ou des codes de conduite stipulant qu'ils n'ont pas été fabriqués par des enfants.
prises et des gouvernements.
vailleurs devraient y avoir leur place. •
Le mondial de foot : « No Child Labour », un label qui ne garantit rien !
On se souvient encore de l'Euro-foot 1996. On avait subitement découvert que les ballons de la marque Adidas étaient fabriqués par des enfants de huit, neuf ans dans la région de Sialkot au Pakistan. Devant l'émotion suscitée par cette information, un accord était signé entre le BIT, l'Unicef, la fédération internationale des travailleurs du textile, de l'habillement et du cuir et la Chambre de commerce et de l'industrie de Sialkot pour éliminer progressivement la main-d'oeuvre enfantine dans la fabrication des ballons cousus main. Actuellement, 7 000 enfants sont employés à cette tâche dans la région de Sialkot.Mais c'est tout le problème du contrô le indépendant qui est ici posé: «Il faut se rendre compte de la situation sur place», souligne Michel Bonnet. «On a affaire à une multitude de petits ateliers familiaux, dispersés, dissimulés, déplaçables en 24 heures, installés dans une région extrêmement pauvre, chez des paysans en état de survie, sans organisation syndi-
Prises à partie par les organisations de consommateurs aux États-Unis ou en Europe, les grandes marques de sport — Nike, Reebok, Adidas, Puma — ou encore les grands importateurs de tapis, tel IKEA, font tout pour s'assurer de ce que les produits qu'ils importent du Pakistan, de l'Inde ou encore du Nepal aient un label
Des organisations syndicales, des ONG, des mouvements de consommateurs mettent, à juste titre, l'accent sur la nécessité de contrôles indépendants des entre-
Des observatoires des droits sociaux pourraient par exemple se constituer avec la participation et le soutien des confédérations syndicales internationales, les ONG de développement, les organisations de défense des droits de l'Homme, des enfants. Les premiers concernés, les travailleurs du pays concerné, les enfants-tra-