Inprecor 1974–2004

Archives de la revue d'information et d'analyse de la IVe Internationale

AFRIQUE DU SUD

[Entretien avec Nelson Mandela]

· Inprecor n° 392, juin 1995 · p. 20 · 424 mots

Ce texte n'a pas de titre dans la revue ; le titre entre crochets est le nôtre.

Afrique australe

ne peut pas donner ?

richesses produites entre tous les êtres humains.

autre du socialisme ou avoir l'obsession de l'étiquette de «l'économie mixte».

publique énorme.

a besoin, nous devons choisir soit les nationalisations soit les investissements.

entrepreneurs qui doivent construire.

DOCUMENT

Nous publions ci-dessous des extraits d'une interview accordée par

Nelson Mandela le 8 mai 1995 au quotidien italien // Corriere della sera Entretien avec Nelson MANDELA

Il Corriere della sera : Que peut donner le capitalisme à l'Afrique que le socialisme

Nelson Mandela : C'est une question très difficile. Le capitalisme et l'impérialisme ont joué un rôle important en Afrique. Dans une certaine mesure, le continent en a tiré des bénéfices. On a apporté des écoles, des services sanitaires et une stabilité puisque les guerres tribales ont été arrêtées. Mais le capitalisme en Afrique a aussi ravagé notre continent, a pillé ses ressources naturelles ; malgré les écoles qui ont été construites, la très grande majorité des Africains est dans un état d'ignorance presque complète. Pour sa part le socialisme avait des idées excellentes : la propriété publique des moyens de production, la répartition des

Il avait promis à l'Afrique de grandes choses, mais nous savons tous comment l'histoire, s'est terminée. En étant réalistes, nous devons aujourd'hui dire que l'expérience socialiste n'a pas réussi, c'est pourquoi nous ne devons pas faire des choix sur la base de modèles abstraits : ceci est capitalisme. ceci est socialisme. Nous ne pouvons pas non plus prendre une bonne chose du capitalisme et une

Nos exigences pour affranchir notre peuple sont la construction de maisons d'écoles et d'hôpitaux. Dans diverses provinces nous devons apporter l'électricité et l'eau potable, il s'agit d'une correction radicale par rapport à la politique économique de l'Apartheid qui, par ailleurs, nous laissé en héritage une dette

C'est pourquoi, l'une des premières choses que je voulais faire après la libération a été de rencontrer des entrepreneurs, des hommes d'allaires, des banquiers pour trouver un accord. Autre point, le dernier programme de l'ANC prévoyait des nationalisations mais après les rencontres internationales que j'ai eues, je me suis convaincu que, si je voulais attirer les investissements dont l'Afrique du Sud

Nous avons choisi les investissements non pas par idéologie mais par pragmatisme, la même chose vaut pour notre programme de construction. Ce n'est pas un programme de l'Etat, mais un programme réalisé en réunissant autour d'une table les banques qui doivent concéder des prêts à faible taux d'intérêts, les institutions locales, qui doivent garantir que les paiements seront réguliers et les

Il Corriere della sera

Une erreur sur cette page ?