Inprecor 1974–2004

Archives de la revue d'information et d'analyse de la IVe Internationale

DOSSIER EUROPE

Danemark : l'UE en question

· Inprecor n° 380, mai 1994 · p. 29 · 533 mots

Europe

cher un «oui» danois à Maastricht, le 18 mai 1993, puis la ratification consécutive du traité.

pagne politique, tout en appelant à voter pour les deux listes de résistance à l'UE.

parler de syndicats forts comme la seule protection contre le dumping social !

conférence des gouvernements en 1996.

degré de la résistance danoise à l'UE. *

Danemark : rUE en question e non danois à Maastricht du 2 juin 1992 avait envoyé une formidable onde de choc socialiste populaire (SF, social-démocrate de gauche), qui était opposé à Maastricht, a été l'un des principaux architectes du prétendu «compromis national» qui a permis d'arra-

Le «compromis national» reflétait à la fois une inflexion du cours politique du SF, entreprise depuis longtemps, mais également l'espoir que nourrissait cette organisation de rentrer dans le prochain gouvernement social-démocrate. Cet espoir a été écrasé au moment de la chute du gouvernement de droite de Schlüter. Le dirigeant social-démocrate, Poul Nyrup Rasmussen, a préféré faire équipe avec trois petits partis bourgeois et le SF est resté dans

Pour l'Alliance rouge-verte la situation au lendemain du 18 mai 1993 était propice à l'espoir : du fait du retournement de SF l'alliance a dépassé dans les sondages la barre de 2 % permettant d'entrer au Parlement danois. Et même si les sondages ont évolué depuis, l'Alliance rouge-verte a dépassé cette limite plusieurs fois depuis. Cette dernière ne présentera pas sa propre liste pour les européennes de juin 1994. Elle mènera à la place une cam-

Après le 2 juin 1992, une scission du Mouvement populaire contre la CEE, qui avait à l'époque quatre députés, avait donné naissance au Mouvement de juin. Pour ce qui est de la politique quotidienne, les différences entre ce dernier et le Mouvement populaire «maintenu» ne sont pas évidentes. Pourtant, alors que le Mouvement populaire réclame que le Danemark quitte la CEE — et pas seulement l'Union européenne (UE) — le Mouvement de juin ne s'oppose qu'à UE et non à la construction européenne dans son ensemble. Il y a des membres de l'Alliance rouge-verte en bonne position sur les deux listes - en tête de la liste du Mouvement populaire, et à la seconde place sur celle du Mouvement de juin. Ces deux regroupements rassemblent des forces bourgeoises et de gauches. Ce qui donne parfois d'étranges juxtapositions dans leurs documents - une phrase peut revendiquer le droit des patrons et des employés à négocier dans le sens de leurs intérêts commun, et la suivante

Par ailleurs, les sociaux-démocrates essayent de mettre en avant la question de l'Etat providence, tout en passant sous silence le contenu du «compromis national» auquel le SF s'accroche désespérément. Des partis de droite comme le parti libéral ou le parti du centre prôneront sans doute l'extension de la participation danoise à l'UE et l'adhésion du Danemark à l'Union de l'Europe occidentale - une question qui sera mise à l'ordre du jour de la

Les prochaines européennes peuvent être analysées dans le droit fil des référendums de juin 1992 et mai 1993 : leurs résultats vont être interprétés comme un oui ou un non à l'UE. Et comme en mai 1993, où 44 % des votants avaient dit non, ces résultats refléteront le

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