tations plusieurs fois réprimées par la police.
de plus en plus plausible.
protester contre leur licenciement.
mois d'août, des dizaines de milliers de personnes dure depuis plus de 20 jours.
entendu était « A bas la Nouvelle démocratie ».
européenne, a rejeté ces propositions.
une fois au gouvernement.
qui demandent « Pourquoi nous ne renversons pas ce gouvernement ? ». *
Grève générale politique
Depuis l'arrivée au pouvoir, en avril 1990, du parti de la Nouvelle démocratie (Nea Dimocratia), les travailleurs subissent des attaques d'envergure contre leur niveau de vie et leurs conditions de travail. Les salaires ont été bloqués et l'inflation annuelle atteint 17 % ; plus de 10 000 vacataires du secteur public ont été licenciés, des compagnies appartenant à l'Etat ont été privatisées et d'autres ont fermé ; le chômage a beaucoup augmenté ; les droits démocratiques des syndicats (grèves, manifestations, etc.) ont été limités et les manifes-
Au cours des deux dernières années, plusieurs luttes ont eu lieu contre la politique de la droite, mais sans grands resultats. Maintenant, le mécontente ment s'est généralisé, et de plus en plus de gens souhaitent le départ du gouvernement. Cela s'est reflété dans le résultat des élections partielles, en avril 1992, à Athènes, auxquelles la Nouvelle démocratie et la gauche traditionnelle ont refusé de participer, appelant à voter blanc ou à s'abstenir. Le Mouvement pan-hellénique socialiste (PASOK) est sorti grand vainqueur de ces élections, passant de 280 000, en 1990, à 400 000 voix. Depuis, la défaite électorale de la Nouvelle démocratie, aux élections d'avril 1994, en faveur du PASOK apparaît
En juillet 1992, le gouvernement a annoncé 1 400 licenciements dans la compagnie publique des autobus d'Athènes ; les 8 000 employés se sont mis en grève illimitée. Le gouvernement a répondu en licenciant tout le personnel et en privatisant la compagnie. Depuis, plus aucun bus ne circule à Athènes et le transport des passagers se fait par camions militaires ou par quelques autobus conduit par des soldats. Les 8 000 salariés de l'entreprise, regroupés autour de leur syndicat (proche du PASOK) descendent quotidiennement dans la rue pour
La Confédération générale du travail (CGT) a appelé à une manifestation de soutien aux employés des bus qui a rencontré un grand succès rassemblant, au
A la même époque, le gouvernement a annoncé de nouvelles mesures sur la sécurité sociale, qui repoussent l'âge de la retraite et qui diminuent le montant de l'allocation. Cela a provoqué une grande vague de grèves surtout dans la compagnie d'electricité, dans les banques, les télécommunications, etc., qui
La CGT a appelé à une grève générale de 24 heures le 3 septembre, à une autre de 48 heures, les 9 et 10 septembre et une troisième, les 16 et 17 septembre. La participation a été très forte dans le secteur public et assez satisfaisante dans le secteur privé. La manifestation du 10 septembre, appelée par les syndicats, a rassemblé plus de 100 000 personnes ; le mot d'ordre le plus
La politisation de cette lutte est impressionnante, le problème d'un autre gouvernement se pose, même pour les syndicats les plus modérés. Le patronat l'a bien compris, et l'Alliance des industriels a demandé au gouvernement de chercher un accord avec les syndicats ; de hauts cadres du parti Nouvelle démocratie ont demandé que la politique économique soit plus souple, mais le Premier ministre, Constantin Mitsotakis, suivant les orientations de la Communauté
Ce qui sauve, pour le moment, le gouvernement est l'attitude des partis de l'opposition, qui ont toujours refusé de donner toute perspective politique aux luttes. Le PASOK mise sur sa prochaine victoire électorale et demande des élections anticipées, refusant d'annoncer clairement les mesures qu'il prendrait
La gauche traditionnelle (PCG, Alliance de la gauche) est opposée aux mots d'ordre contre le gouvernement, à la tenue d'élections anticipées et identifie le PASOK et la Nouvelle démocratie, refusant ainsi tout front contre le gouverne-
Quoi qu'il en soit, la situation demeurera tendue en Grèce. Les travailleurs n'acceptent plus ce gouvernement, refusent sa politique et il est probable que de nouvelles luttes auront lieu. La base du PASOK, en plus, exerce des pressions sur la direction pour une politique plus dynamique et nombreux sont ceux
Nicos SIMEONIDIS Athènes, 15 septembre 1992