Le POR (Combate), Section bolivienne de la IVe Internationale, face à la situation confuse créée par l'opportunisme avec ses analyses et ses perspectives fausses, et par les groupes d'extrême-droite qui se sont lancés avec cynisme et vanité dans la reconstitution de leurs rangs pour contenir la montée des masses, s'adresse travailleurs,
Document un
Avec la classe ouvrière et pour le sociali paysans, aux universitaires et aux intellectuels révolutionnaires pour préciser ce qui suit :
1. Le coup d'Etat de l'aube du
24 novembre dernier est l'expression des contradictions, des conflits et des différenciations qui ont surgi au sein de la bourgeoisie bolivienne face à l'échec économique désastreux et à la corruption administrative galosme de la IVe Internationale pante de l'administration publique sous les régimes de Banzer et de Pereda, de la pression interationale des pays qui les ont financés et enfin de la peur que la classe dominante éprouve devant le nouvel éveil des masses dont les premières mobilisations sont en train de briser la camisole de force avec laquelle la dictature les a assujetties depuis 1971.
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2. Cette décomposition au sein de la bourgeoisie, avec toutes ses conséquences au niveau de la faillite économique et de l'intensification de la lutte des classes qu'elle entraîne, devait se répercuter sur les forces armées. Elles forment un parti politique. armé qui a été compromis et utilisé pour la défense des intérêts de la bourgeoisie agro-industrielle de Santa Cruz, du secteur exportateur et des impérialistes principaux. A l'intérieur des forces armées, les vieux généraux liés au clan de Banzer et de Pereda ont perdu du prestige, alors que la couche d'officiers appelés «institutionnalistes» en a gagné, en prêchant pour sauver de leur perte de prestige et d'autorité en face du peuple, et pour éviter les affrontements armés avec les travailleurs. 3. Le gouverement issu du coup d'Etat, l'armée nommé par Pereda comme Président de la République, reflète cette situation de conflit à l'intérieur des forces armées entre les vieux généraux compromis dans la politique mise en œuvre depuis 1971 et les officiers plus jeunes et de grade inférieur qui sentent leur institution en péril et qui ont comme objectif, d'après leurs propres déclarations, de « sauver du discrédit les forces armées, au nom desquelles on a commis des atrocités», et de « laver la figure de l'armée» éclaboussée de boue par les dictatures militaires antérieures. Dans ce but, ce sont ces derniers qui marquent un point pour imposer la convocation à des élections dans les six prochains mois. Ils cherchent ainsi à ce que les forces armées se retirent dans leurs quartiers et ne se compromettent pas directement dans les luttes que déclenchera économique. Mais les vieux cadres de l'armée ont encore du pouvoir et c'est à eux que s'adresse Banzer pour les regrouper, prévaloir l'hégémonie de l'industrie agricole de Santa Cruz, dont il fait partie et qu'il représente.
Le conflit à l'intérieur de l'armée, nous le répétons, est une preuve de la force de cerbolivienne, bolivienne, elle-même dépendant de l'impérialisme.
Par cela même, du point de de classe le gouvernement Padilla est un régime bourgeois qui propose des solutions bourgeoises à la situation actuelle. Il est opportuniste et dangereux de le confondre avec un gouverement du peuple, des travailleurs. Son refus de retirer l'armée des mines et de la campagne montre sa nature de classe bourgeoise. 4. La classe ouvrière, alliée à la paysannerie et aux secteurs pauvres de la classe moyenne, ainsi qu'aux intellectuels révolutionnaires, a pour objectif historique d'avancer jusqu'au pouvoir politique pour construire société nouvelle, sans opprimés, sans exploités, d'égalité justice sociale. La lutte pour socialiste, la classe ouvrière au pouvoir, est celle qui doit mobiliser toute l'activité de l'avant-garde révolutionnaire et des masses. Si l'on perd cette perspective, par des formulations opportunistes, ambigües, sans contenu de classe, on favorise la bourgeoisie et l'impérialisme, qui, pour sauver intérêts, peuvent adopter des formules diverses, y compris se proclamer démomais sans renoncer à l'exploitation du travail salarié et à la plus-value qu'il crée. 5. Etant donné la convocation des élections pour juillet 1979, avec ce critère, le POR-Combate propose aux travailleurs de couper court aux des partis opportunistes et des fronts bourgeois qui cherchent à constitutionnaliser leur pouvoir, en construisant un front et en proposant une candidature ouvrière et populaire, totalement indépendante de tout secteur bourgeois. C'est maintenant le moment de montrer le chemin, de continuer à ouvrir la brèche qui nous conduira au gouvernement ouvrier et paycomme on la fait moyen du FRI dans les derniè-
Ne nous trompons pas de chemin ! Unissons-nous autour de la classe ouvrière comme axe
........ tains secteurs de la bourgeoisie principal. Maintenons l'indépendance de classe : ni avec la bourgeoisie, ni avec le gouvernement militaire qui la représente. 6. Nous disons aux jeunes militaires qui sont intervenus dans le coup d'Etat du 24 novembre, qui ont déclaré leur obligation garantir l'avenir du pays et qui appellent à l'union nationale :
Le survie du régime capitaliste et impérialiste non seulement met en danger l'avenir du pays, mais, avec ses crises et sa violence, prolonge la souffrance et l'angoisse du peuple bolivien.
Les intérêts des grands capitalistes boliviens (dans l'exporles mines moyennes, l'industrie agricole, etc.) et des transnationales sont opposés et compromettent Bolivie. S'ils sont sincères et honnêtes avec eux-mêmes, les jeunes militaires doivent réellement se rapprocher de la classe ouvrière et de son avant-garde politique, pour discuter et planifier réellement, sur des bases solides, l'avenir grandiose de la Bolivie. Pour faire ce pas, ils doivent surmonter leur position intermédiaire actuelle, ambigüe, entre les secteurs bourgeois en conflit et qui se déplace sur la du démocratisme dont joue le Président Carter des Etats-Unis. Nous les avertissons que s'ils ne sont pas capables de faire ce saut pour se mettre du côté des travailleurs, qui sont les et défenseurs des intérêts de la Bolivie, la tendance droitière qui a engendré le nouveau gouvernement se donnera les yens de les éliminer. Nous leur répétons en toute clarté que la Bolivie ne pourra se développer on élimine les facteurs capitalistes et de dépendance qui l'en empêchent, en avançant sur la voie socialiste. La démocratie socialiste ment supérieure à n'importe quelle forme de la démocratie bourgeoise. Sous cette nouvelle démocratie égalitaire, sans exploiteurs nationaux ni impériaunité du peuple bolivien pourra devenir réalité.
Be 28 novembre 197