POST SCRIPTUM : Dans son livre "Les trotskystes", Christophe Nick a l'amabilité de faire référence à ma personne en rappelant une altercation entre Gérard Verbizier et moi-même à la veille d'un congrès international à propos de la guérilla en Bolivie. Selon ce que lui a rapporté Marc Couty, actuellement journaliste au Monde, Verbizier m'aurait dit : « Tu ne veux quand même pas
In° 468/469 que les lycéens du XVII arrondissement votent pour ou contre envoyer des copains boliviens à la mort ? » J'aurais répondu que je comprenais l'argument, mais qu'il « faut doper cette génération. Il lui faut du combustible ! Les copains doivent comprendre que la révolution c'est la mort ! De toute façon, on ne prendra sans doute pas le pouvoir là-bas. Mais leur action alimentera la chaudière ici ! ». Commentaire : « Les lycéens ont voté. Les Boliviens sont morts. Mais on avait bluffé les jeunes.. ». Est-il est besoin de dire que l'épisode est inventé de toute pièce ? Comment est-il possible d'attribuer à une personne des propos d'un cynisme absolument révoltant, sans faire la moindre vérification et sans consulter l'intéressé dont pourtant le nom figure, entre autres, dans l'annuaire téléphonique de Paris ?