Inprecor 1974–2004

Archives de la revue d'information et d'analyse de la IVe Internationale

ETATS-UNIS

La conférence de Labornotes

Inprecor n° 392, juin 1995 · p. 36 · 573 mots

Syndicalisme

Il y avait plus de 1200 syndicalistes à la 8e conférence bisannuelle de Labornotes tenue à Detroit du 28 au 30 avril. Labornotes est une revue mensuelle destinée aux militants des syndicats, elle soutient la réforme démocratique du mouvement syndical et les courants oppositionnels dans plusieurs syndicats importants (automobile, services publics, Teamsters, pétrole et chimie, etc.). La conférence de Labornotes est toujours un lieu de rencontre pour les militants syndicaux. Elle est aussi un lieu de débats portant cette fois-ci sur la thématique de «Stress et combats par rapport à un travail en transformation». Elle fut marquée par la présence des leaders de la vague de luttes contre les offensives patronales et politiques. Notamment Dave Yettaw, président de la section locale 599 de l'UAW (Union of Automobile Workers) de l'entreprise Buick General Motors de Flint, Michigar dait compte de l'expérience remai d'une grève ayant réussie à forcer ce géant de l'automobile à embaucher des centaines de travailleurs afin de stopper la flambée d'heures supplémentaires et de cadences infernales. Cette action réussie est devenue grâce à l'usage de la tactique de grève perlée et tournante une inspiration pour toute une série d'autres grèves dans l'automobile.

Etaient également présents de nombreux travailleurs et travailleuses de Decatur, ville de l'Illinois appelée. Dans cette ville, il y a maintenant trois entreprises en grève totale depuis environ un an. L'usine de AE Staley, une filiale de Tate & Lyle, fabriquant des produits servant d'ingrédients dans l'alimentation (Pepsi) a imposé un lock-out depuis un an et les travailleurs de Caterpillar et Bridgestone/Firestone sont également en grève. Dans les trois cas, les enjeux des conflits comprennent les tentatives patronales d'imposer la journée de 10 ou de 12 heures avec en prime, une répression brutale contre les syndicats (licenciements de syndicalistes, règlements de travail rendus arbitraires et aléatoires, etc.). La même problématique fut au centre du conflit du mois d'août 1994 à l'usine Nummi (joints-ventures de GM et Toyota) en Californie. Ici aussi, une grève à réussi à défaire les 10 heures flexibles. Ces trois groupes de travailleurs ont également formé une alliance qui fut à la base de la participation de candidats ouvriers indépendants lors des élections locales, avec l'élection de l'un d'entre eux.

Nouvelles du Monde

Un autre exemple d'une action ouvrière est celle de l'engagement des leaders de l'UE (United Electrical Workers) à Milwaukee dans le Wisconsin. La direction locale de TUE s'est alliée avec plusieurs organisations communautaires afro-américaines et immigrés des secteurs non-industriels. Ces organisations ont formé le «Progressive Milwaukee», un parti ouvrier progressiste indépendant affilié au «Nouveau Parti» structuré à l'échelle nationale.

L'engagement en faveur d'une politique d'indépendance de classe était également présente à travers une représentation importante des LPA (Labor Party Advocates) lors de la conférence. Le LPA est un réseau syndical de partisans défendants l'idée d'un parti du mouvement ouvrier. Comme dans le passé, il y avait une large délégation d'invités internationaux, les délégations les plus importantes furent celles du Canada, d'Allemagne et du Mexique. L'organisation transnationale entre de syndicats américains, Canadiens et Mexicains est devenue une nécessité de premier ordre avec l'entrée en vigueur depuis janvier 1994 de l'Accord dle libre échange nord américain (ALENA). Ces alliances s'opposant à la dérégulation existe dans le secteur de l'électricité entre l'UE et le Frente Authentico de Trabajadores au Mexique. Un abonnement à Labornotes : 20 dollars/an Labornotes- 7435 Michigan Ave, Detroit, Michigan 48210 tel : (313) 842-6262 fax: (313) 842-0227

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