Novembre 1991 :
Conférence sur la Yougoslavie.
Février-mars 1992:
Réunion de Lisbonne lors de laquelle un projet « Cutilheiro » de cantonisation de la Bosnie est proposé. Accepté par les représentants des Serbes (Radovan Karadzic) et Croates (Mate
Boban) bosniaques. Le président Aljia Izetbegovic, représentant les Musulmans, l'accepte d'abord puis le rejette.
Janvier 1993:
Plan Vance-Owen (carte) : découpe le pays en dix cantons (trois par communautés plus celui de Sarajevo).
La partie croate l'accepte ainsi qu'Alija Izetbegovic. Belgrade propose de signer le plan.
Radovan Karadzic décide de s'en remettre à un référendum des Serbes de la « République serbe » de Bosnie.
Printemps 1993:
Les milices croates lancent les opérations de nettoyage ethnique de « leurs » cantons. Le référendum serbe rejette le plan. Etablissement des « zones de sécurité » (safe haven).
Août-septembre 1993:
Plan Owen-Stoltenberg : propose le découpage en trois Etats (carte) octroyant 52 % du territoire aux Serbes, 30% aux Musulmans et 18 % aux Croates. Outre Sarajevo, sous mandat de l'ONU, Mostar serait placée sous contrôle de la CEE. Alija Izetbegovic exprime des réticences et demande un accès à la mer et des garanties de viabilité et de protection de l'Etat « musulman ». L'Herceg-Bosna croate fonctionne de fait comme une région de Croatie et les représentants croates sont retirés des institutions du pouvoir bosniaque. Les forces bosniaques prennent l'offensive en Bosnie centrale contre leurs ex-alliés croates.
Février-mars 1994 :
Après le massacre du marché de Sarajevo, pressions pour une intervention de l'OTAN et des Etats-Unis.
Réunion à Sarajevo des Serbes bosniaques hostiles à la Grande Serbie, en présence des émissaires américain et russe.
Accords de Washington mettant en place une fédération croato-musulmane et un projet de confédération avec la Croatie.
été 1994:
Mise en place du « groupe de contact » (France, Grande-Bretagne, Allemagne, Etats-Unis et Russie). Proposition d'un plan de partage 51-49 % respectivement pour la fédération croato-bosniaque et pour la partie serbe.
Entreprise de médiation de Jimmy Carter à Sarajevo. Un accord de cessez-le-feu pour quatre mois à dater de Janvier 1995 est signé entre les représentants bosniaques et Radovan Karadzic. Les premiers exigent le départ des Serbes de la Krajina croate venus combattre en territoire bosniaque, dans la poche de Bihac, « zone de sécurité ».
Juillet-Août 1995
Chute de Zepa et Srebrenica
Récupération par l'armée croate de la Krajina