Inprecor 1974–2004

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ALGERIE

Liberté d'organisation en danger

· Inprecor n° 412, avril 1997 · p. 8 · 459 mots

algérienne de la IVe internationale) concernant

Algérie

Liberté d'organisation

en danger

Nous publions ci-dessous une déclaration du Parti socialiste des travailleurs (PST, section la nouvelle loi sur les partis.

Document « LE PST A ÉTÉ DESTINATAIRE d'une correspondance du ministère de l'Intérieur l'invitant à se conformer à la nouvelle loi sur les partis en modifiant l'article 4 de ses statuts. Le PST s'indigne de cette démarche de musellement de la liberté d'organisation, qui annonce sans rougir que cinquantetrois formations politiques sont hors la loi si elle ne se plient pas à la volonté officielle de contrôler leurs programmes. « LE PST NE SAIT si ce sont ses revendications d'arabisation proches du dialectal et d'officialisation de tamazight ou celle de la laïcité de l'école et de l'Etat qui dérangent le ministère de l'Intérieur. A moins que ce soit son intérêt pour le progrès de l'humanité qui est jugé incompatible avec la politique de paupérisation universelle du FMI. «PARMI LES HUIT FORMATIONS que la presse annonce conformes à la loi, on notera un parti représentatif comme le Front des forces socialistes (FFS) qui a réchappé de justesse, par la grâce d'amendments introduits par le Conseil constitutionnel et un Rassemblement national démocratique (RND) proclamé très récemment par les partisans de M. Zéroual et qui ne peut bénéficier, nous semble-t-il, des dispositions transitoires qui concernent les partis agréés en vertu de la loi de juillet 1989. Le PST estime que, tant qu'ils n'attentent pas à la liberté des autres, tous les citoyens, tous les regroupements de citoyens, même les soutiens de M.

Zéroual, ont droit à l'activité politique. C'est au peuple qu'il revient de trancher pour le reste.

« CES LOIS OBLIGENT les partis à quémander leur reconnaissance à leurs adversaires actuellement au pouvoir, donnent aux fonctionnaires de l'Intérieur le droit d'interpréter les statuts des formations politiques, de contrôler leur fonctionnement et jusqu'à la liste de leurs adhérents, elles sont antidémocratiques et ouvrent la voie à l'arbitraire. En ce moment pénible où le droit à la vie, à l'intégrité physique, à la liberté de circuler et de s'exprimer est bafoué par la barbarie des groupes armés intégristes et la brutalité des forces de répression, il peut paraître secondaire de s'intéresser aux atteintes à la liberté d'organisation. Pourtant, aucun espoir n'est possible sans l'expression libre du peuple, sans son intervention directe dans le champ politique où se décide son destin. « LE PST DÉNONCE avec vigueur cette procédure indigne, mais considère essentiel de ne pas s'absenter du débat public. Il utilisera, loin de toute compromission, les possibilités légales de s'adresser aux masses laborieuses de notre pays. La direction du PST mandate le secrétariat national pour examiner la question et prendre les dispositions nécessaires »

La direction nationale du PST Alger, le 21 mars 1997

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