suivi que prévu.
ment, 20 000 cheminots ont débrayé.
sortes d'actions, de la distribution de tracts aux meetings et sittings.
remplacé celle de service public.
Dès 1994, la British Rail, en Grande-Bretagne, sera scindée nécessité d'organiser une riposte coordonnée. *
Première grève européenne
Be 27 octobre 1992 a eu lieu la première grève euro -péenne. A l'appel de 26 syndicats de cheminot plusieurs arrêts de travail ont plus ou moins perturbé les transports ferroviaires dans les différents pays de la Communauté européenne (CE). Le mouvement, présenté par la presse comme une action symbolique, a été bien plus
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CGT, Confédération française démocratique du travail — CFDT, Force ouvrière - FO, Confédération française des travailleurs chrétiens - CFTC, Confédération générale des cadres - CGC, et les syndicats autonomes) mais les cheminots ont largement dépassé le mot d'ordre européen d'une heure de grève. En fait, les débrayages ont débuté la veille à vingt heures, et le trafic a été paralysé durant toute la journée un peu partout. Le même jour, une manifestation massive a eu lieu devant la direction de la Société nationale des Chemins de fer français (SNCF). En Belgique et en Grèce, le trafic a été totalement interrompu entre onze heures et midi. Au Portugal, où seule la Confédération générale du travail CGT appelait à participer au mouve-
Dans certains pays, les cheminots ont dû contourner les lois syndicales
limitant le droit de grève. En Allemagne, où le droit de grève est limité aux revendications de type économique, et en Grande-Bretagne, où les grèves de solidarité sont interdites. Dans ces deux pays, les cheminots ont mené toutes
Nette première grève coordonnée à l'échelle européenne prétendait pro tester contre les menaces qui pèsent sur l'ensemble des transports fer roviaires en Europe, et surtout, contre la directive européenne du 20 juin 1991, adoptée par les douze ministres des Transports qui prévoit « l'assainissement de la structure financière des sociétés de chemins de fer ». Mais, les politiques mises en place ont, dans la plupart des pays, devancé cette directive : projet de privatisation des chemins de fer dans la plupart des pays (voir l'article sur l'Allemagne ci-contre), restrictions budgétaires. Partout, la notion de rentabilité a sociétés : l'une publique, qui sera chargée des voies, et l'autre qui gérera le transport de passagers et le fret, et qui sera privatisée par parties. En France, la politique de la SNCF est depuis des années déjà engagée dans la voie de la "rentabilité" aux conséquences désastreuses : vieillissement du matériel ; réduction des horaires de services ; priorité aux transports à grande vitesse (TGV) et de prestige, au détriment du réseau local et régional. La suppression de dizaines de milliers d'emplois et le vieillissement du matériel font peser de graves menaces sur la sécurité des agents et des voyageurs. L'accident de la gare de Lyon à Paris, qui avait fait 57 morts, en 1988, n'est pas seulement dû à es grandes centrales syndicales n'ont rien fait jusqu'a present pour ripos-
-ter aux mesures antisociales qui accompagnent le processus d'unification européenne. Les plans d'austérité déjà appliqués ou qui se préparent dans la plupart des pays européens contraignent les bureaucraties syndicales à organiser des semblants de riposte au risque de perdre encore plus d'adhérents (c'este le cas de l'Etat espagnol) ou de se voir débordées par la base (comme en Italie). C'est ce qui explique l'organisation de cette journée de grève européenne dont le succès montre la colère qui monte dans la plupart des pays et la
Informations extraites de Rouge, 29 octobre 1992