Inprecor 1974–2004

Archives de la revue d'information et d'analyse de la IVe Internationale

TUNISIE

Répression tous azimuts

Inprecor n° 367, mars 1993 · p. 36 · 231 mots

Maghreb

Le régime tunisien vient de confirmer son caractère dictatorial. Après avoir emprisonné 8000 militants présumés de En-Nahdha (mouvement intégriste non reconnu), les militants de l'Organisation communiste révolutionnaire (OCR, section de la IV ème Internationale en Tunisie), ceux du Parti Communiste des Ouvriers de Tunisie (PCOT, pro-albanais), condamnés à des peines pouvant aller jusqu'à quatre ans de prison pour ce qui reste un délit d'opinion, après avoir dissout la Ligue tunisienne des droits de l'homme (LTDH), il vient d'arrêter 18 démocrates, coupables à ses yeux d'avoir annoncé la fondation du "Comité national de tants des droits de l'homme ou opposants de longue date au régime, se proposaient la libération des prisonniers d'opinion et l'éradication du phénomène de la torture.

Accusés de diffusion de fausses nouvelles, d'atteinte à l'ordre public, et de constitution d'une organisation illégale, ils ont tous été entendus par le juge d'instruction et relâchés, à l'exception d'un seul, Salah Hamzaoui, le coordinateur du comité. sous mandat de dépôt. Une campagne internationale de protestation a permis de faire reculer le pouvoir. Il a dû revenir sur sa décision initiale d'expulser l'un des fondateurs, Tahar Chagrouche, de nationalité algérienne, et a finalement dû accorder la liberté provisoire à Salah Hamzaoui. La campagne de protestation auprès des autorités tunisiennes doit continuer, jusqu'au procès des fondateurs du CNDPO, pour exiger l'arrêt des poursuites et la levée des inculpations !

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