Contre le néolibéralisme, pour 'humanité
Le capitalisme néo-libéral, actuellement dominant, ravage non seulement les contrées du Sud de la planète, mais également les pays dits « développés ». Au Nord comme au Sud, ce sont les mêmes logiques et mécaniques d'appauvrissement qui frappent les femmes, les jeunes, les enfants et les travailleurs, permettant ainsi à une minorité d'accumuler sans trêve des richesses incalculables. C'est ce raisonnement que le Comité pour l'annulation de la dette du Tiers Monde (CADTM), à travers de multiples débats qui ont eu lieu tout au long de la journée du 25 janvier, a voulu mettre en avant. Près de 700 personnes sont venues assister aux « onze heures contre le néolibé ralisme et pour l'humanité », organisées par le CADTM en collaboration avec plus de 30 organisations syndicales, associatives, politiques et internationalistes.
Parmi les orateurs et les oratrices, on notait la présence d'Albert Jacquard (généticien, auteur de J'accuse le néolibéralisme), Riccardo Petrella (professeur à l'Université catholique de Louvain), plusieurs syndicalistes de combat (Claude Dufrasne, FGTB-VW Forest, P. Grignard et A. Cocciolo, Caterpillar, Albert Faust, SETCa-Bruxelles, etc.), des économistes (Joaã Machado, membre du PT au Brésil), Michel Husson (auteur de Misère du capital, France), Pedro Montes (État espagnol), des militantes de mouvements sociaux du Sud (Binta Sarr, Sénégal) et Nellys Palomo (Mexique). Les invités provenaient de 22 pays.
Trois grands thèmes ont été à l'ordre du jour : le travail, la dette et les résistances.
Un des moments forts a été la synthèse des débats de la journée effectuée par Ricardo Petrella qui insista sur : « l'importance de comprendre la stratégie des dominants car cette comprehension permet de dégager des stratégies de lutte qui doivent impérativement être déve loppées à l'échelle mondiale car les actions nécessaires au niveau national sont insuffisantes »