La « réforme » de la protection sociale signée par Clinton va plonger dans la pauvreté plus d'un million d'enfants supplémentaires (la plupart appartenant à des familles qui travaillent). Elle va augmenter de 12% la pauvreté infantile au plan national. Elle va réduire les revenus de 20 % des familles ayant des enfants, d'un montant moyen de 1300 $ par an.
Elle remplace la garantie fédérale d'une assistance en espèces aux familles et enfants pauvres, par une dotation forfaitaire qui ne pourra suffire dans les inévitables phases de récession. Elle réduit encore les ressources en autorisant les États à réduire de 38 milliards $ leurs propres allocations en espèce et leurs programmes d'aide par le travail, sur six ans.
Elle va aggraver la faim de 14 millions d'enfants et de familles à bas revenus, en diminuant de 27 milliards de dollars le programme de bons alimentaires pour les six ans à venir.
Elle retire l'assistance financière à plus de 300 000 enfants handicapés, dont certains vont aussi perdre la cou-
Elle délaisse les enfants qui ont besoin de garde, en forçant toute femme ayant un enfant de six ans ou plus à travailler, même quand elle ne peut faire garder son enfant.
Elle abandonne les immigrés légaux, leur refusant non seulement l'assistance en espèces et les bons alimentaires, mais aussi l'aide aux handicapés et la couverture par Medicaid.
Il n'y a pas assez de ressources dans la loi pour que les États fournissent des secours en travail ou des soins aux enfants. Les parents ayant des enfants en bas âge seront dans l'impossibilité pratique de trouver une formation pour accéder à un emploi stable susceptible de permettre l'entretien de leur famille.
Source : « Comment la nouvelle Loi sur la protection sociale frappe durement les enfants », Document du Fonds de défense des enfants (Children's Defense Fund, 25 E Street NW, Washington DC 20001, Tel : 202 628 8787).