Inprecor 1974–2004

Archives de la revue d'information et d'analyse de la IVe Internationale

PHILIPPINES

Eviter le pire

Inprecor n° 378, mars 1994 · p. 12 · 383 mots

Gregorio Rosal (alias Ka Roger), porte-parole officiel du PCP (aile Sison-Tiamzon), a déclaré que des dirigeants de /Opposition démocratique allaient être traduits devant un "tribunal populaire" pour crimes de "gangstérisme", de "corruption", de "sabotage" du mouvement clandestin. Interrogé, Gregorio Rosal s'est refusé à exclure qu'une sentence de mort soit prononcée. re de la région de la capitale), tous visés par cette menace : Romulo Kintanar (ancien dirigeant de la guérilla), Ricardo Reyes (ancien dirigeant du bureau politique et de Mindanao), Felimon Lagman (dirigeant de la régionale Manille-Rizal), Arturo Tabara (dirigeant des série de déclarations de Jose Maria Sison accusant, sans preuves, des responsables de l'opposition d'être des agents stipendiés par le gouvernement. Elle peut provoquer une dynamique destructrice de liquidations et de contre-liquidations, initier des développements incontrôlés. Elle offre une occasion unique au gouvernement Ramos et aux forces de répression pour attiser les contradictions au sein du mouvement populaire et multiplier les en cause rejettent explicitement le recours aux règlements de compte physiques. Après la conférence de presse du 14 décembre, il importe, en particulier, que les porte-parole officiels du PCP rejettent sans ambiguité le recours aux "tribunaux populaires" et aux condamnations à mort dans les luttes politiques en cours. affirmé qu'aucune sentence de mort ne serait prononcée à l'encontre des dirigeants de l'opposition (Bulletin Today du 10/01/1994. Dont acte. Mais cette déclaration, importante, ne répond pas à toutes les inquiétudes. Elles est prononcée au nom du Front et non du parti, comme celle de décembre. Elle n'écarte la sentence de mort que pour des raisons d'opportunité, et non pour des raisons de fond, de principe. Fernandez n'a pas révisé, à en croire le compte rendu de presse, les accusations infamautées portées contre les dirigeants de l'opposition. Il continue ainsi à criminaliser le débat politique, la divergence d'orientation. Ce qui dénie tout choix libre aux militants.*

Eviter le pire

Lors d'une conférence de presse, le 14 décembre 1993, dans le sud de l'ile de Luzon, Il a nommé quatre cadres de premier plan (trois membres du comité central et le secrétaiCette initiative est excessivement grave, proprement irresponsable. Elle fait suite a une Il est essentiel que le débat soit maintenu sur le terrain politique et que toutes les fractions En janvier, le père Frank Fernandez, secrétaire général du Front national démocratique, a

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