voilà quelques aspects de la production « idéologique» des bureaucrates
Document
Nous publions ci-après la traduction d'un article paru dans le numéro 35 de Signal en date du
29.8.1978. Signal est un hebdomadaire paraissant en Tchécoslovaquie. Comme tel on peut certainement considérer reflétant le point de vue « officiel».
C'est peu de dire que c'est un tissu de mensonges. Cet article de plus de trois mille mots ne contient littéralement aucun fait véritable, pour ne pas parler, bien entendu, des interprétations «politiques». C'est un véritable morceau d'anthologie politicière de l'époque stalinienne à son apogée. Tout y est. Même la fine remarque puant l'antisémitisme : «Stanislas Boudine (de son vrai nom Benzion Bat)».
On remarquera que pas une fois la source des
«citations» n'est indiquée... et pour cause !
Nous publions dans Inprecor cet article - qui n'était certainement pas destiné à l'exportation - non seulement pour informer l'opinion publique
La vague de terrorisme et le développement du radicalisme dans les pays occidentaux ont engendré l'apparition de groupes et d'organisations, à l'exemple des tristement célèbres Brigades Rouges et des groupuscules néo-fascistes.
Les couches de la grande bourgeoisie qui veulent étouffer le mouvement révolutionnaire et les mouvements de progressistes pour la masse liberté et la démocratie, soutiennent ces groupes et leurs
C'est activités.
pour cette raison que ceux-ci se cachent derrière des noms d'organismes de gauche. Souvent c'est
Tchécoslovaquie
Un nouveau
La IVe Internationale subventionnée par la CIA;
Pietr Uhl jetant des bombes dans les bus de Prague;
Ernest Mandel organisant des kidnappings d'enfants...
normalisateurs...! L'odieux et le grotesque ne doivent pas faire diversion : la menace qui pèse sur Pietr Uhl est réelle.
ses articles comme des procès truqués.
la bourgeoisie elle-même qui organise ces groupes terroristes et les pourvoit financièrement.
La IVe Internationale en qu'organisme trotskyste orienté contre tous les mouvements progressistes du monde entier, s'aligne aux côtés des mentionnés ci-dessus.
groupes recrutant ses sympathisants partout où elle peut. Ernest
Mandel, membre du secrétariat et l'idéologue en pointe de l'Internationale trotskyste, déclare : « Le trotskysme en soi ne signifie pas grand-chose, mais à l'heure actuelle, au moment de la lutte des deux systèmes
«complot» trotskyste
en Tchécoslovaquie
ouvrière du degré d'ignominie et de bêtise de la presse tchécoslovaque normalisée, mais surtout pour mettre en garde et mobiliser : derrière cet article, il y a la possibilité de monter un remake des procès Slansky. Accusations et accusateurs sont les mêmes; mais les accusés sont différents : «l'ingénieur Petr» (pourquoi diable n'écriventils pas «l'ingénieur Petr Uhl» ? - Craignent-ils un procès en diffamation ?) n'est pas disposé à avouer et le contexte international est totalement différent : dans les pays capitalistes, aucun PC devant maintenir un minimum d'influence n'osera reprendre à son compte l'équation «trotskysme : terrorisme: CIA». Que l'on se souvienne de l'attitude du PCF qui a dû défendre la Section française de la IVe Internationale accusée d'actes terroristes par le gouvernement français, et dissoute en juin 1973. Mais il faut exiger davantage : que les organisations du mouvement ouvrier et singulièrement celles qui se réclament de «l'eurocommunisme» déclarent à l'avance qu'elles n'accepteront pas la réédition socio-économiques, il a acquis un nouveau contenu et nous pouvons constater que les conditions sont créées pour que nous puissions fonder nos propres partis trotskystes pour remplacer les groupes illégaux de jadis». Cette estimation de la situation a trouvé un large écho parmi les jeunes trotskystes de l'Europe entière. Leur langage et leur penchant vers l'anarchisme ne leur ont jamais per mis de devenir membres d'un vrai parti politique. Un tel groupe de citoyens est apparu en 1968, même en Tchécoslovaquie. Influencés
par l'idéologie trotskyste, ces individus ont tenté de fonder un parti trotskyste à la française. La propagande du trotskysme proprement dit a commencé en Tchécoslovaquie des 1965, quand la revue Plamen (Flamme) consacra un article pour commémorer l'anniver saire de la naissance de Jean-Paul Sartre. Le trotskysme trouva des défenseurs et des propagandistes en de tels personnages qu'étaient à l'époque Eduard Goldstücher, Evzen Löbl, Stanislav Budin (de son vrai nom Benzion Bat), Ladislav Mnacko, Ernest Fischer et Adolf Hoffmeister. Tous ces individus recevaient de fréquentes visites des militants étrangers de l'Internationale trotskyste, venant chez nous discuter des problèmes de la propagation du trotskysme en Tchécoslovaquie, et transmettre des matériels de propagande trotskyste. Parmi ces « visiteurs», citons par exemple Alain Krivine, membre du secrétariat de la IVe Internationale, Viola Christianne Pahl, Jakob Moneta, Ernest Mandel, Sybille Plosstedt et autres.
Ces trotskystes participaient à l'organisation de meetings et de manifestations tels que nous les avons connus dans les années 68-69. Alain Krivine et ont profité du meeting des étudiants à Slovansky dum pour y distribuer des tracts in-• citant à la haine contre le PCT et le socialisme. Ces tracts ont été imprimés en France dans les imprimeries de la IVe Internationale. De plus, Krivine et ses collabos distribuaient des brochures propagande trotskyste et d'autre imprimés importés de l'étranger. Après ce meeting, Krivine déclara : «Je suis très content. Je n'aurais même pas rêver de pouvoir trouver des étudiants aussi actifs enTchécoslovaquie. Mais je suis surpris par l'anticommunisme ardent manifesté par ces étudiants.»
Evidemment, on ne peut guère s'attendre à des sympathies envers le PCT et la construction du socialisme de la part d'un membre du secrétariat de la IVe Internationale. Mais son estimation du climat à Slovansky dum est singulière. C'était justement ce groupe d'étudiants et de jeunes qui ont soutenu Krivine, et qui entreprit de fonder, avec son concours et celui de Jakob Moneta, une fraction correspondant à l'idéologie trotskyste. Pour assurer le niveau idéologique et la préparation des membres, les représentants du trotskysme ont organisé des sortes de stages et de réunions, comme par exemple en 1969 à Paris, aux quels les dirigeants trotskystes de chez nous participèrent. C'est là que furent définis les buts et les méthodes du trotskysme, ainsi que la l'organisation. Plus tard, un autre stage eut lieu à Berlin Ouest, où furent analysés les méthodes de travail du groupe tchécoslovaque, et le réseau de contacts à l'étranger. A cette dernière réunion, ont non seulement participé les dirigeants, mais aussi un certain nombre de militants de base.
Le principal dirigeant du trotskysme en Tchécoslovaquie devint l'ingénieur Petr, qui avait créé, avec un groupe d'étudiants, un soi-disant parti trotskyste. Comme l'a déclaré plus tard un des militants, leur tâche principale était de freiner le processus de consolidation en Tchécoslovaquie après avril 1969. «On nous a dit qu'il fallait rendre impossible la consolidation chez nous. Notre méthode travail était d'influencer les masses, de distribuer les tracts, et plus tard même les actions. violentes pour liquider le so-
Nchez nous. L'ingénieur Petr se doutait que nous n'allions pas réussir sur le plan idéologique. Aussi, il fallait se préparer à des actions violentes et à des sabotages. Nous étions à chaque moment conscients de notre but : un putsch politique.»
La position de ce mouvement devint de plus en plus hostile envers l'Etat, ne se limitant pas aux graffitis et aux grèves des étudiants. Quelques membres de l'organisation ont décidé de déclencher des actions plus radicales. Dans ces intentions, ils furent soutenus par Jakob Moneta, dirigeant de la section allemande de l'Internationale trotskyste, qui était en contact permanent avec l'ingénieur Petr.
gnement aussi, par la lutte pour de milliers d'emplois pour les environ 1627640 personnes) est passée de 25 à 37 %, alors que dans le même laps de temps, celle des 10 % les plus pauvres a régressé de 3,3 % à 1,2 %. En 1971, la consommation dans les centres urbains est 2,3 fois plus élevée que la consommation rurale. Tout cela n'a fait qu'empirer au cours des cinq dernières années.
Au niveau de l'emploi, selon 1973-1977, le nombre des chômeurs est passé de 300000 à 550000 en 1977, soit 11% de la population active. En fait, selon A. Baroudi, on aboutit aux chiffres suivants : 40 % seulement de la population en âge de travailler ont un travail régulier, ce qui fait que l'on a, sur une population de 18 millions au total et 5,6 millions en age de travailler, une personne en moyenne faisant vivre - dans les conditions que l'on sait - sept à
En réalité, il y a plus d'un million et demi de chômeurs, jeunes ruraux fraîchement débarqués dans les bidonvilles, ou entassés dans les deux pièces (parfois une seule) de la «famille», au centre de la ville (avec des loyers de l'ordre de 700 FF ou 800 FF par mois, soit près de trois fois le SMIC); femmes, écartées de tous les autres que celui de bonne dans les foyers modestes ou somptueux, et qui sont condamnées à rester au foyer, à la maternité et à l'élevage des enfants ainsi qu'aux tâches ména-
Loin d'être défaites, les classes laborieuses se battent, dans
Gharb en refusant l'appropriation des terres par un gros propriétaire foncier, dans les propriétés du roi lui-meme par la grève, dans les usines enfin :
grève des phosphatiers Kourigba au printemps, celle des cantonniers refusant le rançonnement auquel ils sont soumis par les flics (et, dans une série de petites entreprises de la métallurgie, celle des ouvriers pour leurs salaires, pour les conditions de travail, pour la réintégration d'un de leurs camarades licencié pour fait de grève ou activité syndicale), dans l'enseiles salaires et les créations de postes. Même dispersées, ces luttes annoncent la recomposition en profondeur de la combativité de la classe ouvrière marocaine et de ses alliés.
Dans absolument tous les secteurs de la production, le nombre de grèves de l'industrie, de l'agriculture, du commerce ou de l'enseignement dépasse la centaine en 1977, et en approche pour le premier semestre 1978.
C'est sur la base de ce mouvement en profondeur, dont les indices sont par certains côtés semblables à ceux de la période qui précéda le mouvement de mars 1965, contre la politique de division des appareils de PUMT, de l'USFP et de l'UGT, face au jeu bonapartiste du monarque pour se recomposer une base politique et sociale, créer des «couches tampons» qu'il s'agit de mettre en avant des axes de bataille précis permettant de dévoiler la face cachée de ces «ouvertures démocratiques» et la volonté des dirigeants «oppositionnels» de stabilisation dans le pays.
Le régime aujourd'hui est dans une impasse totale, tant au plan économique que politique et diplomatique. Tout confine à l'empêcher d'appiiquer sa politique et de trouver des alliances autres que celle de sa classe et de l'impérialisme.
Les revendications des masses se heurtent directement au refus des patrons contraints par l'austérité, et à l'incapacité pouvoir d'opérer quelque redressement substanciel que ce soit de sa politique économique et sociale sans le faire payer classes laborieuses. La misère, le chômage, la décomposition la société posent de plein pied des questions vitales pour la population, tant urbaine que rurale : celles des hausses de salaires, des prestations sociales, du droit à la santé, et à la santé gratuite, celle de la lutte pour l'expropriation des trusts impérialistes... et celle de la création chômeurs, les jeunes, les femmes.
Il faut mener cette bataille au niveau des syndicats, des sections syndicales, car on assiste au développement de luttes spontanées ou «sauvages» dans une série de secteurs, luttes qui entrent en contradiction avec la politique de la bureaucratie syndicale de l'UMT, de l'UGTM ou des syndicats liés à l'USFP. Il faut combattre cette politique et orienter le mouvement réel vers l'indépendance syndicale vis-à-vis de l'Etat, vers l'unité contre le régime, et contre la bourgeoisie. LA QUESTION AGRAIRE
Tout en tenant compte du fait que la forte proportion de population active rurale, elle-même liée au retard de l'indus trialisation, empêche toute répartition de la terre à l'ensemble des foyers, nous devons faire de cette question une question centrale. La bourgeoisie incapable de régler les problèmes qui se posent. Une alliance du prolétariat, de la paysannerie semi-prolétariat des grandes villes doit les prendre en charge : aucun gouverement défendant les rapports production capitalistes, l'oligarchie foncière et les intérêts de l'impérialisme ne peut entreprendre - et c'est le cas dans les pays coloniaux -une réelle réforme agraire consistant à exproprier les grands propriétaires fonciers et à remettre la terre à la paysannerie tout en lançant politique hardie d'industrialisation, d'expropriation de tous les trusts et entreprises d'envergure nationale et internationale, sans indemnité ni rachat et sous contrôle ouvrier. NOTES 1) Voir le livre très documenté d'Elsa Assidon qui vient de sortir chez Maspero : «Sahara occidental, un enjeu pour le nord-ouest africain» - sur lequel nous reviendrons. 2) Le gouvernement UNFP dirigé par A. Ibrahim a été renvoyé en 1960 et avec lui ses projets de réformes et d'industrialisation.
Les positions pseudo-révolutionnaires, le vocabulaire gauchiste pompeux, les penchants à l'anarchisme et la coquetterie avec le maoisme sont pour la CIA des éléments très importants pour la divulgation de ses principes dans les pays socialis-
A propos des événements de Mai 68 en France, où la jeunesse de gauche a dépassé les objectifs préalablement fixés par ses «dirigeants», Pierre Frank, que nous avons déjà cité, déclara : «Notre activité nous n'avons jamais attiré l'attention des services français de contre-espionnage. Jamais un du Comité de la IVe Internationale n'a été persécuté. » Cette déclaration était un signe pour que tous les membres du Comité exécutif prennent des distances avec les actions radicales. Un mérite particulier revient, en ce qui concerne cette attitude, aux trotskystes américains (évidemment présents au secrétariat de la IVe Internationale). Comment ces gens (tous agents de la CIA) pourraient-ils admettre que les actions trotskystes contre l'Est perdent de leur intensité?
Le dirigeant de l'union de la jeunesse universitaire à la Sorbonne, Heller (citoyen des USA), avait déclaré : «L'obstacle principal des activités de la IVe Internationale contre les bureaucraties à l'Est est la dispersion des trotskystes. Notre devoir est d'unir les trotskystes du monde dans la lutte contre les bureaucratie à l'Est et d'installer des gouvernements ouvriers autogestionnaires dans ces pays à l'esclavage.» Ce dirigeant avait préalablement prépare le terreau pour voir réaliser ses projets niaques. Il finance les activités de la IVe Internationale par des dollars américains. Où un étudiant peut-il trouver de telles sommes d'argent à donner aux trotskystes ? Et il n'est pas la IVe Internationale reçoit de l'argent de la part de nombreux citoyens américains vivant en France, comme par exemple du partisan trotskyste notoire, Posadas (citoyen des
L'intérêt manifesté par la CIA à l'égard de l'Europe de l'Est remonte à une longue tradition; depuis les années 50 il ne cesse de croître. Au dix dernières années, des dizaines de membres de la IVe Internationale se sont rendus en Tchécoslo-
You pas). Ils agissaient pour les intérêts de la CIA : tenter de créer un mouvement trotskyste. Un des membres du secrétariat de la Ne Internationale les plus connus à l'heure actuelle, Simon Baruch, lors de sa visite de la Tchécoslovaquie en contacté plusieurs représentants du soi-disant Printemps Prague et a tenté d'éveiller chez eux un intérêt pour le soutien aux trotskystes et la propagation de lidéologie trotskyste en Ichécoslovaquie. Ses tentatives etaient conditionnées par les idées de la IVe Internationale: dans de nouvelles conditions, les trotskystes ne doivent pas seulement participer au mouvement pour les «Droits de l'Homme». Baruch a dit à certains de ces «militants» «La lutte pour le respect des droits de l'homme en Tchécoslovaquie est évidemment importante, mais l'essentiel du travail des trotskystes est de pousser les problèmes jusqu'à limite du supportable. Des revendications impossibles, des pressions contre le gouvernement, etc., c'est la voie des trotskystes Tchécoslova-
Ses paroles ne sont pas restées sans écho. N'oublions pas qu'il s'agissait d'un des dirigeants de l'Internationale trotskyste ! Ces mots furent approuvés par un groupe dont la raison de vivre est la lutte contre le socialisme. L'un d'entre eux, l'ingénieur Petr, dont nous avons deja parlé, dit de lui-même : «Je n'aime pas que quelqu'un me dise que je suis simplement un trotskyste. Ce n'est pas vrai. Je suis un marxiste-révolutionnaire. Je suis un révolutionnaire professionnel.» Ce sont de telles personnes dont l'Internationale trotskyste et ses mécènes de la CIA ont besoin.
«La prison est la nécessité vitale pour chaque révolutionnaire», déclara Georges Dobbelier, membre du secrétariat de la IVe Internationale il y a longtemps, lorsqu'il préparait les conditions pour le création des cellules trotskystes en Tchécoslovaquie. Ces paroles signifiaient-elles que Dobbelier savait très bien où doit finir chaque violeur de la légalité de sa patrie socialiste ? Ou bien représentaient-elles l'effort de poser d'avance une auréole de martyr sur les têtes des malfaiteurs antisocialistes et anti-étatiques ? A la même occasion, il parla aussi du terrorisme, de la violence et surtout de nécessité de liquider le socialisme.
Le trotskysme d'aujourd'hui, celui de Simon Baruch et d'autres représentants de la IVe Internationale, a changé de vocabulaire. Mais les méthodes sont restées inchangées. Jakob Moneta, dirigeant de la section ouest-allemande de la IVe Internationale et visiteur régulier de la Tchécoslovaquie, s'adressa à ses fidèles en 1972 : «La situation est changée. Les trotskystes ment, sinon c'est la défaite. Il est nécessaire que les trotskystes s'unissent avec d'autres pes frappés par les événements d'août 68 : qu'ils agissent ensemble avec eux. A l'heure actuelle, c'est la seule issue.» Par cette déclaration, la IVe Internationale a rejoint les rangs des organisations anticommunistes, dont les buts sont des putschs, des révoltes et le chaos. Du même coup, cet énoncé sousentendait que les trotskystes allaient conserver leurs propres méthodes de manipulation des masses. Dans une certaine mesure, ils ont pris des distances par rapport aux naufragés de l'année 1968; ils ne veulent pas coopérer avec ceux dont la défaite est évidente. Là aussi, il faut voir leur politique, insidieuse et astucieuse et pour cela infiniment dangereuse. D'autre part il faut constater que leur recherche de partisans du mouvement trotskyste en Tchécoslovaquie est - mis à part quelques indi-
vidus - sans succès. Des méthodes telles que la terreur, la violence, l'insécurité sur le plan social sont étrangères à la plupart de nos concitoyens aussi bien qu'aux : gens progressistes du monde entier. C'est pour cette raison que le trotskysme a toujours eu du mal à survivre, et que cela continue.
Conséquemment aux actions terroristes à l'Ouest, l'opinion publique internationale s'est mise à critiquer les régimes bourgeois.
Mais l'imitation des actions terroristes et du mode de vie occidental sont des phénomènes extrêmement marginaux dans notre société. Les «modes d'emploi» de telles activités viennent chez nous de l'extérieur, par l'intermédiaire d'étrangers vers et parfois aussi
Voici peu de temps, les organes de la sécurité tchécoslovaques étudiaient le cas d'un groupe d'individus - des récidivistes criminels pour la grande majorité - dont l'activité était inspirée par certaines idées des représentants du soi-disant Printemps de Ces gens sont incapables d'accepter leur défaite même dix ans après. Quelques uns d'entre eux, durant leur séjour dans les établissements pénitentiaires où ils purgeaient des peines pour contre l'Etat, tentaient d'inciter des criminels à des activités politiques, ceci dans l'intention de sousoi-disant socialisme Toute l'affaire a commencé en 1972. Quelques récidivistes expérimentés ont décidé de fonder, au cours de leur detention, un organisme préparant des actions terroristes contre le régime socialiste. La base idéologique reposait sur des principes droitiers notoires des années 68-69. Certains des détenus, ceux pour qui la contre-révolution était le credo, ont affiné ces principes : les méthodes devraient être plus violentes, plus cohérentes que les anciennes méthodes politicoéconomiques. La raison d'être de ce groupe aurait dû être l'activité terroriste contre tous ceux qui se sacrifient en construisant le socialisme. Le groupe s'appelait «les Vengeurs». Mais aucun d'entre eux ne savait de quoi il voulait se venger. Ils n'étaient même pas de l'expliquer. Ils ont inventé gamme d'actions diverses pour manifester leur de la construction du socia-
Un détail très intéressant : Vlasak, un des condamnés, a déclaré que tout le groupe se préparait minutieusement à ses activités, sur le plan idéologique et politique. Ils «évaluaient» quotidiennement la situation politique, et considéraient les possibilités d'organiser des actions de pression contre le gouvernement tchécoslovaque. «Nous ne voulions pas en rester aux menaces; nous étions décidés à réaliser ces menaces».
méthodes projetées était le kidnapping d'enfants. D'après l'ingénieur Petr, leader spirituel et idéologue principal du groupe (tout en se tenant un peu à l'écart), ces horribles projets devaient être employés pour terroriser les représentants de l'Etat. Cependant, les expressions utilisées lors des formulations de ces projets trahissent leur auteur. Un criminel sans éducation aurait súrement du mal à se servir de telles expressions. Et c'est ici que l'«investisssement» de Petr est démon-
La récompense pour les travaux sales des « Vengeurs» : des postes privilégiés dans l'administration blique - évidemment après la liquidation du socialisme en Tchécoslovaquie.
Les membres du groupe, ainsi motivés et soutenus, développaient une activité très in-
Après leur sortie de ils ont décidé de se procurer les moyens nécessaires aux actions terroristes projetées. Ils ont mis au point, jusqu'au détail, contre le dépôt d'armes des Milices populaires. L'attaque a mais malgré tout ils sont parvenus à récupérer quelques armes. A ce moment-là, Petr, entre-temps relâché, est réapparu sur la scène. Il s'est mis à organiser les « Vengeurs» en cellules d'après le modèle des soi-disant Brigades rouges.
Mais les «Vengeurs» sont des criminels peu habitués à se plier ils ne se satisfont pas de ce qui est envisagé. Ils sont plus près de l'anarchie que d'une activité organi-
Ils veulent effectuer actions terroristes pour propre compte. Petr n'était satisfait; il aurait voulu profiter de façon plus efficace. Il essaya alors de politiser les « Vengeurs», il les poussa à des discussions politiques.
D'après Petr, la situation n'est pas encore mûre. D'abord il fallait créer des conditions objectives pour que les actions des « Vengeurs» puissent parachever ce que d'autres auraient commencé par d'autres moyens. Il leur inculqua : «La liquidation du socialisme en Tchécoslovaquie n'est pas réalisable du jour au lendemain. Cela peut même durer très longtemps.»
Petr jouissait du respect et de l'admiration du groupe entier, car : «Il sait ce qu'il dit, il a de bons renseignements, il a des réponses à toutes les questions.»
Au moment de projeter des actions ayant pour but d'agrandir le chaos au sein de la population et d'accroître les possibilités de pressions sur le gouverdes «Vengeurs» à réaliser qu'une telle activité ne correspondait plus à ce qu'il avait imaginé. Faire dérailler un train, détourner un avion, lancer des grenades dans un bus rempli de voyageurs, c'était trop horrible même pour lui. Il commença à comprendre que les idéaux qui ont besoin d'un tel soutien pour vaincre ne sont probablement pas aussi positifs que Petr tâche de les présenter. Il est donc intéressant de voir de plus près le groupe de gens qui partageaient les idéaux de Petr, à plus forte raison si même un récidiviste criminel a, quant à lui, pris ses
distances. Toutefois, on ne peut pas douter de ses qualités morales, comme en fait foi son casier judiciaire. Malgré ceci, cet individu à l'éducation frustre et au tempérament agressif a compris que les actions envisagées par l'ingénieur Petr dépassaient de loin tout ce qu'il a pu commettre durant sa vie passée. Mais Petr, un homme à l'éducation universitaire, psychiquement mûr et nullement atteint par une maladie mentale, continue à planifier des actions violentes pour le soutien d'idéaux insensés. Il ne se gène pas, dans ses calculs, pour sacrifier des vies humaines.
De même ses amis proches, souvent des gens soi-disant érudits et intelligents, n'hésiteraient à jongler avec des vies pas humaines - sauf, bien sûr, s'il s'agit de la leur propre, ce qui est également le cas de Petr.
Chine
Leur méthode est de placer les individus dans le jeu comme des pions sur un échiquier, de beaucoup parler, mais de laisser d'autres se salir les mains, et, naturellement, de retirer les marrons du feu au dernier acte.
Telle est leur image de la «liberté» et de la «démocratie», tel est leur rêve de «socialisme à visage humain».