Inprecor 1974–2004

Archives de la revue d'information et d'analyse de la IVe Internationale

DOSSIER : NOUVEAU REGARD SUR LE FÉMINISME

[Présentation du dossier]

Inprecor n° 422, mars 1998 · p. 19 · 301 mots

Ce texte n'a pas de titre dans la revue ; le titre entre crochets est le nôtre.

Femmes

Nous présentons pour ce mois de mars une série de contributions traitant de questions qui, bien que largement discutées au sein du mouvement féministe, le sont moins souvent dans le mouvement marxiste. Depuis les années 70, le soutien psychologique et matériel aux femmes victimes de violences a été une activitité majeure de nombreuses associations de femmes et féministes. Estela Retamoso nous donne un aperçu sur l'activité de son association « Luna Nueva » à Montevideo, en Uruguay. A partir de son analyse des rapports entre les classes, notamment les rapports d'exploitation dans le processus de production, le marxisme traditionnel a intégré les femmes du point de vue de leur rôle dans le processus de production ainsi que dans la famille comme unité de reproduction de la force de travail. Mais, comme explique Lidia Cirillo dans son article, tiré de l'expérience des débats, surtout en Italie, où la « théorie de la différence » a eu un grand impact dans la gauche marxiste, au sein de l'ancien Parti communiste italien, différents courants du mouvement féministe ont considéré les femmes aussi en tant que sujet en soi, un sujet qui s'efforce de trouver sa propre identité pour déterminer son rôle dans le processus de transformation sociale. Nancy Herzig de Porto Rico présente un point de vue sur la sexualité, question qui de fait, comme elle le dit, n'est pas nouvelle dans la tradition socialiste, mais qui encore aujourd'hui est souvent réduite à un slogan « pour la liberté sexuelle » sans plus d'approfondissement. Finalement, Nadia Tlili et Luiza Tiscane abordent la question des femmes et de l'islamisme en esquissant quelques éléments de réponse Ces articles sont les premières contributions à des questions sur lesquelles nous n'avons malheureusement pas l'habitude de parler. Nous y reviendrons dans les prochains numéros.

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