Inprecor 1974–2004

Archives de la revue d'information et d'analyse de la IVe Internationale

ITALIE

Le feu aux poudres

· Inprecor n° 359, 25 septembre 1992 · p. 6 · 412 mots

Syndicalisme

en cas de maladie, etc.).

des grèves régionales tournantes.

et à Florence, 50 000 environ à Bologne, etc).

cédent depuis les années 70.*

Le feu aux poudres

Liques pourtaine Ance o a arise montai l agi ue de mes cas-

velles augmentations d'impôts, de coupes claires dans le budget de la sécurité sociale - un pourcentage élevé de la population n'en bénéficiera désormais que partiellement —, d'une élévation de l'âge de la retraite (65 ans pour les hommes, 60 ans pour les femmes), d'un blocage des salaires et de l'arrêt des embauches dans la fonction publique jusqu'à la fin de 1993. Si les projets du gouvernement sont appliqués, une famille à revenus modestes devra payer un supplément d'impôts de plus de 5 000 francs (sans compter les frais éventuels

L a riposte des travailleurs a été immédiate. Dès l'annonce des mesures

-gouvernementales, des grèves spontanées ou organisées par des sections syndicales ou des comités de base ont été déclenchées, notamment dans la région de Milan. Sous la pression de ces actions, les centrales syndicales ont été obligées de réagir, elles aussi. Elles ont accusé le gouvernement d'avoir violé l'accord du 31 juillet et proclamé une série de mobilisations, dont a demande de greve generale, pourtant tres populaire, n'a pas ete rete-

•nue par les bureaucrates, effrayés par la dynamique qu'elle entraînerait. Néanmoins, les grèves régionales en Lombardie, en Toscane et en Emilie (les autres régions devant faire grève par la suite) ont été très suivies et accompagnées par des manifestations importantes (plus de 100 000 personnes à Milan

Presque partout, les dirigeants syndicaux ont été énergiquement contestés

Get, dans certains cas, ils n'ont même pas pu prendre la parole. Trentin, dirigeant de la CGIL, a été violemment pris à partie à Florence. Cela a provoqué des réactions concertées de représentants du gouvernement, du patronat et des partis politiques qui ont crié au retour du terrorisme de 1977 ! Mais lorsque les dirigeants syndicaux violent les règles de la démocratie interne et refusent de consulter leur base, on ne saurait reprocher aux travailleurs de les siffler dans les manifestations et de ne pas accepter que seuls les bureaucrates puissent se faire entendre - à Milan, les ouvriers d'Alfa Romeo avaient demandé à parler à la tribune, mais leur demande a été rejetée ; ils ont choisi d'organiser leur propre meeting, en marge de la manifestation. Certains journaux ont préféré mettre l'accent sur l'importance de la mobilisation, sans pré-

L. MAITAN, 24 septembre 1992

Une erreur sur cette page ?