Inprecor 1974–2004

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DANEMARK

L'establishment danois a peur de perdre

· Inprecor n° 425, juin 1998 · p. 16 · 331 mots

Syndicalisme

La loi contre la grève : l'establishment danois

La peur de perdre par Søren Sondergård* Lorsque le gouvernement minoritaire danois dirigé par le Premier ministre social-démocrate Poul Nyrup Rasmussen a proposé au parlement d'intervenir dans le conflit, il expliquait qu'une telle immixtion nécessaire, car le chaos menace la société danoise.

C'était faux. Mais les employeurs étaient fortement touchés par la entreprises étrangères, par exemple automobile suédoise SAAB, ont dû arrêter la production à cause de la grève danoise. En même temps la grève gagnait un soutien croissant au sein de la population pour leur revendication de six semaines de congés payés. Le patronat perdait -à la fois économiquement et politi-

C'est alors que le gouvernement à direction social-démocrate a négocié avec les grands partis bourgeois (les libéraux et les conservateurs) et a trouvé une majorité au parlement pour une loi qui arrête la grève.

L'intervention du gouvernement respectait le cadre économique approuvé par le patronat. Mais avec l'aide des réductions des taxes patronales et de leur contribution aux retraites, le gouvernement a réussi jusqu'à un certain point à répondre à la demande des travailleurs d'un prolongement des vacances.

Parmi les grévistes, l'intervention gouvernementale a provoqué un grand mécontentement. Mais il n'y eut pas de grève unitaire contre l'intervention gouvernementale. En partie parce que certains pensaient avoir obtenu quelque chose par la grève. Mais surtout parce qu'il n'y a pas actuellement de direction crédible en vue d'une lutte unitaire pour un meilleur résultat.

Mais même s'il semble que la lutte est pour le moment arrêtée, elle aura de grandes conséquences pour l'avenir. La revendication de six semaines de congés payés est devenue très populaire et sera au centre des négociations du secteur public l'an prochain. Et aussi une nouvelle génération est entrée en activité et dans le travail syndical, une génération qui peut renforcer la gauche syndicale. * Søren Søndergård, dirigeant du Parti socialiste des travailleurs (SAP), section danoise de la Quatrième internationale, ( est député de l'Alliance rouge-verte au parlement danois.

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