Inprecor 1974–2004

Archives de la revue d'information et d'analyse de la IVe Internationale

BOSNIE-HERZEGOVINE

Confusion dans le mouvement pacifiste

· Inprecor n° 364, 4 décembre 1992 · p. 11 · 415 mots

Ex-Yougoslavie Paix et armements

tion militaire européenne dans la région.

l'Europe a même apporté son aide financière à la rencontre d'Ohrid.

ter une attitude de moins en moins critique vis-à-vis des pouvoirs.

civile ».

comme dans tous les nombreux réseaux civils existants ».

de gage de paix et de réussite.

ment pacifiste devrait y songer. *

BOSNIE-HERZEGOVINE

Confusion dans le mouvement pacifiste

Eu 4 au 6 novembre 1992, une conférence internationale de mouvements pour la paix s'est tenue à Ohrid, dans l'ancienne république yougoslave de Macédoine. Cette rencontre n'a pas abouti à une stratégie commune visant à mettre fin à la guerre dans l'ancienne Yougoslavie. Dans leur résolution finale, les 400 participants, venus de 20 Etats européens, ont lancé un appel à une interven-

En revanche, cette conférence à montré que les gouvernements européens, les Nations-Unies et la Communauté européenne (CE) sont si conscients de leur impuissance face au conflit de l'ancienne Yougoslavie qu'ils sont de plus en plus ouverts aux propositions et aux initiatives du mouvement pacifiste. Le Conseil de

Malheureusement, aujourd'hui, les faiblesses de la gauche occidentale et du mouvement pacifiste européen conduisent beaucoup de militants pacifistes à adop-

L'exemple du nouveau partenariat qui s'est instauré entre le Conseil de l'Europe et certains secteurs du mouvement pacifiste occidental apparait dans la résolution finale de la Conférence qui demande l'instauration « de zones sous la protection des Nations-Unies et de la CE en Bosnie et en Herzégovine et dans les zones protégées par les Nations-Unies en Croatie », où « la discussion sur le futur statut politique de ces zones » sera « suspendue (...) jusqu'à ce que la vie normale soit restaurée et que le climat de peur ait été éliminé ». Dans ces "protectorats", les soldats occidentaux devraient assurer « la démilitarisation, la restauration de la justice et une administration impartiale [et] la reconstruction de la vie économique, sociale et

La revendication de l'instauration de ce type de "protectorats" en Bosnie-Herzégovine et sur un tiers de la Croatie — en plus des zones "locales" qui naîtront inévitablement tout au long du conflit après l'intervention occidentale - est présentée comme un projet de « réseau civil (...) qui pourrait se baser sur les jumelages déjà existants entre différentes villes européennes et d'autres villes de ces régions,

La résolution finale de cette conférence évoque à plusieurs reprises la combinaison magique entre les Nations-Unies et les « initiatives civiles » comme une sorte

Malheureusement, il n'y a pas de solutions magiques pour la Bosnie. Le mouve-

Adam Novack

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