Lutte et répression des électriciens par l'UNSAS*
Le Sénégal, l'un des quatorze membres de l'Union Économique et Monétaire de la zone CFA, vit sous les politiques d'ajustement structurel (programme du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale) depuis la fin des années soixante-dix. Aux quatre programmes qui ont tous échoué, sont venus s'ajouter des programmes sectoriels à la suite de plusieurs rééchelonnements du payement de la dette.
La poursuite des programmes conduit à des effets dévastateurs pour les travailleurs : suppressions d'emplois, perte de pouvoir d'achat et paupérisation accrue de la population. Elle impose une libéralisation sauvage de l'économie et des privatisations
Sur injonction de la Banque mondiale le gouvernement a choisi de s'attaquer aux secteurs stratégiques de l'économie. Après la Société nationale des eaux (augmentation des tarifs de 3% par an jusqu'en 2003), la Société nationale des téléphones a été privatisée (augmentation insidieuse des tarifs et un plan social dans l'impasse).
La Société nationale de l'électricité (SENELEC) restait l'ultime verrou face aux privatisations. Le syndicat unique des travailleurs de l'électricité (SUTELEC) avait élaboré des alternatives pour répondre au défi de la recapitalisation, de la modernisation et de l'extension des unités de production. Les sacrifices consentis par les travailleurs ont fait passer l'entreprise d'une situation quasi-irrémédiable de dépôt de bilan à un excédent de 2 milliards de francs CFA. L'enjeu, ce sont l'avenir du service public, le maintien des emplois et l'électrification rurale.
En 1997 de longues discussions ont été engagées avec le gouvernement, et qui ont abouti à un accord stipulant notamment : le maintien de la mission actuelle de SENEnationale du travail (OIT).
mouvement syndical international.