Inprecor 1974–2004

Archives de la revue d'information et d'analyse de la IVe Internationale

EUROPE

Appel à une assemblée de la gauche européenne

Inprecor n° 369, mai 1993 · p. 16 · 671 mots

France Italie

la rue.

ouverte à l'Est et solidaire du Sud.

nouissement personnel, pour permettre une vraie vie collective.

et autogestionnaire.

ter et d'agir ensemble à l'échelle de l'Europe.

week-end des 12 et 13 juin à Paris.

Premiers signataires :

Fausto BERTINOTTI (secrétaire confédéral de la CGIL, Italie)

Tony BENN (député, Labour Party, Grande-Bretagne)

Marcelino CAMACHO (secrétaire général des Commissions ouvrières, Etat espagnol)

Julio ANGUITA (coordonnateur de la Izquierda unida de l'Etat espagnol)

de la refondation communiste, Italie)

Armando COSSUTA (président du Parti de la refondation communiste, Italie)

Luciano PETTINARI (secrétaire international du Parti de la refondation communiste, Italie)

Emest MANDEL (économiste, Parti ouvrier socialiste, Belgique)

Gregor GYSI (ancien président du Parti de la démocratie socialiste, député, Allemagne)

François VERCAMMEN (porte-parole du Parti ouvrier socialiste, Belgique)

Wilfried TELKAMPER (député européen, Grünen, Allemagne)

Sören SONDERGAARD (Enhedslisten, Alliance rouge-verte, Danemark)

Helge JENSEN (Enhedslisten, Alliance rouge-verte, Danemark)

Michael HINDLEY (Membre du Parlement européen, Labour party, Grande Bretagne)

Michel SUCHOD (vice-président du Mouvement des citoyens, France)

Claude POPEREN (porte-parole d'Alternative-démocratie-socialisme, France)

Gilbert WASSERMANN (porte-parole d'Alternative-démocratie-socialisme, France)

Stéphane PEU (porte-parole des Refondateurs communistes, France)

Alain KRIVINE (porte-parole de la Ligue communiste révolutionnaire, France)

René DUMONT (agronome, France). *

Appel à

UNE ASSEMBLEE DE LA GAUCHE EUROPEENNE

La sortie de crise n'est pas pour demain. Le monde, au contraire, s'enfonce dans un marasme sans précédent qui sème la démoralisation et tue l'espoir. L'Europe n'est pas un havre de paix et de prospérité. Les conflits armés se multiplient. Quinze millions de chômeurs, principalement des jeunes et trente millions d'exclus révèlent en son coeur même la présence du tiers-monde. Des millions de pauvres à l'Est et au Sud se pressent aux frontières pour tenter d'échapper à une misère plus effroyable encore. Sur ce terreau, le racisme se répand, voulant désigner les immigrés comme boucs émissaires de tous ces malheurs. Et pour la première fois depuis cinquante ans, des partis fascistes s'imposent dans les umes et

Face à cette crise, l'Union européenne qui se met en place ne saurait constituer une vraie réponse, sociale, généreuse et fraternelle. Le Traité de Maastricht, obnubilé par la monnaie unique et la banque indépendante, sert d'alibi au démantelement des acquis sociaux Adversaires résolus de toutes les formes de chauvinisme, national ou régional, nous sommes partisans d'une Europe des peuples mobilisée et luttant par tous les moyens contre le chômage et l'exclusion sociale, d'une Europe sans racisme où toutes celles et tous ceux qui y vivent jouissent des mêmes droits, d'une Europe écologique qui protège les ressources naturelles et réconcilie développement économique et défense de l'environnement, une Europe où les minorités disposent de tous leurs droits démocratiques. Une Europe indépendante, pacifique,

Il faut un nouvel élan !

Un élan qui ne peut venir que d'en-bas, des travailleuses et des travailleurs, des jeunes, des femmes, des peuples, des citoyens. Nous militons pour un renversement radical des choix. Priorité aux besoins sociaux de la majorité de la population et non au profit d'une infime minorité. Pour chacune et chacun : un emploi, un revenu, un logement, la protection de la santé, le droit à l'instruction, à la formation professionnelle. Des services publics, des infrastructures, une réduction du temps de travail pour donner du temps et la possibilité de l'épa-

Une telle priorité sociale est incompatible avec le despotisme du profit, la loi de l'économie généralisée de marché. Plus que jamais est à l'ordre du jour la lutte pour une nouvelle société, libérée de l'exploitation, de toute oppression. Une société égalitaire et démocratique, libre

Nous ne disposons pas de réponses toutes faites. Nous avons certainement entre nous des divergences. Mais nous partageons quelques solides convictions. Et la volonté de discu-

Il y a urgence !

Nous appelons les militants et les militantes de la gauche du mouvement ouvrier et syndical, du mouvement des femmes, du mouvement écologique, du mouvement de la solidarité internationale, du mouvement antiraciste et antifasciste, du mouvement associatif, à signer cet appel et à participer nombreux à l'Assemblée européenne de la gauche qui se tiendra le

Luciana CASTELLINA (député européenne, directrice de Liberazione, hebdomadaire du Parti

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