Le Vietnam a adopté son premier Code du travail et a reconnu un droit limité à la grève (...). Le gouvernement a choisi de ménager la chèvre et le chou : un droit de grève limité, dernier recours après l'échec de la conciliation. Les employés pourront cesser le travail si plus de la moitié des membres de la direction syndicale de l'entreprise votent à bulletin secret en faveur de la grève.
En revanche, le Code du travail ne prévoit pas de salaire minimum, à la déception des syndicats qui souhaitaient que l'on réinstaure un tarif de 50 dollars par mois. Ce tarif a été rabaissé l'an dernier à 35 dollars pour ne pas dissuader les investisseurs étrangers de s'implanter au Vietnam.
* Extrait d'une dépêche de l'Agence France Presse (AFP).
24 juin 1994