Le processus de restructuration de l'ONU se fait dans un contexte mondial où il y a concentration croissante des pouvoirs politiques, économiques et militaires. Le débat sur la réforme de l'ONU s'inscrit donc dans cette tendance globale du système capitaliste.
Les grandes puissances veulent :
• élargir les fonctions du Conseil du sécurité aux nouveaux problèmes. comme le trafic de la drogue ou l'environnement ;
• restructurer l'appareil militaire de l'ONU (unités d'intervention rapide) :
• diminuer le rôle de l'Assemblée générale (notamment le poids des résolutions votées) et introduire le droit de veto également à l'Assemblée générale :
• renforcer le pouvoir judiciäire inter-
D attribuer plus de pouvoirs au Secré-
Ces propositions conduiraient à une militarisation du fonctionnement de l'ONU et à une augmentation des pouvoirs du Conseil de sécurité dans lequel les grandes puissances sont dominantes.
Même si certaines autres propositions peuvent sembler bien intentionnées (lutte contre le trafic de la drogue ou préservation de l'environnement), il faut bien se rendre compte que des principes corrects peuvent se transformer en instruments de domination des grandes puissances.
Le combat principal que mène Cuba au sein de l'ONU est celui de la démocratisation de l'ONU. A cette fin, nous préconisons un certain nombre de change ments, tels que l'augmentation du nombre des membres du Conseil de sécurité : leur élection par l'Assemblée générale : la suppression du droit de veto et une délimitation claire des fonctions du Conseil de sécurité ; le renforcement du rôle de l'Assemblée générale par rapport au Conseil de sécurité, et l'élargissement de ses fonctions : l'accroissement du poids des ONG et d'autres représentants de la société civile au sein de l'Assemblée générale. Celle-ci ne doit pas se limiter aux interventions gouvernementales.
* Extraits de l'intervention de Luis Suarez (directeur du Centre d'études sur l'Amérique à La Havane, Cuba)