Près de 2 000 organisations non gouvernementales (ONG) ont reçu leur accréditation pour « participer » à la conférence des États à Pékin. Si la participation des ONG est maintenant intégrée au rituel des conférences des Nations unies,
En 1975, à la première Conférence mondiale sur les femmes, à Mexico, elles étaient très peu nombreuses. Pas vraiment invitées au débat, elles ont poursuivi en 1980, à Copenhague. Des milliers de femmes venues des quatre coins du monde ont déferlé sur l'université de Copenhague dans une pagaille apparente,
En 1985, à Nairobi, près de quatorze mille femmes de cent cinquante pays étaient présentes. Bien qu'elle fut - encore - informelle, la rencontre des ONG parut moins anarchique. Aujourd'hui, les forums des ONG n'ont plus ce caractère improvisé. Ils sont désormais préparés par un comité désigné par les Nations unies, qui de fait contrôle les activités des ONG lors de ces rencontres. Les ONG font des propositions pour les forums et le comité d'organisation, qui a ses bureaux tout près du bâtiment des Nations unies à New York, donne son aval. A Pékin, le comité d'organisation du forum s'est vu doublé par le comité d'organisation chinois, qui a tenu à contrôler les activités politiques, exerçant toute sorte de pressions pour empêcher, par exemple, la tenue de commissions sur la situation
C'est en 1991, que le secrétaire général des Nations unies, Boutros Boutros-Ghali, recommande aux gouvernements d'intégrer les ONG au processus de préparation des conférences mondiales. Rio, Vienne, le Caire et Copenhague voient donc la présence, non plus seulement, d'un forum des ONG en marge, mais surtout la participation d'ONG dans l'enceinte des conférences. Mais quelle
Certaines ONG sont maintenant intégrées aux délégations gouvernementales - quatre associations étaient présentes dans la délégation française - sans que l'on sache vraiment si leurs voix pèsent réellement dans les négociations ou si elles se limitent à émettre des propositions. De fait, leur présence cautionne ces conférences en leur conférant un statut de concertation. Mais ces ONG qui
Les accréditations ont été délivrées par un comité ad hoc de la commission sur le statut de la femme des Nations unies, en mars 1995, c'est-à-dire de nombreux mois avant la Conférence. Seules les ONG parfaitement intégrées dans les institutions reçoivent, en général, un avis favorable. C'est à ce stade que les ONG un peu gênantes pour les Etats sont rejetées. Ainsi, pour Pékin, le Vatican a cherché à évincer, en vain, les associations catholiques qui n'adoptent pas on point de vue, comme Catholics for a free choice (ogranisation américaine qui a de nombreux groupes en Amérique latine notamment). La Chine, quant à elle, a refusé la présence d'organisations de Tibétaines en exil et de femmes taïwa-