Par
Jaime Pastor* in octobre 2000 s'est déroulée la Vle
- Assemblée Fédérale (congrès) de l'Izquierda Unida (IU). La victoire de la liste conduite par Gaspar Llamazares (ex-coordinateur général d'IU aux Asturies et membre de la direction du PCE)
avec 42,59 % - face à celle conduite par
Francisco Frutos
(Secrétaire
Général du PCE)
39,38 %, et celle conduite par
Angeles Maestro
(ex-députée et membre de la direction du PCE)
avec 18,02 % — permet de garder encore quelque espoir au une nouvelle étape dans la vie de l'organisation l'aidera à sortir de l'impasactuelle.
Mais se l'étroitesse de la victoire obtenue par un bloc très hétérogène et les conditions particulières dans lesquelles ce relatif triomphe s'est produit ne donnent pas beaucoup de marge pour l'optimisme en ce qui concerne la capacité de la nouvelle direction de dépasser la crise d'orientation politique dans laquelle se trouve IU.
Avant et pendant la VI® Assemblée
Le contexte dans lequel s'est développé le processus préparatoire de cette
Assemblée a été celui d'une crise prolongée, commencée pratiquement lors des élections municipales et de celles des Communautés autonomes de 1995, aggravée après l'arrivée du Parti Populaire (PP) en 1996 et les expulsions (1) d'IU en 1997, et approfondie avec les reculs électoraux de 1999 et de mars 2000 (2). Si l'on ajoute que - à l'exception de la campagne pour les 35 heures - IU a vécu un processus d'intériorisation de sa crise dans un cadre général de relative démobilisation sociale (dans laquelle la responsabilité des directions syndicales majoritaires est fondamentale) et a erda unida continué zigzaguer jusqu'à arriver à un pacte de programme de gouvernement avec le PSOE, on comprendra aisément que la passivité des membres d'iu ait été le trait dominant et que le pourcentage de participation ait été si bas dans les débats et les élections de délegué/es.
Le problème du remplacement de Julio Anguita, Coordinateur général d'IU, est devenu le principal sujet des débats. Le débat politique de fond a ainsi été obscurci par les polémiques concernant les candidatures à ce poste. Ceci explique que le Projet * Jaime Pastor est membre du courant Espacio Alternativo (Espace Alternatif). Il était membre de la présidence fédérale d'Izquierda Unida jusqu'à la VI Assemblée. 1. Peu avant la V° Assemblée fédérale d'Izquierda Unida (qui s'est tenue à Madrid les 5-6-7 décembre 1997) la direction Julio Anguita a exclue le courant Nouvelle gauche (Parti démocratique de la nouvelle gauche), proche du PSOE, ainsi que d'autres secteurs. Espacio Alternativo — bien qu'aux antipodes politiques de ce courant — avait alors estimé qu'il fallait résoudre les divergences avec ce courant dans le cadre du débat de la V° Assemblée et non en prenant des mesures administratives qui, dans bien des cas, outrepassaient les règles définies par les statuts fédéraux. L'expulsion de la Nouvelle gauche a conduit la majorité de l'Iniciativa per Catalunya (IU en Catalogne) à se séparer de l'IU 2. Cf. Inprecor n° 445 de mars 2000 et n° 446 d'avril 2000.
de Thèses Politiques et Organisationnelles ait été très peu discuté et que, sauf en ce qui concerne le conflit basque, il n'y ait pas eu de controverses politiques importantes, au delà de sujets statutaires de deuxième ordre.
Malgré tout, on ne peut nier que la présentation de trois candidatures était une manifestation de l'existence d'au moins trois points de vue différents sur la crise de l'organisation et les voies de sa solution. Pour la liste de Frutos, le recul électoral d'lU était surtout le double produit de sa présence dans le pacte de Lizarra avec les partis nationalistes basques et du manque d'homogénéité et de centralisation de l'organisation. Pour celle d'Angeles Maestro, le problème fondamental a été celui du comportement conciliateur, réaffirmé au cours de ces dernières années, envers les syndicats et le PSOE - surtout, lors du pacte signé lors des dernières élections générales ; sa liste appelait ainsi de ses veux la reconstruction d'une IU se confrontant davantage avec ces forces, plus « communiste », plus centralisée et plus homogène, prenant des initiatives autonomes d'action. Pour l'équipe représentée par Llamazares, la crise était le fruit de l'affaiblissement du pluralisme et du fédéralisme interne d'Izquierda Unida et des mauvaises relations tant avec les « anciens » qu avec les « nouveaux » mouvements sociaux. Pour notre part enfin, nous avions insisté sur la combinaison des causes externes (nouveau cycle de gouvernement de droite et démobilisation sociale) et internes (les constants tournants par rapport au PSOE et au conflit basque, la mauvaise résolution des conflits internes avec le non-respect de l'autonomie des fédérations et le manque de pédagogie politique - radicale et unitaire en même temps — dans les relations avec les mouvements sociaux). Une nouvelle ligne de fracture de la majorité
La présentation de la candidature du Secrétaire Général du PCE, Francisco Frutos, face à Llamazares ajoutait à ce panorama une nouvelle ligne de fracture au sein de la majorité. Car il y avait, d'un côté, ceux et celles qui étaient prêts à imposer la discipline PCE au sein d'IU et, de l'autre, ceux et celles qui défendaient l'autonomie de celleci face à leur propre parti. Le fait que finalement Julio Anguita ait décidé de rendre public son soutien à la liste de Llamazares et son acceptation d'y figurer en tant que numéro 2, a aggravé ce conflit. Le choix d'Anguita a eu des effets contradictoires : si d'un côté cela a gagné certains soutiens à la liste de Llamazares, de l'autre des doutes ont apparus quant à sa volonté de rompre vraiment avec le passé récent.
La relative complexité des processus de différenciation explique donc que dans les trois candidatures il y ait eu une diversité de « sensibilités ». Ainsi, la liste de Llamazares embrassait aussi bien des secteurs qui avaient soutenu le récent pacte électoral avec le PSOE que d'autres, comme Espacio Alternativo, qui avaient critiqué ouvertement cet accord ; ce qui nous a rassemblés, malgré cette importante divergence, a été la volonté d'ouvrir une nouvelle étape dans laquelle le respect du pluralisme, du fédéralisme - notamment l'autonomie politique de la tédération basque pour développer sa propre politique - et de la souveraineté d'IU face à la direction du PCE, puissent être garanties. A cela il faut ajouter que lors de l'Assemblée, Llamazares a mis l'accent dans ses discours sur l'importance de renforcer les liens avec les mouvements alternatifs et a évité de faire une défense du pacte électoral avec le PSOE.
Parmi les soutiens de la candidature de
Julio
Anguita, précédent coordinateur d'u Frutos se trouvaient des secteurs significatifs de l'appareil du PCE de Madrid, de l'Andalousie et d'autres régions, fermes partisans de l'urgence de tourner à droite sur la question basque ainsi que de renforcer l'image de « parti de gouvernement », obsédés par une conception de l'homogénéité interne qui rendrait encore plus difficile la présence de courants comme la nôtre.
Quant à la liste d'Angeles Maestro, elle rassemblait à la fois des membres de la direction du PCE (qu'on pourrait qualifier de nostalgiques du "socialisme réel") et d'autres militants, plus radicaux et anti-staliniens, mais pour la plupart d'entre eux marqués par des traits sectaires, qui nous ont empêché d'entretenir des bonnes relations jusqu'à présent. Ils ont défendu un document politique alternatif au document officiel, mais sur le fond, sauf sur la question
Francisco
Frutos, secrétaire
Général du PCE syndicale, son contenu ne l'était pas. Bien que leur plate-forme ne contenait pas de critique explicite du pacte électoral avec le PSOE, c'est peut-être cette question qui leur a permis de capitaliser le mécontentement d'une partie des délégué/es face aux deux principaux candidats, qui n'ont pas fait une vraie autocritique à ce sujet. L'existence de plusieurs axes de différenciation explique aussi que des membres du secteur critique du syndicat Commissions Ouvrières se soient divisés, les uns soutenant la candidature de Llamazares (reconnaissant que la bataille centrale était pour la défaite de Frutos) et les autres celle de Maestro (avec un discours plus critique des directions syndicales). Dans le cas du petit PASOC (Parti d'Action Socialiste), ils se sont partagés entre la candidature de Llamazares (donnant ainsi plus d'importance à la confrontation avec la direction du PCE) et celle de Frutos (donnant la priorité à la position anti-Anguita). Quant à un autre petit parti, la Gauche Républicaine, il est resté hors-jeu, sauf dans le cas d'un membre dissident qui finalement a été présent sur la liste de Frutos.
Un résultat important de cette Assemblée a été donc celui de la fracture interne des trois partis fondateurs d'IU et, notamment, du parti majoritaire, le PCE, qui voit enfin sa pluralité s'exprimer et se mêler ouvertement avec autres composantes d'IU. Les positions d'Espacio Alternativo
Espacio Alternativo a abordé cette Assemblée dans des conditions difficiles. Il faut rappeler d'abord que, malgré le fait que lors de la V° Assemblée Fédérale de 1997 on était arrivé à présenter une liste propre (en alliance avec un courant minoritaire de Madrid) qui avait obtenu 9 % des voix, depuis cette date une partie des camarades ont quitté IU (c'est le cas d'Extremadura et de La Rioja mais aussi de membres indivi-
duels dans d'autres fédérations), même s'ils restent liés à notre réseau de collectifs. Ceci n'a pas empêché notre extension à d'autres régions (c'est le cas de Murcia, des Baléares et de Castilla y León) et notamment parmi la jeunesse, lors des mobilisations étudiantes du printemps dernier ; mais nous n'avons pas pu capitaliser tout cela au sein d'IU avec une présence plus significative à cette Assemblée.
On est arrivé ainsi à cette Assemblée Fédérale avec environs 4 % des délégué/es, posant le problème de combiner une apparition politique propre avec l'option pour une des candidatures. La première tâche a été faite avec un document politique qui, sous le titre « Pour une "gauche de gauche" alternative, fédéraliste et pluraliste », a été publié dans le Bulletin de Débat qui a été diffusé parmi toute l'organisation et a connu des appuis sous la forme d'amendements au texte officiel. Nous y avons expliqué qu'iU devait reprendre sa crédibilité politique en affirmant sa volonté de développer un projet de gauche alternative, nettement différencié des projets social-libéral, social-démocrate étatiste ou de ceux du type nationaliste. Sur la base de cette contribution, nous nous sommes abstenu/es face aux Thèses officielles, partagées par Llamazares et Frutos. Pendant les jours de réunion de l'Assemblée on a diffusé aussi un numéro spécial de notre publication Corriente alterna ainsi que le manifeste qui avait été approuvé par notre le Rencontre Confédérale de mai dernier.
Le sujet le plus difficile à résoudre était celui de la candidature. Une fois écartée la présentation d'une liste propre étant donné qu'il était très difficile de pouvoir compter sur les 10 % d'avals nécessaires, on a décidé de façon presque unanime de faire partie de la liste de Llamazares. Les raisons pour cela ont été que, malgré les différences politiques avec lui et d'autres membres de cette liste, seule cette candidature offrait certaines garanties d'ouverture à l'extérieur d'IU en voulant améliorer ses relations avec les mouvements sociaux, respectant en même temps • la pluralité interne, le caractère fédéral et la politique de l'organisation basque. Notre décision finale a été prise lors d'une Coordination Confédérale une semaine avant l'Assemblée, même si depuis notre lle Rencontre du mois de mai on avait noué des relations avec Llamazares et son équipe (c'est justement à cette Rencontre que celuici avait participé à une table ronde sur « La Gauche Alternative en Europe » avec un représentant du Bloco de Esquerda de Portugal, un autre de la LCR de France et une camarade d'Espace Alternatif)
Finalement, parmi les 32 postes obtenus par la liste gagnante de cette Assemblée (face aux 30 de Frutos et 13 de Maestro), nous en avons obtenu deux : un pour Concha Denche (jusqu'à présent Secrétaire Fédérale de l'Environnement) et l'autre pour Oscar Matute (membre de la direction d'Esker Batua, la fédération basque). Il y a encore d'autres membres de notre courant qui peuvent être élu/es parmi les 75 membres qui correspondent aux Fédérations pour la composition définitive du nouveau Conseil Politique Fédéral. Un/e de nos camarades sera aussi probablement membre de la nouvelle Commission Permanente. Quel avenir ?
Quelques jours avant l'Assemblée Fédérale, un des meilleurs connaisseurs espagnols de Gramsci, Rafael Díaz Salazar, publiait un article dans le journal El Pais sous le titre « Les avenirs d'IU » (3). A son avis, le dilemme principal de cette formation se trouve entre un écosocialisme élternatif et une « refondation communiste » : la première option devrait être associée à une articulation « néocommuniste » de la question sociale et de la question écologique autour d'un projet anticapitaliste rénové ; la seconde est identifiée par lui à un repli identitaire et une réticence à faire une critique du passé qui empêchent de renouer des liens avec les nouvelles générations. L'auteur faisait son pari ouvertement pour la première alternative et demandait de reconnaître l'apport que sur ce terrain font des collectifs comme celui qui se reconnaît dans la revue de la gauche alternative Viento Sur (4). Même si les choix sont plus complexes que ce qu'il semble dans l'article, il serait facile de notre part de se mettre d'accord avec lul sur la nécessité de pousser dans la direction qu'il suggère.
Car, en réalité, lors de l'Assemblée d'lU on s'est trouvé face à un triple choix : il y a maintenant une IU « post-communiste » (celle représentée par Llamazares) face à deux variantes de « retondation communiste », une (celle de Frutos) qui ressemble à celle de Cossutta en Italie, et une autre (celle de Maestro) qui se meut entre le modèle portugais de Cunhal et un autre de type « castriste ». On peut donc affirmer que la liste gagnante se définit plus par ce qu'elle ne veut pas répéter (le retour au passé sous une forme ou sous une autre) que par un projet clair et anticapitaliste, car l'influence écosocialiste radicale au sein de ce bloc est encore très faible.
La nouvelle direction va se trouver devant plusieurs défis.
Le premier et le plus immédiat est celul de finir avec la "guerre interne". La défaite, pour la première fois dans l'histoire d'IU, d'un Secrétaire Général du PCE face à un autre membre de sa propre direction annonce un nouveau type de relations et ouvre un scénario de conflits au sein de ce parti, qui par ailleurs doit commencer à préparer son Congrès, fixé pour décembre de l'année prochaine. Le nouveau Coordinateur essaiera probablement de neutraliser ces tensions au sein d'IU avec une politique d'intégration du secteur Frutos dans la direction fédérale, ce Gaspar Llamazares, nouveau cordinateur général d'Izquierda Unida qui peut avoir des effets contradictores : d'un côté, cela peut aider à "pacifier" IU mais, de l'autre, le prix peut être de lui donner trop de pouvoirs et de voir bloqué le processus de "rénovation". Ce n'est pas par hasard qu'une des responsabilités demandée par le secteur Frutos soit celle de la politique internationale, où on a vu ces derniers temps le retour des discours les plus "campistes" et on continue à privilégier les relations avec les parti communistes de toutes les régions du monde (y compris les PC chinois et russe, présents à cette dernière Assemblée). En tout cas, il est clair que le débat au sein du PCE va être plus tendu et contient une menace de rupture difficile à éviter à moyen terme.
Il faut tenir compte aussi de la division 3. Cet article est paru le 26 octobre 2000, la veille même du commencement de l'Assemblée Fédérale d'IU 4. L'auteur faisait une mention très positive aux « importants intellectuels collectifs de revues comme Mientras tanto, Viento Sur ou El Viejo Topo » ; il faut dire que Viento Sur est la revue des collectifs liés à la Gauche Alternative — qui travaille au sein d'Espacio Alternativo — et à l'organisation basque Zutik; des membres d'Espacio Alternativo font partie du Conseil de Rédaction de Mientras tanto et d'autres collaborent avec El Viejo Topo, qui n'a pas vraiment un collectif propre.
Signature du « pacte anti-ETA » par le président du gouvernement Jose Maria Aznar
(Parti populaire) et les deux secrétaires généraux du PSOE (Jose Luis Rodriguez
Zapatero) et du PP (Javier Arenas) . Le PSOE, résolument engagé dans l'union sacrée pour un règlement repressif de la question nationale basque lorsque Felipe Gonzalez dirigeait le gouvernement, poursuit cet engagement sous la direction moderniste de
Zapatero.
profonde qui existe dans les deux fédérations les plus nombreuses, celle d'Andalousie et celle de Madrid, et du danger de fractionnement au sein de la fédération basque (où le PCE, minoritaire, continue à pousser vers une ligne de plus en plus modérée). Face à ces conflits la nouvelle direction va essayer de renforcer le caractère fédéral d'IU et de demander en même temps le respect des critères de pluralité et de cohésion dans le discours publique ; mais son autorité politique et sa capacité de résister aux pressions combinées d'Andalousie, de Madrid et de la direction du PCE restent encore à prouver. A tout cela il faut ajouter un obstacle pas du tout secondaire : celui qui provient d'une grave crise financière, produit non seulement du recul électoral mais aussi de la mauvaise gestion menée pendant la période récente ; développer des initiatives et campagnes politiques avec des recours très minces et une réduction substantielle de l'appareil, ce sera une tâche pas du tout facile pour une formation qui a
« oublié » l'éducation nécessaire sur la recherche d'une base solide d'autofinancement comme garantie de survie politique ; il y a ainsi le risque que, par manque de moyens pour financer des permanents, ce soient les représentants institutionnels aux parlements espagnol et européen qui concentrent aussi les responsabilités politiques dans la direction fédérale.
Le deuxième problème est celui de montrer avec des gestes et des initiatives à court terme la volonté réelle de commencer une nouvelle phase dans les rapports avec les mouvements sociaux et avec les gauches nationales et nationalistes, malgré les difficultés. Tout cela est prioritaire, car le dialogue avec le PSOE, dont la nouvelle direction continue à évoluer autour de la « troisième voie », devrait jouer un rôle secondai-
Are. Sans renoncer pour autant à faire un bilan des pactes municipaux avec ce parti et à essayer de les réviser en cherchant à mettre sur pied des objectifs qui poussent vers la gauche et aident à préparer une contre-offensive face au gouvernement central du PP. Le troisième, et sans doute le plus important problème, est de sélectionner les axes et thèmes de réponse à la situation politique et sociale afin de rassembler toutes les forces d'lU autour d'objectifs d'intervention qui aident à dépasser la confrontation interne. Dans ce cadre, il y a quelques propositions que nous devrons développer : une reformulation de la campagne pour les 35 heures, une pression unitaire sur les syndicats contre la « flexibilisation du marché du travail » et pour les droits sociaux dans l'UE; une ferme défense d'une solution de dialogue au conflit basque basée sur la reconnaissance du droit à l'autodétermination ; une opposition radicale aux réformes pénales que le gouvernement du PP veut faire approuver au parlement sous prétexte de « lutte anti-terroriste », et une réaffirmation d'un projet fédéraliste plurinational face au néo-espagnolisme du PP, d'une partie du PSOE et... d'IU ; enfin, un clair et pratique soutien aux mouvements contre la "globalisation" capitaliste et aux initiatives qui commencent aussi à se développer en coordination avec celles qui existent à l'échelle de l'UE. Autour de ceux-ci et d'autres activités qui surgissent des différents mouvements sociaux, on pourra peut-être tisser des nouveaux liens avec une gauche sociale et culturelle qui, ici aussi, paraît reprendre une nouvelle haleine en sortant de la perplexité et de la résignation dominante. Car c'est seulement avec la préparation d'une remontée de l'opposition sociale qu'on pourra mieux faire face aux futures confrontations électorales. En tout cas, ce sera sur ce terrain qu' Espacio Alternativo va essayer de travailler et de se renforcer, en se constituant en même temps comme organisation politique qui travaille dans et hors d'IU, selon les accords pris lors de notre Rencontre du mois de mai. Le test de la question basque
Il faut rappeler que sur le conflit basque il y a eu un amendement des fédérations basque et navarraise au document officiel discuté lors de cette Assemblée qui réaffirmait, entre autres choses, le droit des deux communautés à décider sur « leurs relations avec le reste de l'État espagnol, y comprise la possibilité de l'indépendance », c'est-àdire le droit à l'autodétermination. Ce texte a été accepté au sein de la commission des délégué/es où il a été débattu et, finalement, a été incorporé au document officiel ; mais, peu de jours après, les premières voix critiques parmi des dirigeants proches de Frutos... et de Llamazares se sont faite entendre. Il est donc probable que cette matière devienne le premier test de la disposition de la nouvelle direction à respecter la politique de Esker Batua qui, malgré les injustifiables attentats mortels d'ETA, continue à défendre le droit de l'ensemble des citoyen/nes basques à décider de leur avenir.
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RUELLE 00 LA
TOUR D'ENFER
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PSOE avec Aznar.