Inprecor 1974–2004

Archives de la revue d'information et d'analyse de la IVe Internationale

BIELORUSSIE

Le Parti du travail

Inprecor n° 411, mars 1997 · p. 26 · 345 mots

Syndicalisme

Une première initiative allant dans le sens de la formation d'un parti du travail a été prise en juin 1992 par les syndicats de l'automobile et du secteur radio-électronique. Cette initiative partait de la prémisse théorique que la société est divisée en groupes sociaux qui se déterminent en fonction de leur rapport avec la propriété et la distribution de la richesse sociale. D'où la contradiction permanente entre capital et travail, qui se reflète aussi dans la sphère politique Le Parti du travail est fondé sur les syndicats et est notamment lié à l'Association des syndicats industriels qui inclut les ouvriers des syndicats susmentionnés, en fait les plus progressistes du pays. Il se réclame des traditions et des principes sociaux-démocrates. Son programme — présenté dans le texte « Vers une société socialiste démocratique » - affirme le but de créer une société garantissant les libertés économiques et politiques et susceptible de satisfaire les besoins sociaux et culturels de toute personne. Il comporte l'acceptation de l'économie de marché comme forme d'organisation de la production sociale et attribue au parti la tâche de défendre le caractère social du développement économique. Le socialisme défendu par un tel programme n'est pas celui de l'Union soviétique et n'est pas non plus le capitalisme qui existe dans les pays d'Amérique, d'Europe et d'Asie.

Le parti compte 500 membres actits et a distribué 5 000 cartes d'adhérent. Il a dans ses rangs huit dirigeants syndicaux. L'un d'entre eux, A Bukhvostov, président du syndicat de l'automobile et de la construction des machines agricoles, a développé une activité législative importante en exigeant, par exemple, que le paiement des salaires soit prioritaire pour les entreprises. Le Parti du travail a collaboré avec le Parti des femmes et le Parti social-démocrate Gromada avec lesquels il a formé une Union parlementaire social-démocrate. 1) Il existe, entre autres, l'Association des Syndicats industriels, qui inclut les ouvriers de l'automobile et du secteur radio-électronique. Cette association ne constitue pas une alternative à la Fédération des syndicats, mais une structure indépendante dont les membres restent dans la Fédération.

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