Banque mondiale, FMI : ça suffit
Contre les politiques des institutions de Bretton
Woods
1 n'y a guère de quoi se réjouir au moment où la communauté internationale commémore le cinquantième anniversaire de l'accord de Bretton Woods qui donna naissance au Fonds monétaire international (FMI), à la Banque mondiale et au GATT. Dictant sans fléchir ses plans d' «ajustement structurel» pour le remboursement de la dette, les institutions issues de l'accord de Bretton Woods appauvrissent et affament les peuples du Sud et poussent à la tiers- mondisation des pays de l'ancien bloc de l'Est.
La Banque mondiale — dont le mandat consiste à «lutter contre la pauvreté» et protéger l'environnement — collabore sur le terrain au démantèlement des services de santé et d'éducation. Son soutien aux mégations communautaires, etc.
projets énergétiques et agro- industriels accélère la déforestation et la destruction de l'écosystème entraînant déjà le déplacement forcé de plusieurs millions de personnes.
Tant au Sud qu'à l'Est, des centaines de millions sations et de personnalités.
d'enfants sont sous-alimentés et privés d'enseignement dans plusieurs régions du monde, portugais.
la compression brutale des dépenses sociales combinée à l'effondrement du niveau de vie mène à l'éclatement d'épidémies de tuberculose, de malaria et de choléra.
Les droits des peuples sont d'autant plus brimés que l'accord du GATT (notamment en ce qui concerne l'investissement étranger, la biodiversité et les droits de propriété intellectuelle) entérine au sein des articles de la nouvelle Organisation mondiale du commerce
(OMC) de manière «permanente» et inaltérable, plusieurs clauses de l'«ajustement structurel». Le mandat de l'OMC consiste à réglementer le commerce mondial au profit des grandes banques et sociétés transnationales, ainsi qu'à «surveiller» en étroite collaboration avec le FMI et la Banque mondiale, la mise en application des politiques gouvernementales nationales.
• APPEL MONDIAL!
Désormais, les recettes du néolibéralisme sont appliquées dans les pays du Nord où les politiques gouvernementales débouchent sur le chômage, l'exclusion, le racisme, la destruction de la petite et moyenne entreprise, la compression des salaires ainsi que l'abandon de nombreux acquis sociaux.
Dans le Sud, à l'Est et au Nord, une minorité sociale s'enrichit au détriment des peuples. Dans le monde entier, des voix s'élèvent contre ce nouvel ordre financier mondial qui tire profit de l'exploitation de la nature et des populations, développe l'apartheid social, menace les fragiles conquêtes des femmes et précipite souvent les pays dans des confrontations destructrices entre nationalités.
L'heure est venue pour l'humanité de retrouver ses marques et de réviser son
Nous demandons votre appui afin que l'Appel mondial soit largement diffusé au Nord, au Sud et à l'Est. Nous demandons votre collaboration ainsi que celle des groupes de citoyens, ONG, syndicats, organisations d'Eglises, organisa-
Notre objectif consiste à établir un vaste réseau international de personnes et d'organisations impliquées dans l'action solidaire. Cette démarche consiste à créer dans chaque pays, ville et/ou localité un comité d'appui à l'Appel (ainsi qu'une adresse locale) pouvant collaborer avec le Comité de Bruxelles.
Nous vous demandons de parrainer cette initiative, de transmettre le texte de l'Appel à vos membres ainsi qu'à vos partenaires au Nord, au Sud et à l'Est, de participer à la collecte des signatures d'individus, de représentants d'organi-
Le texte de l'appel peut être reproduit et distribué. Présentement ce texte est disponible également en anglais, allemand, arabe, espagnol, néerlandais et
Veuillez SVP expédier l'original des signatures à :
Appel mondial : Banque Mondiale, FMI : ça suffit !
Rue Plantin, 29
1070 Bruxelles, Belgique
Tel : 32/ 2-523 40 23/fax : 32/2-522 61 27 agenda. Nous soussigné(e)s, citoyennes et citoyens du monde, travailleurs, artistes, écrivains, enseignants, fonctionnaires, syndicalistes, membres d'organisations non- gouvernementales, etc., réaffirmons le droit des peuples à la souveraineté économique nationale, au développement démocratique et à la justice sociale. Nous signifions notre ferme opposition à ce modèle économique destructeur, ainsi qu'à l'ingérence des institutions de Bretton Woods et de la nouvelle
Organisation mondiale du commerce dans les affaires intérieures des Etats.
Premiers signataires :
Samir Amin (économiste, directeur du forum du
Tiers monde de Dakar, Egypte), Jean-Marie Baise
(sénateur Ecolo, Belgique), Agnès Bertrand
(ECORAPA, France), Madeleine Briselance (SOS,
Tahiti, France), Janet Bruin (Ligue internationale des femmes pour la paix et la liberté, Suisse),
Humberto Campadonico (professeur d'économie, université de San Marcos, Pérou), Felix Cardenas
(Aymara de Bolivia, Movimiento «Pacha-Kuti»,
Bolivie), Carlos Carnero Gonzalez (député européen Izquierda Unida, Espagne), Michel
Chossudovsky (Université d'Ottawa, collaborateur au Monde Diplomatique, Canada), Didier Daeninkx
(écrivain France), Christine Daure Serfaty (France),
Erik de Clerck (secrétaire général Frères des hommes, Belgique), Germain Dufour (sénateur
Ecolo, Belgique) Bruno Dujardin (Institut de
Médecine Tropicale, Belgique), François Gagnon
(Regroupement-Action-Milieu, Canada), Pierre
Galand (secrétaire général Oxfam, Belgique),
Susan George (codirectrice du Transnational
Institute, membre de la direction de Greenpeace
International), Edward Goldsmith
(The Ecologist, Grande-Bretagne),
François Houtart (chanoine, directeur CETRI, Belgique), Albert
Jacquard (généticien, France),
Bernard Lacaube (Association
France Amérique Latine, France),
Jacques Liesenborghs (sénateur
Ecolo, Belgique), Santiago Lorente
(professeur à l'université de
Madrid, Espagne), Ernest Mandel
(économiste, Belgique), Gustave
Massiah (CEDETIM, France),
Sous-commandant Marcos (CCRI,
Armée zapatiste de libération nationale-EZLN, Mexique), Leana
Nuez (UNICARAGUA, FSLN,
Nicaragua),
Miguel
Nuez
(ACSUR),
Orlando Nuñez
(sociologue, FSLN, Nicaragua),
René Nuez Tellez (membre de la direction nationale du FSLN.
Nicaragua), Gilles
Perrault
(écrivain, France), James Petras
(sociologue, USA), Luis A. Reveco
(directeur de Third world first,
Grande-Bretagne),
Jean
Ronveaux (secrétaire général du
CNCD, Belgique), Lola .Saiz
(coordination des ONG de Madrid,
Espagne),
Catherine Samary (économiste,
Université Paris X, collaboratrice au Monde
Diplomatique), Abraham Serfaty (militant, Maroc),
Vandana Shiva (économiste, Inde), Christine
Sibilotte (Comité justice sociale SA, Québec), Henri
Simon (député Ecolo, Belgique), Lodewijk
Steenwegen (député Agalev, Belgique), Ruth Stör-
Mougel (Solidarité avec les peuples d'Amérique
Centrale-Caraïbes, France), Lise Thiry (virologue,
Gauches unies, Belgique), Gianni Togoni
(secrétaire général du Tribunal permanent des peuples Italie), Alain Tondeur (Parti ouvrier socialiste, Belgique), Eric Toussaint (Comité pour l'annulation de la dette du Tiers monde, Belgique),
Francis Wurtz (Parti communiste français, France).