Inprecor 1974–2004

Archives de la revue d'information et d'analyse de la IVe Internationale

ETATS-UNIS

Pas d'étrennes pour Clinton

· Inprecor n° 366, février 1993 · p. 4-6 · 3 041 mots

États-Unis Syndicalisme Femmes Golfe et Irak

Cet article a été écrit la veille de la prise officielle de fonction par Bill Clinton. L'élection de ce dernier a soulevé l'enthousiasme de plusieurs secteurs de la société, depuis la bureaucratie syndicale et la majorité des dirigeants libéraux aux Américains moyens effrayés par l'influence des fanatiques religieux de droite sur la politique sociale durant l'ère Reagan-Bush, en passant par des membres de l'élite économique et des milieux d'affaires. Rarement des espoirs auront été si peu justifiés. David FINKEL

M ême dans le spectre

politique de la bourgeoisie des EtatsUnis, Clinton est à droite et n'a jamais prétendu être à gauche. Durant sa campagne électorale, Clinton avait fait deux promesses importantes en matière de droits de l'homme : celle d'arrêter la politique monstrueuse (et illégale) de rapatriement massif et brutal des réfugiés haitiens que pratiquait l'administration Bush, et lever l'interdiction des gays et des lesbiennes dans l'armée. La semaine précédant son investiture, Clinton s'était déjà rétracté sur la première, battait en retraite sur la seconde et soutenait sans réserve le bombardement de l'Irak décidé par Bush.

A la veille de la prise de fonction de Clinton, le nouveau cours politique se précisait : gouvernement de la classe dominante, par la classe dominante, et aussi (comme d'habitude) pour la classe dominante. Un examen du projet de cabinet de Clinton suffit pour s'en convaincre (1). Warren Christopher, le secrétaire d'Etat pressenti par Clinton, a vraisemblablement reçu des rapports des services de renseignements de l'armée sur les militants antiguerre et noirs, dans les années 60, alors qu'il était dans l'administration de Lindon Johnson, il a délibérément menti au

- ETATS-UNIS E Congrès sur ce point dix ans après, en tant que vice-secrétaire d'Etat de Jimmy Carter, c'est à ce dernier titre qu'il a été un artisan du soutien de Carter au Shah d'Iran et de la confrontation désastreuse avec la révolution islamique.

Le libéralisme au pouvoir

La responsabilité de la politique économique, particulièrement délicate, a été laissée au bon vouloir de Lloyd Bentsen, nommé secrétaire au Trésor et connu pour son conservatisme, ses liens avec les grandes compagnies pétrolières, son engagement pour la réduction d'impôts pour les entreprises et pour la "discipline" des réductions budgétaires — divinité devant laquelle tous les programmes sociaux doivent se prosterner humblement. Cette nomination a été si populaire dans les cercles capitalistes que Bentsen a été recommandé par la commission financière du Sénat, avant même que celle-ci ne l'interroge.

Un économiste libéral formé à Harvard, Robert Reich, a postulé au poste de secrétaire au trésor, sur la base de propositions de stimulants économiques "doux" et d'une version floue de "politique industrielle" (c'est-à-dire d'investissements dans l'infrastructure économique, dans la

... VOYONS... FAIRE LES VALISES... ETEINDRE LES

LUMIERES ... BOMBARDER L'IRAK™* OK, ALLONS-Y.. formation des travailleurs, etc). Il est intéressant de noter que Clinton a préféré nommer Reich secrétaire au Travail, un poste qui, dans les administrations démocrates "traditionnelles", revenait à quelqu'un lié aux milieux syndicaux. Les seuls liens - indirects - de Reich avec le mouvement ouvrier se résument à un siège dans le comité de recherche d'un institut de politique économique sur le travail, par contre il est ami de Clinton depuis leur séjour à l'université dans les années 60.

S'étant assuré que le noyau dur de son cabinet serait bien accueilli par les grandes compagnies et les investisseurs, Clinton a repris sa promesse de créer « un gouvernement qui ressemble à l'Amérique ». Le résultat est révélateur de sa vision de ce que sont les Etats-Unis. Ron Brown, un afro-américain qui préside le Comité national du Parti démocrate et qui est représentant juridique au service des grandes compagnies et des clients du gouvernement, devrait être le secrétaire au Commerce.

1) Dans le système de gouvernement nord-américain, fortement présidentiel, les postes dans le cabinet sont équivalents aux portefeuilles ministériels dans un système parlementaire, les membres du cabinet ne sont pas des législateurs élus. Ils doivent être soumis à l'approbation du Congrès, qui est généralement accordée après quelques calomnies rituelles.

Page 5

Le secrétaire à la Santé et aux services sociaux et le procureur général pressentis sont des femmes qui ont la réputation d'être féministes, et déplaisent donc à la droite. La dernière est aussi avoué de premier plan du géant de l'assurance Aetna. Cette nomination du "féminisme des trusts" dans l'administration sert un double objectif. Elle permet un semblant de représentation des femmes, et servira de support à un rafistolage de "réforme de l'assurance médicale" que Clinton a promis d'inaugurer dans les 100 premiers jours de son administration.

Très éloignée des programmes de santé appliqués dans les pays capitalistes avancés, la proposition de Clinton consiste à enrôler les 37 millions d'exclus de l'assurance médicale dans un système basde-gamme avec des remboursements minimaux et praticien imposé, tout cela administré avec force profit par les compagnies d'assurances à but éminemment lucratif. Pendant ce temps, ceux qui, comme les travailleurs syndiqués, bénéficient de couverture médicale au-dessus du niveau minimum devront payer des impôts.

Le miroir aux alouettes

Un observateur avait décrit l'atmosphère qui régnait, à New-York juste à la veille de l'élection, comme « une ambiance terrible d'espoir et de mobilisation autour de la communauté homosexuelle, tout le monde portant les badges Clinton/Gore, particulièrement dans les bars gays, des manifestations aux flambeaux, des porte-à-porte pour faire inscrire les gens sur les listes électorales, etc ». On attendait ce que Clinton « ferait pour [les gays] » mais était répandu le sentiment que si Bush était réélu, les homosexuels « seraient raflés pour aller dans les camps de concentration ».

La couverture du journal du syndicat des travailleurs des médias, montrait une photo de Clinton saluant de la main et affirmant que sa victoire « était plus que la victoire d'un parti, que c'était la victoire d'un peuple qui travaille dur et respecte les règles du jeu... qui est prêt à se battre et à gagner sur le terrain économique, mais qui a besoin d'un gouvernement qui lui qui lui donne un coup de main, pas l'aumône » (2). Les pages centrales du journal étaient entièrement consacrées à la mobilisation du syndicat en faveur de Clinton. Suivant une tradition de la presse syndicale, aucune mention n'était faite de son soutien ouvert à l'Accord de libre échange nord-américain (NAFTA), auquel le mouvement ouvrier s'oppose, pas plus qu'à son appui à la loi interdisant le monopole syndical en Arkansas (3) ni à son refus pointé de se déclarer en faveur des syndicats lorsqu'il a été mis au défi de le faire par Jerry Brown lors des primaires démocrates.

Cet enthousiasme a pénétré profondément dans la gauche, aux Etats-Unis et au niveau international. L'hebdomadaire des libéraux et socio-démocrates, In These Times, affichait les couleurs de Clinton dans son numéro "spécial seizième anniversaire" de l'après-élections. The Nation, qui avait un cours éditorial très critique à l'égard de Clinton, a reçu un grand nombre de lettres de lecteurs en colère, critiquant la rédaction pour n'avoir pas reconnu l'élection de Clinton comme une grande victoire de la gauche !

Une écrivain et militante qui couvre le Nicaragua pour la revue Against the Current et qui en revient, affirme que les Nicaraguayens sont très enthousiastes et attendent beaucoup de l'élection de Clinton.

La communauté homosexuelle, les Afro-américains, les travailleurs et les libéraux n'ont pas été les seuls à soutenir Clinton. Arthur Laffer, par exemple, l'économiste du tournant Laffer et de la prétendue révolution monétariste reaganienne, a soutenu Clinton parce que Bush a augmenté les impôts et, selon ses propres mots, parce que Bush faisait une fixation sur le déficit. Milton Friedman, qui n'est pas connu pour des propositions économiques de gauche, préférait Clinton, lui aussi.

William Safire, le gourou de l'opinion conservatrice, appuyait aussi Clinton. Ce néo-conservateur sioniste avait ses raisons d'en vouloir à Bush, qui n'a pas su mettre en œuvre le programme de démembrement de l'Irak conçu par Shamir et qui a affronté Israël sur le gel des implantations dans les territoires occupés, mais sa position reflète aussi le sentiment, très répandu chez les conservateurs, que Bush a échoué. Un reportage télévisé selon lequel Reagan lui-même aurait voté Clinton n'a été démenti que mollement et de façon ambiguë, par le secrétaire de presse de l'ancien président !

La crise sociale a joué un rôle dans le dénouement des élections présidentielles. Les événements de Los Angeles notamment ont fait l'effet d'une douche froide : certaines couches privilégiées ont commencé à percevoir une crise qui, à terme, les menacerait.

Mike Davis, un auteur marxiste spécialisé dans la crise urbaine, a mis le doigt sur ce phénomène, dans une interview donnée peu après les événements de Los Angeles. A une question sur les implications nationales du soulèvement, il a répondu : « Je pense que pour les quelques survivants de la gauche libérale traditionnelle au sein du Parti démocrate, il est temps de passer à l'offensive. En ces temps d'agonie de nos villes. Tout d'abord il y a eu la désindustrialisation, suivie de la suppression, pendant 15 ans, de toute aide fédérale aux villes qui se sont transformées en autant de dépotoirs de nos problèmes sociaux nationaux. Le moment est venu de reprendre l'offensive et de faire de la reconstruction des villes l'objectif national central, d'utiliser les dividendes de la paix pour les villes.

La peur de l'explosion

«C'est une urgence absolue. Les membres des classes moyennes ont fait un mauvais calcul politique pendant les dix ou quinze dernières années, en pensant qu'ils pouvaient permettre la dégradation d'un tiers de la société sans en assumer les conséquences, en déménageant vers des banlieues privilégiées — et qu'ils ne récolteraient ainsi jamais ce qu'il ont semé. Un des effets majeurs de ces émeutes est le nouveau sentiment viscéral d'insécurité des classes moyennes blanches... Il remet sans doute les grosses villes et leur état au premier plan de la politique nationale. »

La perspicacité de Davis souligne que South central (4) a été le signal d'alarme pour le système et et ses privilégiés des années 80, qui leur a révélé l'acuité de la crise. L'élection de Clinton — et, bien sûr, le pseudo-populiste phénomène Perot au sein de l'électorat blanc - témoigne d'une combinaison d'un mécontentement populaire et de la conviction de la classe dominante que Bush a échoué

Au bas de l'échelle sociale, l'élection de Clinton suscite une dialectique d'espoir et de désillusion. La responsabilité des révolutionnaires est de répondre à cet espoir, de le politiser, sans susciter d'illuSIons.

La nouvelle administration n'est pas l'objet de pressions ni de la droite, ni de la gauche : Clinton a pu annoncer la levée de l'interdiction des lesbiennes et des gays dans l'armée des Etats-Unis. Ce message, destiné à la droite et aux fanatiques religieux, leur signifiait qu'ils ne détenaient plus le pouvoir, et qu'on se passerait de leurs services. Le droit des homosexuels à effectuer leur service militaire est un droit démocratique ; mais le service militaire

2) CWA News, novembre-décembre 1992.

3) Cette loi, appelée de façon perverse « droit au travail » en Arkansas et dans d'autres Etats du Sud surtout, interdit aux syndicats de négocier un monopole syndical avec un patron.

4) Voir Inprecorn° 352 et 353 des 8 mai et 25 mai 1992.

Page 6

n'a jamais été, pour autant, une revendication motrice dans le mouvement homosexuel. Au contraire celui-ci a surtout mobilisé pour obtenir un financement massif de la recherche sur le SIDA et pour une protection intégrale de leurs droits civiques. Ces mesures coûtent de l'argent et requièrent des batailles législatives, tandis que l'interdiction dans l'armée peutêtre levée par un simple ordre (bien que même sur cette question Clinton cherche maintenant à trouver un "compromis").

Clinton peut et va probablement faire un certain nombre de choses qui ne coûtent rien. Il peut annuler le "décret gag", une directive infâme de Bush qui interdit aux cliniques de planning familial subventionnées par l'Etat fédéral de faire mention de l'avortement à leur patientes, et supprimer d'autres brutalités mesquines du régime de Bush. Il en est tout autrement des programmes qui coûteraient de l'argent, et, là, les nomination pour le cabinet excluent les libéraux des cercles du pouvoir.

La gauche introuvable

Aucun mouvement de lutte ne viendra des libéraux à une exception près : leur direction s'est constamment battue ces dernières années dans le mouvement pour le droit à l'avortement. Il vont exiger une loi pour la liberté de choix, et il y en aura sûrement une — avec, malheureusement, suffisamment d'espace pour que les Etats imposent des restrictions et des obstacles au droit de choisir. La direction du mouvement pour le droit de choisir va peut-être se trouver obligée d'être critique vis-à-vis de Clinton, bien qu'étant dépendante de lui pour combattre un amendement ou des manœuvres d'obstruction de l'extrême

Il ne faut pas s'attendre à voir les libéraux mener d'autres batailles. Ils ont peur, d'une part d'un échec de Clinton et d'un retour de la droite dure, et, de l'autre, d'une explosion sociale venue d'en-bas. Ils comptent sur Clinton pour les défendre de ces deux dangers, ils ne se considèrent pas comme un groupe de pression organisé, et encore moins pour une opposition. Tragiquement, la gauche est trop petite et inefficace pour remplir ce vide.

L'engagement le plus sincère de cette administration sera pris en faveur du libre échange, de la coopération entre travail et patronat, entre autres projets pour améliorer la "compétitivité" capitaliste des EtatsUnis. Les aspects les plus sinistres de ces politiques sont plus faciles à mettre en œuvre pour une administration démocrate que républicaine, étant donnée la collaboration de la bureaucratie syndicale. Un exemple du genre a été cité par un militant du syndicat des chemins de fer, Lynn Henderson, lors d'une conférence des Partisans d'un Parti du travail (5). Il a expliqué comment la loi censée interdire le « remplacement permanent de travailleurs » en grève, inclut une clause d'arbitrage "impartial" pour le règlement des conflits. Ainsi, pour ne pas perdre leur travail au profit de jaunes, les travailleurs devront sacrifier leur droit à négocier leur

Ces mesures étaient incluses dans un "Amendement Packwood" à la législation contre les briseurs de grève, qui a été étouffé lors de la session du Congrès de l'an dernier. Alors que l'AFL-CIO va essayer d'empêcher que l'amendement (dont l'auteur, le sénateur Robert Packwood, est actuellement impliqué dans une affaire de harcèlement sexuel) ne soit adopté, mais il y a fort à parier que ses efforts ne seront ni très vigoureux ni cou-

Les maître-mots de l'administration Clinton en matière de politique du travail seront "compétitivité", "flexibilité" et "coopération" - signifiant tous que les dirigeants syndicaux devront imposer de nouvelles concessions à leurs adhérents avec en retour seulement une apparence de "consultation" de la part du nouveau gouvernement. Le syndicat de la métallurgie a déjà proposé aux entreprises sidérurgiques un contrat incluant l'arbitrage contraignant, plus de cogestion et une "restructuration de la force de travail" (c'est-à-dire des suppressions d'emplois) (6).

Avec, comme toile de fond l'explosion de Los Angeles, une récession prolongée et de craintes profondes à propos de l'avenir du pays, la promesse électorale de Bill Clinton de se « concentrer comme un rayon laser sur l'économie » a obtenu un écho important auprès d'électeurs qui trouvaient Bush trop désintéressé par les questions nationales. Provocation et compagnie

L'administration Reagan est arrivée aux affaires en cherchant activement l'affrontement international pour renforcer ses bases politiques, elle les a quittées de la même façon par un dernier bombardement de l'Irak et les meurtres de civils qui l'accompagnent. L'équipe Clinton, au contraire, aurait préféré éviter ces diversions potentiellement sources de discorde.

Ainsi, la mise à feu et à sang de l'Amérique Centrale sera pratiquée de façon moins provocante, pour permettre à l'opinion publique libérale reconnaissante de l'ignorer plus facilement. Même la promesse de Clinton aux leaders de l'extrême droite cubaine, exilés à Miami, d'être « plus dur avec Castro » semble avoir surtout été une pure rhétorique électorale ; la politique de Bush en la matière était suffisamment vicieuse et aucun changement n'est nécessaire ni probable.

Réduire le rythme des aventures militaires n'a rien à voir avec l'élimination du militarisme. Celle-ci n'est pas prévue par le programme de Clinton, comme le prouve la nomination au secrétariat à la Défense de Les Aspin, un démocrate du Winsconsin qui a rendu des services inestimables à l'administration Reagan-Bush pour faire passer le programme de la "Guerre des étoiles", d'aide à la contra nicaraguayenne et de production du bombardier B1.

Quoi qu'il arrive, Clinton sera immédiatement confronté à ce que l'ancien président Jimmy Carter a décrit comme « la situation internationale la plus difficile héritée par un président depuis que je suis né ». Une intervention complexe en Somalie, qui va probablement devenir d'autant moins populaire que des marines vont commencer à être tués ; un glissement vers des opérations militaires étrangères massives dans l'ancienne Yougoslavie ; l'absence de limites au nouveau massacre en Irak ; la crise politique créée par l'expulsion des 417 Palestiniens par Israël ; les perspectives de chaos intégral en Russie - voici quelques unes des questions les plus urgentes que Clinton devra trancher.

Quelques observateurs ont été tentés de remarquer que George Bush a laissé derrière lui une crise internationale en guise de chausse-trape pour un successeur malvenu, qui a mis fin, de façon si impolie, à son mandat. Pourtant, c'est, en dernière analyse, le capitalisme lui-même qui a miné l'économie des Etats-Unis et la situation mondiale. Le grand perdant immédiate va sans doute être l'image de marque de Clinton, car l'espace dévolu à ses prétentions pseudo-libérales s'est évanoui avant qu'il n'ait pu l'occuper.

Detroit, janvier 1993

5) "Partisans d'un Parti du travail" (LPA), initiative de conviction et d'organisation visant à obtenir un large soutien, au sein du mouvement ouvrier pour la création d'un parti du travail, est dirigée par Tony Mazzochi, un dirigeant du syndicat des travailleurs de la chimie du pétrole et de l'énergie atomique et militant de gauche de longue date. LPA est encore loin d'être un mouvement de masse, mais il compense dans une certaine mesure la désaffection politique profonde parmi les travailleurs. La réunion de Detroit, organisée par les branches de Cleveland et Detroit de LPA, a été la première conférence régionale du genre.

6) Une analyse de la politique du travail de Bill Clinton par Kim Moody est parue dans le numéro de février 1993 de Labor Notes.

Une erreur sur cette page ?