociale capable de l'arracher.

La classe ouvrière québécoise est la seule force importante qui cherche la rupture avec l'Etat canadien et qui aurait la capacité de l'imposer, à condition de se libérer politiquement du PQ. *

Québec, avril 1992

3) Au Québec, entre 80 et 100 000 personnes s'identifient comme étant d'origine indienne - sur 6,5 millions d'habitants, soit entre 1 et 1,5 %.

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