Le SSP fait reculer le gouvernement écossais lu au Parlement écossais l'année dernière, Tommy Sheridan a déposé un projet de loi pour abolir les saisies immobilières*. Son projet a été par la suite co-sponsorisé par le député travailliste de gauche John McAllion, et le député nationaliste Alex Neil et a obtenu un large soutien dans la population.
Le gouvernement voyait cela d'un mauvais œil. Deux jours avant le vote il a fait déposer un "amendement", dont le vote aurait bloqué la mesure.
Une révolte du groupe parlementaire travailliste, dont une majorité était prête à voter le projet de loi et repousser l'amendement gouvernemental, a alors vu le jour. Complètement désarçonné, le gouvernement a dû capituler en rase campagne, retirant son amendement en séance plénière du Parlement, le 27 avril. Le projet de loi a ensuite été adopté par 79 voix contre 15, et 30 abstentions. Les ministres et les députés libéraux-démocrates (parti membre, avec les travaillistes, de la coalition gouvernementale) se sont abstenus. Seuls les conservateurs ont osé voter contre. Pour la presse ce fut le «désaveu cinglant » d'un gouvernement forcé d' effectuer « son recul le plus humiliant ».
En quittant le Parlement à Édimbourg, Tommy Sheridan a été acclamé par des passants. Le même jour le SSP a obtenu 12 % de suffrages lors d'une élection partielle dans un quartier ouvrier de la ville. Pendant que les députés délibéraient, des militants du SSP ont occupé un cabinet d'huissiers chargés d'opérer les saisies immobilières à Glasgow. Histoire de rappeler que celles-ci ont été combattues dans la rue avant de l'être au Parlement.
M.S.