L'économiste libéral, Rian Le Roux estime que le gouvernement issu des élections suivra une politique économique «pragmatique», Il indique de plus que les perspectives économiques n'avaient jamais été meilleures depuis le «boom de l'or» des années 70.
M. Le Roux estime que la faiblesse des réserves en devises, une base fiscale réduite et un déficit budgétaire très lourd vont limiter à la fois la tendance à la dépense outrancière et la tentation du «populisme macro-économique»,
Avec la fin de l'isolement, on pense que la croissance économique peut-être maintenue et stabilisée à cause des «facteurs positifs» suivants :
• à la différence d'autres pays en voie de développement, l'Afrique du Sud possède un secteur privée fort, rompu à la concurrence :
• le pays dispose d'une solide infrastructure industrielle ;
• enfin, il y a un énorme besoin de développement, qui pourrait stimuler la croissance. De plus, une augmentation de 16 % des exportations vers l'Asie du Sud-est va probablement compenser la modeste augmentation des exportations vers l'Europe (qui est de 0,5 %).
En guise de conclusion, M. Le Roux affirme que «comme tout économiste vous le dira, une croissance stable de 3% par an vaut bien mieux qu'une croissance de 6 % une année, suivie d'une diminution de 3% l'année suivante», *
(The Argus, 9 mars 1994)