Le régime brésilien avait espéré réduire en taux d'inflation qui avait atteint 39% en 1977. En fait, vembre, ce taux d'inflation annuel avait déjà grimpé à 42%. Tout laissait supposer qu'il allait croitre encore. Voilà la raison pour laquelle le ministre Simonsen a finalement décidé prendre de sévères mesures de restrictions de crédit.
Le but de ces mesures, qui portent notamment sation des crédits étrangers ou en devises étrangères, c'est de réduire de manière draconienne la masse du crédit, de l'équivalent de 10 milliards de dollars en 1978 à 4 milliards en 1979. Quelques grands projets d'investissements étatiques seront tardés ou réduits en dimensions. De nombreuses entreprises tites et moyennes sont ment frappées par la hausse des taux d'intérêt. Il est fort possible que ces mesures précipitent, depuis une absolue du PNB en 1979.
La cause de l'inflation réside notamment dans les subsides étatiques, payés à la fois aux entreprises publiques mixtes, et aux teurs.
La croissance acceleree, que le Brésil a connue depuis l'établissement de la dictature militaire et la réduction brutale des salaires réels des travailleurs, été en grande sur un essor d'investissements publics financés soit flation, soit par les étrangers.
Dans la période 1967-1974, l'Etat a effectué quelque 60% des investissements réalisés au
1978 le lienne Visao, fin node sur l'utilivestissements repeduremilliards de dollars, soit fois aussi, un frein s'imposa chute ne pas ébranler le crédit du capitalisme brésilien.
énormes nées, des subsides exportastimuler les exportations a partie fondée par l'incrédits valeur industrielle produite, diminua d'un quart. Pour com-
Brésil
Vers la récession en 1979?
Brésil. D'après la revue brésilEtat contrôlait en 1976 48,5% de l'actif net de toutes les entreprises ayant un actif d'au moins un million de dollars, contre 37,2% pour les entreprises privees et 14.5% entreprises étrangères.
Mais un partie des entreprises comme étatiques sont mixtes, avec des par-
(minoritaires)
privé et du capital vement trie
L'endettement étranger est allé de pair avec cet effort d'inde subsides
La dette étrangere a véritablement fait «explosion» au cours des demières années.
Fin 1973, cette dette étrangère s'élevait à 12,5 milliards de
Fin 1977, elle avait bondi à 32 milliards de dollars.
Actuellement, elle atteint 40 du PNB brésilien. A ce propos
Au cours des demières ande plus en la plus plantureux distribués pour devenus une source supplémentaire du processus d'inflation.
lutte qui avaient le «miracle absolue aux sociés à économique» bresilien resterent les produits traditionnels (café, soja, minerai de fer) ainsi que les produits textiles. Or, cette branche industrielle, qui assurait cruzeiro
20% de l'emploi et 12,7% de la luation l'inflation durement frappée par les de suites de la récession 1974-1975.
tives.
La valeur de ses exportations ble de malheur, de mauvaises récoltes réduisirent de 1,5 milliards de dollars la valeur des exportations agricoles en 1978.
Pour éviter un déséquilibre permanent de la balance commerciale, la dictature militaire se mit donc à subsidier les exportations des secteurs relatinouveaux de l'indusbrésilienne, avant tout celles des automobiles et des biens d'équipement. Les succursales brésiliennes de Volkswagen et de FIAT utilisent de manière croissante les avantages fiscaux et salariaux obtenus de la dictature brésilienne pour envahir non seulement des pays comme l'Algérie et l'Egypte, mais même des pays d'Europe.
Le Brésil a aussi conclu un accord important avec la Chine à laquelle il fournit du minerai de fer et de l'acier. Mais c'est encore une affaire qui doit etre financée par du crédit.
Vu l'ampleur du déficit de balance des paiements en 1978 (vraisemblablement plus de 5 milliards de dollars), la contre l'inflation s'est imposée comme une priorité technocrates asla dictature militaire. Mais la tentation de subsidier les exportations indirectement par une forte dévaluation du deviendra de plus en plus irrésistible. Pareille dévastimulera de nouveau et provoquera donc nouvelles mesures restrictives. De là la probabilité De là la probabilité d'une récession.