de la crise d'Izquierda Unida et sur sa solution politique a eu lieu
Diosdado Toledano et Pedro Montes* Lache Assemble federale atla est ure échec pour ceux qui voulaient la réduire à régler la succession de Julio Anguita. Le débat essentiel sur les causes de la crise et sa solution politique a réellement eu lieu, aussi bien dans le travail des commissions qu'en assemblée plénière. En grande partie, c'est à mettre à l'actif du « Document alternatif : pour la relance d'IU à gauche », une contribution au processus nécessaire de clarification tactique et stratégique
Plus de 800 délégué(e)s ont participé à ce congrès, souvent désignés dans des conditions très discutables, sous la pression, ou même, dans le cas de Madrid, en l'absence de la plus élémentaire transparence démocratique. Les délégués partisans du « document alternatif » ont notamment défendu devant l'assemblée une critique radicale du pacte électoral avec le PSOE, la nécessité d'un tournant à gauche et l'urgence à inscrire dans les faits le droit d'autodétermination pour offrir une issue au conflit national en particulier en Euskadi.
Les deux principaux candidats en lice pour succéder à Anguita au poste de coordinateur général, Francisco Frutos et Gaspar Llamazares, au-delà de différences de style, d'opportunisme du discours et d'alliances, se sont retrouvés dans la consolidation du tournant à droite au cœur du document « Pour une gauche du XXl siècle ». En votant ce document, quelles que soient les sensibilités et les divergences affichées, on ne pouvait pas s'opposer clairement à ce tournant. En faveur d'un tournant à gauche
Sur les 551 délégués présents, 152 ont voté pour le « document alternatif », soit 27,6 %. Ce document était notamment défendu par Ángeles Maestro et Susana
Le débat sur les causes
López, l'aile la plus à gauche du PCE, et par Jesús Albarracín, Pedro Montes, Diosdado Toledano, Domingo et J.-M. Méndez, militants de la IVe Internationale. Les éléments essentiels du document peuvent se résumer ainsi: — un « appel en 13 points » qui définit l'axe d'un tournant à gauche en termes d'action politique et sociale et réclame un fonctionnement plus démocratique d'IU ; — la formulation d'objectifs qui s'opposent radicalement à la politique économique et sociale néolibérale en vigueur dans l'Union européenne et défendue ici par le PP au pouvoir, mais aussi pour l'essentiel par le PSOE : contre la déréglementation salariale (au cœur des négociations actuelles entre patronat et syndicats), contre le démantèlement des services sociaux publics, pour la défense d'un secteur public de l'économie (face aux menaces de privatisation du transport ferroviaire avalisées par la droite et le PSOE, avec la complicité des directions syndicales de l'UGT et des Commissions Ouvrières), pour une politique municipale cohérente avec ces priorités et qui donne toute sa place à la participation citoyenne (avec une critique sans concession des pratiques contraires au programme d'IU) ; — la défense des positions de la précédente assemblée fédérale d'IU en matière de politique d'alliances, pour l'unité d'action de la gauche au service de la lutte et de la mobilisation sociale face à l'offensive néolibérale, pour un programme de transformation ; une unité qui ne se réduit pas à des accords au sommet, mais qui se construit de façon ouverte et participative ; des rapports avec les syndicats qui respectent l'autonomie de chacun et laissent donc place à toute liberté de critique des pactes antisociaux ou des pratiques démobilisaLa photographie de Angeles Maestro trices illsutre la page web du « dosument — la dénonalternatif » sur le site d'Izquierda
Unida ciation du fonctionnement interne d'IU, souvent très peu démocratique comme NINES MAESTRO à l'occasion de l'accord SU CANDIDATURA électoral avec le PSOE, FUBUNEXITO où la base ENLA VI ASAMBLEA mais aussi le
Conseil politique fédéral d'IU ont été court-circuités, la critique des pratiques bureaucratiques dans plusieurs fédérations, notamment à Madrid, etc. Ce document a été enrichi pendant le congrès en intégrant les contributions de la délégation andalouse de la CUT sur la globalisation et plus largement sur la question nationale et la défense dans les faits du droit d'autodétermination. Les points significatifs A peine ouverte la Vi assemblée, les partisans de Gaspar Llamazares ont proposé une modification du mode de désignation du futur coordinateur général, non plus par le Conseil fédéral mais par l'ensemble des * Diosdado Toledano et Pedro Montes, élus au Conseil politique fédéral d'IU sur les positions de la plate-forme "pour la relance d'IU à gauche", sont également membres de la IV° Internationale.
Hecesarie
délégués avec des arguments clåirement présidentialistes qui prétendaient « donner une plus grande légitimité au futur coordinateur.. » Cette proposition a été battue, ne recevant que 295 voix contre 379 et 13 abstentions. Une cuisante déconfiture pour le camp de Llamazares qui s'était vanté auprès de la presse de pouvoir rassembler 55 % des délégués.
Dès lors les pressions sur les délégués se sont multipliées, un petit nombre d'entre enecesari@
Résolument moderne, Izquierda Unida propose des cartes postales sur son site web, que les militants et sympathisants peuvent télécharger pour faire connaître l'organisation... eux pouvant inverser le rapport des forces. La commission des mandats n'a finalement questionné la légitimité que de... 3 ou 4 délégués. Les partisans du « document alternatif » qui présentaient la candidature d'Angeles Maestro ont été accusés de diverses intentions inavouables. Le scrutin lui-même ne s'est pas déroulé meilleures conditions : les bulletins des différents candidats, par exemple, n'étaient pas du même tormat.
enecesaria teur general
Et maintenant ?
tion qui la traverse.
conflits internes dans les batives.
et participatif...
Les résultats sont les suivants : sur les 75 membres du Conseil politique
Tédéral, 32 soutiennent la candidature de Llamazares, 30 celle de Frutos et 13 celle de Maestro. Les minoritaires avaient donc la possibilité réelle, en tout ou en partie, d'arbitrer entre les deux candidats en tête. La réunion du
Conseil politique fédéral a mis fin aux spéculations. Les partisans du « tournant à gauche » ont fait preuve de leur sérieux et de leur cohésion. Ángeles
Maestro a bien recueilli ses 13 voix et c'est donc en faisant le plein de ses propres voix que Gaspar Llamazares a été élu coordina-
BS.H
Des questions subsistent quant à l'avenir d'IU et l'issue de la crise politique et de direc-
L'orientation politique approuvée par la majorité va renforcer cette crise. La dérive de la nouvelle direction du PSOE vers des positions centristes libérales, les déclarations de son nouveau secrétaire général Zapatero qui qualifie de « politique de gauche » la baisse des impôts, qui présente le PSOE comme libéral et
« libertaire », qui défend l'extension des privatisations, qui s'aligne sur le PP en Euskadi, tout cela pèse sur la politique d'alliances d'IU. Le rapprochement programmatique ne se conçoit que si IU prend de nouvelles libertés avec son propre programme (comme elle l'a déjà fait sur la question basque), mais avec le risque de renforcer son opposition de gauche et d'aggraver les
La volonté de rétablir des « relations » avec les centrales syndicales, au moment où les directions de l'UGT et des Commissions
Affiche de camouvrières accentuent leur politique de pactes de pagne et de démobilisation et abandonnent pour une loi de chaque jour davantage le langage de la lutte
35 heures (en haut) ; le PCE le de classes (le nouveau secrétaire général
1° Mai à Madrid
Fidalgo vient de faire l'éloge de la modéra-
(à droite) et une tion salariale), ne va faciliter ni la remobilisapartie du cortège espagnol tion sociale, ni la recomposition syndi-
Nice contre cale sur des bases de gauche plus comsommet de l'UE
(en bas).
Tout cela est générateur de tensions au sein d'IU et ne laisse pas espé-
.COO rer un fonctionnement plus démocratique, ni un nouveau style plus ouvert
La diversité des partisans des deux candidatures majoritaires et l'accord conclu pour gouverner IU sont lourds d'instabilité. Des deux côtés se retrouiniciciva lesisktiva
35 botas para
trabajar todas
vent des dirigeants de premier plan du PCE qui voudront trancher lors du prochain congrès du parti le conflit qui les oppose. Dans le camp de Llamazares on trouve aussi bien la droite, les barons alliés du PSOE dans le gouvernement des lles Baléares, les partisans d'Espace alternatif et Anguita lui-même (ce qui en incommode beaucoup), autant dire que les risques de fissure sont légion.
Cela souligne l'importance que peuvent prendre le « document alternatif » et les élus de la plate-forme « pour la relance d'lU à gauche ». Cette position regroupe divers secteurs de la gauche du PCE, la CUT d'Andalousie, influente dans les secteurs les plus combatifs des journaliers andalous, les militants de la IV° Internationale regroupés dans Quadernos Internacionales, d'autres groupes trotskistes comme le PRT, des personnalités indépendantes de gauche... tous décidés à mener la bataille pour le tournant à gauche d'IU et prendre à leur niveau les initiatives d'action qui servent cet objectif.
18 novembre 2000 le